Tickets restaurant : l'usage en supermarché maintenu en 2027, et bientôt possible le dimanche

À retenir

Le plafond de paiement des tickets resto reste fixé à 25 € par jour. L’achat de tous les produits alimentaires en supermarché devrait rester autorisé jusqu’à fin 2027, puis être pérennisé en 2028, avec une utilisation désormais possible le dimanche et les jours fériés.

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Tickets restaurant : l'usage en supermarché maintenu en 2027, et bientôt possible le dimanche

Salarié du bâtiment, si vous bénéficiez de titres-restaurant pour payer vos repas les jours travaillés, les règles bougent, et plutôt dans le bon sens. Le plafond d’utilisation reste fixé à 25 € par jour et l'usage des tickets resto en supermarché pour payer n'importe quel produit alimentaire, qu'il soit directement consommable ou à cuisiner, devrait être maintenu a minima jusqu'à fin 2027. La réforme prévoit ensuite de pérenniser cet usage à partir de 2028 et d’autoriser les paiements le dimanche et les jours fériés. De quoi élargir nettement leur utilisation au quotidien, sous réserve de l’adoption définitive du texte par le Sénat.

Les tickets restaurant sont-ils obligatoires ?

Non, l'employeur n'est pas tenu de proposer des titres-restaurant à ses salariés. Celui-ci peut choisir d'autres moyens pour prendre en charge les frais de repas de ses collaborateurs, comme une prime de déjeuner ou un restaurant d'entreprise.

En 2026, le titre-restaurant est un avantage dont bénéficient près de 5,5 millions de salariés, dans la limite d’un plafond d’utilisation fixé à 25 € par jour.

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À noter :
En revanche, si les salariés désirent manger sur leur lieu de travail, l'employeur doit prévoir un espace adapté pour prendre leur pause déjeuner. Pour les entreprises de 25 salariés ou plus, il est obligatoire de fournir un local de restauration aménagé et équipé pour conserver et maintenir au frais les aliments et boissons et réchauffer les plats.

Titres-restaurant : quelles sont les nouvelles conditions d'utilisation en 2026 ?

Salariés du bâtiment, votre employeur ne vous verse pas de prime de panier, mais vous attribue des titres-restaurant pour payer vos repas, notamment lorsque vous travaillez sur chantier ? Voici les règles à connaître pour bien utiliser vos tickets resto en 2026 :

Le plafond journalier de paiement reste fixé à 25 €

Depuis le 1ᵉʳ octobre 2022, les conditions d'utilisation des titres-restaurant ont évolué. Le plafond de paiement est passé de 19 à 25 € par jour ouvré et s'applique aussi bien dans les restaurants que dans les supermarchés et commerces alimentaires (épiceries, boulangeries, boucheries...). De quoi profiter davantage de vos titres-restaurant, en famille, entre amis et entre collègues.

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L'usage élargi pour l'achat de tout produit alimentaire maintenu jusqu'à fin 2026

Depuis 2022, les tickets restaurant peuvent être utilisés pour régler n'importe quel aliment, et plus seulement les produits immédiatement consommables (sandwichs, salades...). Avec cet assouplissement temporaire, le riz, les pâtes, les œufs, le beurre, l'huile ou encore la viande ou les légumes surgelés sont éligibles lorsque vous faites vos courses.

Finalement, cette mesure restera en vigueur non plus jusqu'à fin 2024, mais bien jusqu'au 31 décembre 2026, dans la limite du plafond quotidien fixé nationalement, fixé à 25 €. La dérogation visant à prolonger de 2 ans la possibilité d’utiliser les titres-restaurant pour l’achat de tous types de produits alimentaires a été confirmée par la loi n° 2025-56, publiée au Journal officiel le 22 janvier 2025.


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🔄 Réforme des titres-restaurant : quels changements en 2027 et 2028 ?

Le Gouvernement travaille sur une réforme en profondeur du système des titres-restaurant, avec pour objectif de "simplifier, sécuriser et moderniser" leur usage.

Le texte adopté en première lecture par l’Assemblée nationale le 12 octobre 2026 prévoit de prolonger en 2027 plusieurs règles actuelles, avant de modifier plus largement l’utilisation des titres-restaurant à partir de 2028. La proposition de loi doit toutefois encore être examinée par le Sénat : les mesures prévues pour 2028 ne sont donc pas encore définitives.

Les courses alimentaires restent payables avec les titres-restaurant en 2027

La dérogation permettant d’utiliser les titres-restaurant pour acheter l’ensemble des produits alimentaires, y compris ceux qui servent à préparer un repas comme les pâtes, le riz ou la farine, devait prendre fin le 31 décembre 2026. Le texte adopté prévoit de la prolonger jusqu’au 31 décembre 2027, afin d’éviter toute interruption avant l’entrée en vigueur de la réforme.

À partir de 2028, l'utilisation en supermarché deviendra pérenne

À compter du 1er janvier 2028, la possibilité d’acheter des produits alimentaires destinés à préparer un repas ne serait plus une dérogation temporaire mais intégrée durablement au Code du travail. Certaines catégories de produits resteront néanmoins exclues, comme l'alcool, les confiseries, ainsi que les aliments pour bébés et la nourriture pour animaux. Les salariés devraient donc pouvoir continuer à utiliser leurs titres-restaurant en supermarché au-delà de 2027.

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Le chiffre :
Selon une enquête réalisée pour le compte de la Commission nationale des titres-restaurant, 96 % des salariés souhaitent continuer à utiliser leurs titres pour régler leurs courses alimentaires dans les grandes et moyennes surfaces.

Pas de plafond réduit pour les achats en supermarché

Plusieurs députés avaient proposé d’instaurer un plafond différent selon que les titres sont utilisés au restaurant ou en supermarché, par exemple en maintenant 25 € pour la restauration et en établissant une limite plus basse pour les courses (10 € au maximum). Ces propositions n’ont pas été retenues lors du vote à l’Assemblée nationale. De ce fait, le plafond journalier de 25 € reste en place à ce stade, quel que soit le lieu d’utilisation.

Une utilisation possible des tickets restaurant le dimanche et les jours fériés

Autre changement important : les titres-restaurant devraient devenir utilisables tous les jours de la semaine, y compris le dimanche et les jours fériés. Et ce, pour s'adapter aux modes de vie et aux habitudes de consommation qui ont changé, alors que 6 Français sur 10 préparent leurs repas à domicile avant de les emporter au travail.

Aujourd’hui, leur utilisation ces jours-là reste limitée à certaines situations, notamment lorsque le salarié travaille. Cette nouvelle règle entrerait en vigueur en 2028 si le texte est définitivement adopté.

Fin des tickets resto au format papier en 2028

La réforme prévoit aussi une dématérialisation complète à partir du 1er janvier 2028. Les carnets de tickets papier vont donc laisser place aux cartes titre-restaurant et aux solutions numériques.

Alors que 20 % des titres-restaurant sont toujours au format papier, la complexité administrative et les commissions trop élevées appliquées aux tickets restaurant papier sont régulièrement pointées du doigt par les restaurateurs.

Par ailleurs, les députés ont prévu que les titres dématérialisés puissent continués à être utilisés pour les achats alimentaires éligibles en ligne, en drive, en retrait magasin ou en livraison.

La durée de validité étendue à 3 ans

Actuellement, un titre-restaurant est utilisable pendant l’année civile de son émission, puis jusqu’à la fin du mois de février de l’année suivante. La proposition de loi prévoit de porter ce délai à 3 ans, de façon à laisser plus de temps aux salariés pour utiliser leur solde.

Les titres-restaurant maintenus pendant certains congés familiaux

Aujourd’hui, sauf accord ou dispositif plus favorable dans l’entreprise, l’attribution des titres-restaurant est suspendue pendant les congés de maternité, de paternité et d’accueil de l’enfant ou d’adoption. L’Assemblée nationale a adopté un amendement prévoyant de maintenir les titres-restaurant pendant ces périodes, ainsi que durant le congé supplémentaire de naissance. Cette mesure entrerait, elle aussi, en vigueur au 1er janvier 2028 si elle est conservée dans le texte définitif.

Mise en place des tickets restaurant : comment ça marche ?

Pour mettre en place des titres-restaurant, l’employeur doit choisir un émetteur, la valeur du titre, le montant de sa participation et le support utilisé.

Il peut actuellement opter pour un carnet de tickets papier, une carte bancaire prépayée rechargeable ou une solution dématérialisée utilisable via une application mobile. Il détermine ensuite chaque mois le nombre de titres à attribuer selon les jours travaillés comprenant un repas dans l’horaire du salarié, puis commande les carnets ou crédite les cartes et comptes associés.

La part restant à la charge du salarié est généralement retenue sur sa paie. Un salarié ne peut recevoir qu’un titre par repas compris dans sa journée de travail.

Quel est le montant maximal d'un ticket restaurant ?

Il n’existe pas de montant maximal légal pour la valeur d’un titre-restaurant : l’employeur la fixe librement.

En revanche, pour bénéficier de l’exonération maximale de cotisations sociales en 2026, la valeur faciale du ticket restaurant a aussi augmenté et est désormais comprise entre 12,20 et 14,64 € (contre 12,10 et 14,52 € en 2025, NDLR), selon que l’entreprise finance 60 % ou 50 % de son montant.

👉 Il ne faut pas confondre cette valeur avec le plafond d’utilisation de 25 € par jour applicable au salarié.

Quelle est la prise en charge de l'employeur pour les tickets restaurant ?

La contribution de l'employeur au financement des titres-restaurant distribués aux salariés doit être comprise entre 50 et 60 % de la valeur nominale du titre pour bénéficier, dans une certaine limite, d'une exonération de cotisations sociales et d'impôt sur le revenu. Concrètement, 40 à 50 % du prix du ticket-restaurant reste à la charge du salarié.

Depuis le 1er janvier 2026, la participation de l'entreprise aux titres-restaurant de ses collaborateurs est donc exonérée de cotisations sociales, dans la limite de 7,32 € par titre. Alors qu'elle était fixée jusqu'alors à 7,26 € en 2025, cette mesure a vocation à inciter les employeurs à augmenter le montant des tickets restaurant de leurs salariés.

Concrètement, "si l'employeur prend en charge 50 % du titre, celui-ci ne doit pas dépasser une valeur unitaire maximale de 14,64 € pour rentrer dans le seuil de l'exonération", précise Bercy. Par exemple, pour un titre de 10 €, l’entreprise verse entre 5 et 6 €, et le salarié paie entre 4 et 5 €.


Mettre en place des titres-restaurant paraît simple, mais une erreur sur les bénéficiaires, la participation de l’entreprise ou les jours ouvrant droit aux titres peut vite compliquer la gestion de la paie. Dans le cadre de votre abonnement Habitatpresto Pro, appuyez-vous sur des ressources et un accompagnement adaptés pour vérifier vos pratiques avant de les appliquer à vos équipes !

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🔍 Le vrai du faux

Est-il possible de refuser les tickets restaurant de son employeur ?

✅ Vrai...
Un salarié peut refuser les titres-restaurant proposés par son employeur, y compris après leur mise en place dans l’entreprise. Il est conseillé de formaliser ce refus par écrit afin d’éviter toute ambiguïté. En revanche, si un accord collectif prévoit leur attribution obligatoire, le salarié doit respecter les règles fixées par cet accord. S’il refuse les titres-restaurant, il ne peut pas réclamer automatiquement une compensation équivalente à la participation patronale.

Employeur : quels sont les inconvénients des tickets restaurant ?

Les titres-restaurant constituent un avantage apprécié par la majorité des salariés, mais leur mise en place représente aussi un coût et une gestion supplémentaire pour l'entreprise. Dans le bâtiment, il faut aussi les articuler correctement avec les indemnités de repas déjà applicables à certains salariés.

Un coût mensuel supplémentaire pour l'entreprise

L'employeur finance obligatoirement 50 à 60 % de la valeur de chaque titre. Avec plusieurs salariés et une attribution régulière, le budget peut donc devenir conséquent. La part patronale bénéficie d'une exonération de cotisations dans la limite d'un montant par titre qui évolue chaque année. Au-delà de ce montant, l'excédent est réintégré dans l'assiette des cotisations sociales.

Une gestion administrative à prévoir chaque mois

L'entreprise doit déterminer quels jours ouvrent droit à un titre, tenir compte des absences, congés et horaires comprenant ou non une pause repas, puis commander ou créditer le bon nombre de titres. Un salarié ne peut recevoir qu'un titre par repas compris dans son horaire de travail. Cette gestion devient plus importante lorsque les équipes ont des plannings ou des chantiers différents.

Des règles d'attribution et d'exonération à respecter

Valeur du titre, participation patronale, salariés bénéficiaires : le dispositif doit être paramétré correctement pour conserver les exonérations sociales et respecter les règles d'attribution. Une participation patronale trop élevée peut notamment entraîner des cotisations supplémentaires sur la fraction dépassant le plafond d'exonération.

Dans le bâtiment, il faut vérifier l'articulation avec les indemnités de repas

Pour les ouvriers travaillant sur chantier, les conventions collectives peuvent déjà prévoir une indemnité de repas ou de petit déplacement. L'introduction des titres-restaurant ne doit donc pas être décidée sans vérifier les règles conventionnelles applicables.

👷 Le Conseil du Pro : appliquez la même règle à tous vos salariés !

Si vous mettez en place des titres-restaurant dans votre entreprise, veillez à respecter l’égalité de traitement entre vos salariés. Vous pouvez réserver cet avantage à une partie du personnel, mais les salariés qui n’en bénéficient pas doivent alors bénéficier d'une compensation d'un montant équivalent à la part financée par l’employeur dans les tickets-resto. Avant de différencier les règles entre les équipes mobilisées sur les chantiers, les commerciaux ou le personnel administratif, vérifiez que personne n’est désavantagé.


❓ Foire aux questions (FAQ)

Quel est le coût d'un ticket restaurant pour un employeur ?

Le coût d'un ticket resto dépend de la valeur du titre choisie : l’employeur finance entre 50 et 60 %, le reste étant payé par le salarié. En 2026, sa participation est exonérée de cotisations sociales dans la limite de 7,32 € par titre. Par exemple, pour un titre de 12 €, l’entreprise paie entre 6 et 7,20 €.

Les tickets resto sont-ils vraiment avantageux pour un salarié ?

Oui, car l’employeur finance au minimum la moitié de leur valeur. Pour un titre de 12 €, le salarié ne paie ainsi que 4,80 à 6 € mais dispose de 12 € pour régler ses repas ou ses achats alimentaires éligibles. C’est donc un avantage qui augmente directement son pouvoir d'achat et son budget consacré à l’alimentation.

Est-ce que les tickets restaurant sont déduits du salaire ?

Oui, mais seule la part à la charge du salarié est retenue, soit 40 à 50 % de la valeur des titres reçus. Cette somme n’est pas retirée du salaire brut comme une cotisation : elle est généralement prélevée sur le net à payer. La part financée par l’employeur reste à sa charge.

Comment apparaissent les tickets restaurant sur la fiche de paie ?

La fiche de paie fait généralement apparaître une ligne “titres-restaurant” correspondant à la participation du salarié, qui vient diminuer le net à payer. Le montant dépend du nombre de titres attribués dans le mois et de la part laissée à la charge du salarié. Lorsque la participation patronale respecte les conditions d’exonération, elle n’a pas nécessairement à apparaître sur le bulletin de salaire.

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