Transmission d'entreprise : bien la préparer pour une passation en douceur

Publié le 15/10/2017
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Si vous lisez ces lignes, vous êtes sans doute pour la plupart proche de la sortie, vous savez la retraite ! La fameuse période qui vous attend sera ponctuée de loisirs, de repos, pourquoi pas de voyages. Sans aucun doute mais avant cela, chers artisans, il faut vous préparer. Céder son entreprise ne se fait pas à la légère. Vous devez impérativement anticiper le moment tant attendu de la cession de votre entreprise et ce, au moins 5 ans à l’avance ! Entendons nous bien, c’est totalement irréaliste de faire tout en 6 mois.

Dans le meilleur des cas, la cession d’entreprise se fait parce que la retraite approche. Mais ce n’est pas la seule et unique raison. Vous pouvez céder votre entreprise de plein gré pour changement d’activité professionnelle, de région ou tout simplement pour des raisons personnelles.

Portrait robot du repreneur :

Dans la plupart des cas, votre repreneur peut-être :

  • un membre de votre famille (généralement le fils, pourquoi pas le frère)
  • un salarié de votre structure
  • un associé
  • un professionnel du secteur

Le repreneur en question scrutera à la loupe la situation de votre entreprise au moment T de la session, même un peu en amont car la passation ne se fait pas en 2 jours. Il aura donc des questions, des attentes, potentiellement des exigences. Veillez donc à lui apporter tous les éléments de réponses, même si certains points peuvent être moins glorieux que d’autres.

En retour, vous avez aussi vos attentes ! Ça tombe bien, votre entreprise c’était toute votre vie, vous avez sans doute l’ambition de laisser votre bébé entre de bonnes mains, pour pérenniser voire renforcer votre activité passée.



Faire le point sur son entreprise avant la cession :

Nous parlions justement précédemment des éléments qui vont être épluchés par votre futur repreneur. La liste est assez longue mais non exhaustive. Pour une reprise la plus rapide possible, sans bavure, en toute transparence, il conviendra que vous donniez des réponses claires et précises sur les éléments suivant à votre repreneur :

  • Le bilan de votre activité
  • l’état de la fameuse conjoncture actuelle, sur votre secteur géographique, dans la ville ou vous exercez principalement votre activité
  • l’état de vos outils, de vos machines (sont-elles en bon état ? Sont-elles aux normes ? Des révisions lourdes sont-elles à prévoir ? )
  • L’état de vos ressources humaines (combien d’employés, leurs situations respectives, l’état de leur contrat…)
  • Un point récapitulatif des chantiers en cours, ceux qui ne pourront s’achever que par la main du futur repreneur s’ils sont longs ou prévus sur le planning plus tard dans l’année en cours)
  • des documents comptables relatant les bilans financiers, votre rentabilité

Le dernier point est l’un des plus importants à réaliser. Il donne une vision réaliste de l’état actuel de votre entreprise. Tous ces éléments à donner vous paraissent sans doute parfois complexes. “Mais comment vais-je pouvoir fournir ces informations ? Sous quelle forme ? N’ais-je rien oublié ?”.

Pas de panique, vous allez devoir vous entourer de personnes compétentes dans le domaine, pour ne faire aucune erreur.

Les organismes sur lesquels s’appuyer pour céder son entreprise

  • votre CCI (Chambre de Commerce et d’Industrie de votre région)
  • la chambre des métiers et de l’artisanat
  • le notaire
  • votre comptable
  • un avocat
  • l’agent immobilier
  • les banques
  • les services fiscaux

Tous ces acteurs ne sont pour vous peut-être pas indispensables mais vous aurez besoin d’au moins votre notaire, votre banque et des services fiscaux.Quoi qu’il en soit, passer par des professionnels est sécurisant et définit le sérieux de votre démarche.

Transmission d'entreprise quel statut choisir ?

Pour quel type de transmission opter ? Tout dépendra du contexte et du type d’acquéreur. S’il s’agit de votre fils, une donation est plus envisageable qu’une vente n’est-ce pas ? 

Ainsi, vous pouvez choisir :

  • la transmission à titre gratuit
  • donation simple (acte notarié)
  • donation-partage (dans l’esprit testamentaire / permet de répartir tout ou une partie de ses biens de son vivant)
  • la transmission à titre onéreux
  • vente du fonds
  • cessions de titres de la société (risqué pour l’acquéreur / cession des actifs et passifs de la société)
  • cession de droit au bail ou pas-de-porte (vu comme une solution provisoire pour le chef d’entreprise pour préparer sa cession)


L'astuce de pro : le meilleur moment pour vendre c'est quand vous n'avez pas besoin de le faire

70 % des cédants ont créé leur entreprise. Eh oui messieurs, la plupart d’entre vous aimez votre entreprise aussi fort que votre compagne. Si nous avions un conseil, ne soyez pas dans l’affect excessif. Votre entreprise vous aura permis de vivre de votre travail et de faire fructifier vos actifs mais l’aspect matériel n’est qu’accessoire. La Terre continuera de tourner et tout se passera bien.

Le meilleur moment pour vendre, c’est quand vous n’avez pas besoin de le faire. Autrement dit, cela signifie que vous ne devez pas engager tardivement vos démarches et ainsi ne pas être pieds et poings liés pour vendre à tout prix, à prix cassé. Prenez de l’avance et vous céderez à un prix raisonnable.

Source : Actualités transmissions d'entreprise


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