Vous reculez d’un pas pour admirer votre travail, l’odeur de peinture fraîche flotte encore dans la pièce… et là, le cœur se serre : de petites boursouflures apparaissent, comme autant de défauts impossibles à ignorer sur le mur ou le plafond. Cette impression de chantier gâché, de temps et d’énergie perdus, est l’une des frustrations les plus violentes pour tout bricoleur ou rénovateur. Pourtant, une peinture qui cloque n’est jamais un simple caprice esthétique. C’est un signal technique clair que le support envoie. Le cloquage — aussi appelé bullage — révèle une perte d’adhérence du film de peinture : une pression interne, due à de la vapeur d’eau, des solvants mal évacués ou de l’air piégé, pousse depuis l’arrière et soulève la pellicule exactement là où le lien avec le support est rompu. Comprendre ce mécanisme, c’est déjà reprendre le contrôle et poser les bases d’une réparation durable, sans revivre cette mauvaise surprise.
Diagnostic : pourquoi votre peinture cloque-t-elle ?
Ne vous précipitez pas sur votre grattoir. Pour éviter que le problème ne réapparaisse, vous devez identifier l'ennemi. Voici les trois tests d'expertise pour diagnostiquer votre support.
1. Le test de la feuille d'aluminium (origine de l'humidité)
Fixez un carré de feuille d'aluminium (ou de film plastique) de 30x30 cm sur la zone cloquée avec du ruban adhésif étanche sur les quatre côtés. Attendez 48 heures.
- Gouttelettes sur la face visible (côté pièce) : Le mur est sain, le problème vient de la condensation (air trop humide, manque de ventilation).
- Gouttelettes sur la face cachée (côté mur) : Le support est saturé. L'humidité vient de l'intérieur du mur (infiltration ou remontée capillaire).
2. Le test de l'alcool (compatibilité chimique)
Frottez une zone non cloquée avec un chiffon imbibé d'alcool à 90° ou de brûler.
- La peinture se ramollit ou déteint sur le chiffon : C'est une phase aqueuse (acrylique).
- La peinture reste intacte : C'est une phase solvant (glycéro).
- Verdict expert : Si vous avez appliqué une acrylique sur une ancienne glycéro sans primaire d'accrochage, le cloquage est une réaction chimique inévitable.
3. L'examen visuel des dépôts
Percez une cloque.
- La cloque est vide et sèche : Cause thermique (chaleur excessive) ou erreur d'épaisseur.
- La cloque contient une poudre blanche : C'est du salpêtre. L'humidité véhicule des sels minéraux qui cristallisent et font "sauter" la peinture.
Les 6 causes réelles
1. Humidité structurelle et seuils critiques
Selon le NF DTU 59.1, la règle est stricte : on ne peint jamais un support dont le taux d'humidité massique dépasse :
- 5 % pour le plâtre et les liants hydrauliques.
- 10 % pour les boiseries intérieures.
Si ces seuils sont franchis, l'eau cherche à s'évaporer et la pression de vapeur décolle le film.
2. Conditions climatiques et point de rosée
Peindre en plein soleil ou par plus de 28-30 °C provoque un séchage "flash". La surface durcit instantanément, emprisonnant les solvants ou l'eau à l'intérieur. Ces derniers, en montant en température, se dilatent et créent des bulles de gaz.
3. Incompatibilité glycéro / acrylique
L'acrylique "tire" en séchant. Appliquée sur une ancienne peinture à l'huile trop lisse et non poncée, elle n'offre aucune accroche mécanique. Le film reste en suspension et cloque à la moindre variation hygrométrique.
4. Fonds pollués ou farinants
Un mur qui "farinne" (laisse de la poussière blanche sur les doigts) ou un mur gras (vapeurs de cuisine) empêche la mouillabilité de la peinture. Le primaire ne pénètre pas le support, il reste en surface.
5. Surcharge et emprisonnement de solvants
Appliquer une couche trop généreuse pour "gagner du temps" est une erreur majeure. L'épaisseur excessive empêche l'évaporation régulière des solvants du fond de la couche.
6. Migration des résines (cas du bois)
Sur les bois résineux (pin, sapin), la chaleur peut faire migrer la résine vers la surface, créant des cloques brunes et collantes.
Protocole de réparation : les 7 étapes
Ne vous contentez pas de retoucher. Suivez ce protocole rigoureux pour une tenue décennale.
- Éradication de la source : Ne commencez rien si le test de l'aluminium a révélé une infiltration. Traitez la fuite ou installez une VMC.
- Mise à nu radicale : Grattez au couteau de peintre. N'hésitez pas à élargir la zone de grattage de 5 cm autour de la cloque pour vérifier l'adhérence périphérique.
- Ponçage et dégradage : Poncez les bords de la zone décapée (grain 80 puis 120) pour créer une pente douce (sifflage) et éviter les marques de reprise.
- Séchage forcé : Si le mur est humide, utilisez un déshumidificateur. Attendez que l'hygrométrie relative de la pièce descende sous 65 %.
- Fixation du fond : Appliquez une impression (sous-couche) spécifique. Si le mur farinait, utilisez un fixateur de fond solvanté. Si c'est une cuisine, utilisez un primaire isolant.
- Enduisage de lissage : Rédressez le niveau avec un enduit fin. Respectez le temps de séchage : un enduit peut mettre plusieurs jours à sécher à cœur avant d'être prêt pour la finition.
- Finition en couches croisées : Appliquez deux couches fines. Évitez de peindre si la température du support est proche du point de rosée (risque de micro-condensation invisible).
Prévenir le retour : les conseils de l'expert
Avant d'ouvrir votre pot de peinture, validez systématiquement ces points :
| Paramètre | Valeur Idéale | Risque si hors zone |
| Température ambiante | 12°C à 25°C | Séchage trop lent ou trop rapide |
| Hygrométrie de l'air | < 65% | Cloquage et mauvaise polymérisation |
| Humidité du plâtre | < 5% | Décollement immédiat (pression vapeur) |
| Humidité du bois | < 10% | Cloquage et pourrissement |
Radiateurs : l'ennemi invisible. Ne peignez jamais un mur dont le radiateur est en marche. La chaleur directe accélère localement le séchage et crée des tensions différentielles dans le film de peinture, provoquant des cloques alignées avec les éléments de chauffe. Coupez le chauffage 24h avant et 24h après.
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🔍 Le vrai du faux
Est-ce vrai que la peinture qui cloque est uniquement un défaut de peinture ?
❌ Faux…
La peinture qui cloque est rarement due à la peinture elle-même, mais plutôt à un problème d’humidité ou de support mal préparé.
L’eau emprisonnée sous la couche de peinture cherche à s’évaporer et provoque des bulles. Même une peinture de bonne qualité cloquera si le mur est humide ou sale.
💡 Toujours identifier la cause (humidité, infiltration, condensation) avant de repeindre.
Peut-on simplement repeindre par-dessus une peinture qui cloque ?
❌ Faux…
Repeindre sans traiter le problème entraîne presque toujours une réapparition rapide des cloques.
La nouvelle couche ne fera que masquer temporairement le défaut, sans empêcher l’humidité ou les remontées d’air de continuer leur action sous la peinture.
💡 Il faut gratter, assécher le support et le préparer correctement avant toute nouvelle peinture.
La peinture qui cloque apparaît seulement dans les pièces humides ?
❌ Faux…
Si les salles de bains et cuisines sont plus exposées, la peinture peut aussi cloquer dans un salon ou une chambre.
Une infiltration extérieure, un mur mal isolé ou une condensation invisible peuvent provoquer des cloques même dans des pièces dites “sèches”.
💡 Surveillez les murs donnant sur l’extérieur ou en contact avec des zones non chauffées.
Une peinture spéciale anti-humidité empêche toujours la peinture de cloquer ?
❌ Faux…
Les peintures anti-humidité ne règlent pas un problème d’eau présent dans le mur.
Elles peuvent retarder l’apparition des cloques, mais si l’humidité persiste, la peinture finira par se décoller ou s’abîmer.
💡 Une solution durable passe par le traitement de l’humidité avant l’application d’une peinture adaptée.
😉 Le Conseil Habitatpresto : vérifiez si l'humidité n'est pas en cause !
Si vous décelez un problème d’humidité ou d’infiltration important dans vos murs, le problème est peut-être plus grave que vous ne le pensez.
Seul un professionnel peut vous délivrer un diagnostic fiable !
FAQ utile
Pourquoi la peinture cloque ?
La peinture cloque principalement à cause de l’humidité, d’un support mal préparé ou d’une application sur une surface trop chaude. L’eau emprisonnée sous la couche de peinture crée des bulles en séchant. Une ancienne peinture mal adhérente ou une surface grasse accentue aussi ce phénomène. Selon les professionnels du bâtiment, plus de 40 % des défauts de peinture proviennent d’une préparation insuffisante du support. Comprendre l’origine des cloques permet d’éviter des reprises coûteuses et un rendu visuel dégradé.
Comment rattraper une peinture qui cloque ?
Pour rattraper une peinture qui cloque, il faut d’abord gratter toutes les bulles jusqu’au support sain. Ensuite, il est essentiel de laisser sécher la surface et de corriger la cause, comme une infiltration d’eau. Une fois le mur sec, un ponçage léger suivi d’une sous-couche adaptée garantit une meilleure adhérence. Par exemple, sur un mur intérieur humide, attendre 48 heures de séchage réduit fortement les récidives. Cette méthode assure une finition durable et évite que les cloques ne réapparaissent.
La présence de bulles signifie-t-elle que la peinture est de mauvaise qualité ?
La présence de bulles n’indique pas forcément une peinture de mauvaise qualité. Même une peinture haut de gamme peut cloquer si elle est mal appliquée ou posée sur un support inadapté. Les conditions de pose, comme une température trop élevée ou un mur humide, jouent un rôle déterminant. Des tests menés par des fabricants montrent que la qualité du support influence plus le résultat que la peinture elle-même. Savoir cela évite de changer inutilement de produit et permet de corriger les vraies causes.
Peut-on peindre par-dessus des cloques ?
Peindre directement par-dessus des cloques est fortement déconseillé, car le défaut réapparaîtra rapidement. La nouvelle couche n’adhère pas correctement sur une peinture déjà décollée. Il est préférable d’éliminer les bulles, de lisser le support et de traiter la surface avant toute reprise. Des artisans observent que repeindre sans préparation réduit la tenue de la peinture de plus de 50 %. Corriger les cloques avant de peindre garantit un résultat propre et durable.
Quelle sous-couche choisir pour éviter les bulles ?
Pour éviter les bulles, il est recommandé d’utiliser une sous-couche adaptée au support, comme un primaire anti-humidité ou un fixateur de fond. Ces produits régulent l’absorption et améliorent l’adhérence de la peinture finale. Sur un mur poreux, une sous-couche spécifique peut réduire l’apparition de cloques de près de 70 %. Choisir la bonne base permet aussi d’économiser de la peinture de finition. C’est une étape clé pour obtenir un rendu uniforme et durable.
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Lexique utile
- Adhérence du film : L’adhérence du film désigne la capacité d’une couche de peinture à se lier durablement à son support. Elle dépend de la préparation (ponçage, dépoussiérage), du primaire et du respect du DTU 59.1. Une mauvaise adhérence provoque cloques, écaillages et reprises coûteuses.
- Alcalinité du support : L’alcalinité du support est le niveau de pH d’un matériau minéral comme le béton ou l’enduit. Un pH trop élevé peut réagir avec les liants de peinture. Ce paramètre, contrôlé avant mise en peinture, conditionne la durabilité et la conformité du revêtement.
- Barrière anti-humidité : Une barrière anti-humidité est un primaire ou un revêtement spécifique destiné à bloquer les remontées capillaires. Elle s’applique avant peinture selon les prescriptions fabricant. Son absence favorise le cloquage et engage la responsabilité en cas de pathologie récurrente.
- Capillarité : La capillarité désigne la capacité d’un support poreux à absorber et faire remonter l’eau. En peinture, elle entraîne une humidité persistante sous le film. Ce phénomène doit être traité par un système adapté, sous peine de cloques et de non-conformité du chantier.
- Cloquage : Le cloquage est un défaut de peinture caractérisé par des bulles ou soulèvements du film. Il résulte souvent d’humidité piégée, d’une mauvaise compatibilité peinture/support ou du non-respect des temps de séchage. Il impacte directement l’esthétique, la tenue et le coût de reprise.
- Condensation : La condensation correspond à la transformation de vapeur d’eau en eau liquide sur une surface froide. En peinture intérieure, elle est liée à une ventilation insuffisante. Elle favorise cloques et moisissures, et impose souvent une reprise avec peinture adaptée aux locaux humides.
- Compatibilité des systèmes : La compatibilité des systèmes désigne l’aptitude d’une peinture à être appliquée sur un ancien revêtement (glycéro, acrylique, impression). Une incompatibilité chimique provoque cloquage ou décollement. Elle doit être vérifiée selon les fiches techniques et le DTU 59.1.
- Décollement du film : Le décollement du film est la perte totale ou partielle d’adhérence de la peinture. Il peut suivre un cloquage non traité. Ce défaut engage la qualité d’exécution et impose souvent un décapage complet, augmentant fortement le coût du chantier.
- DTU 59.1 : Le DTU 59.1 est le document de référence pour les travaux de peinture des bâtiments. Il définit les conditions de support, de préparation, d’application et de séchage. Son non-respect est une cause fréquente de cloquage et de litiges en réception de travaux.
- Émission de vapeur d’eau : L’émission de vapeur d’eau correspond à l’humidité produite par l’usage du local (cuisine, salle de bains). Sans ventilation adaptée, cette vapeur s’accumule sous la peinture. Elle est un facteur aggravant du cloquage et doit être anticipée au choix du produit.
- État de surface : L’état de surface décrit la propreté, la planéité et la cohésion du support avant peinture. Un support farinant ou mal préparé empêche l’adhérence. Ce critère conditionne la durabilité du film et la conformité aux règles professionnelles.
- Filmogène : Un produit filmogène est une peinture qui forme une pellicule continue en surface. Si l’humidité ne peut s’évacuer, cette pellicule favorise la formation de cloques. Le choix d’un filmogène doit être cohérent avec la perméabilité du support.
- Finition microporeuse : Une finition microporeuse est une peinture qui laisse passer la vapeur d’eau tout en restant étanche à l’eau liquide. Elle limite le risque de cloquage sur supports humides. Son usage améliore la durabilité et réduit les pathologies liées à l’humidité.
- Hygrométrie ambiante : L’hygrométrie ambiante est le taux d’humidité de l’air, exprimé en %. Une hygrométrie trop élevée lors de l’application perturbe le séchage. Le DTU impose des plages précises pour éviter cloquage et défauts d’aspect.
- Humidité résiduelle : L’humidité résiduelle est l’eau encore présente dans un support après séchage apparent. Mesurée avant mise en peinture, elle conditionne l’adhérence. Un taux excessif entraîne cloques et annule souvent les garanties du fabricant.
- Impression (primaire) : L’impression est la première couche appliquée sur un support brut ou rénové. Elle régule la porosité et améliore l’adhérence. Son absence ou son mauvais choix est une cause fréquente de cloquage et de reprises prématurées.
- Incompatibilité chimique : L’incompatibilité chimique désigne une réaction entre une ancienne peinture et la nouvelle (solvant, liant). Elle peut provoquer cloques ou frises. Ce risque impose des essais préalables et parfois l’application d’un primaire isolant.
- Liant : Le liant est le composant de la peinture qui assure la cohésion du film (acrylique, alkydes). Un liant inadapté au support ou à l’humidité ambiante favorise le cloquage. Son choix influe sur la performance et la durabilité du revêtement.
- Microporosité : La microporosité est la capacité d’un film de peinture à laisser diffuser la vapeur d’eau. Elle est essentielle sur supports minéraux. Une peinture non microporeuse sur mur humide entraîne cloques et décollements à moyen terme.
- Migration d’humidité : La migration d’humidité correspond au déplacement de l’eau à travers un mur ou un plafond. En peinture, elle se manifeste par cloques ou taches. Ce phénomène structurel doit être traité à la source avant toute reprise décorative.
- Peinture acrylique : Une peinture acrylique est une peinture en phase aqueuse, souvent plus microporeuse que les peintures solvantées. Elle limite le cloquage sur supports respirants. Son usage est recommandé en rénovation intérieure conforme au DTU 59.1.
- Peinture alkydes : Une peinture alkydes est une peinture à liant gras, offrant un film fermé et résistant. Sur support humide, elle favorise le cloquage. Son emploi nécessite un support parfaitement sec et une préparation rigoureuse.
- Perméabilité à la vapeur d’eau (Sd) : La perméabilité à la vapeur d’eau, exprimée par la valeur Sd, mesure la résistance d’un film à la diffusion de vapeur. Un Sd élevé bloque l’humidité et augmente le risque de cloques. Ce critère guide le choix du système peinture.
- Préparation des supports : La préparation des supports regroupe le nettoyage, le ponçage, le rebouchage et l’impression. Elle est obligatoire selon le DTU. Une préparation insuffisante est la première cause de cloquage et de non-qualité.
- Pression de vapeur : La pression de vapeur est la force exercée par la vapeur d’eau sous un film de peinture. Si elle dépasse la résistance du film, des cloques apparaissent. Ce phénomène est fréquent en locaux humides mal ventilés.
- Remontées capillaires : Les remontées capillaires sont des infiltrations d’eau provenant du sol dans les murs. Elles provoquent cloques, salpêtre et décollements. Une peinture seule ne suffit pas : un traitement préalable est indispensable pour la pérennité.
- Résistance à l’humidité : La résistance à l’humidité est la capacité d’une peinture à supporter une atmosphère humide sans se dégrader. Elle est définie par la fiche technique. Un produit inadapté entraîne cloquage rapide et reprise anticipée.
- Séchage à cœur : Le séchage à cœur correspond au durcissement complet de la peinture sur toute son épaisseur. Un recouvrement trop rapide emprisonne l’eau et favorise les cloques. Le respect des délais impacte directement la qualité finale.
- Support farinant : Un support farinant est un support dont la surface se désagrège en poudre. Il empêche l’adhérence du film. Sans fixation préalable, la peinture cloque ou se décolle, entraînant une non-conformité du chantier.
- Traitement anti-humidité : Un traitement anti-humidité regroupe les solutions techniques visant à supprimer ou limiter l’eau dans le support. Il est préalable à toute peinture durable. L’ignorer conduit presque systématiquement au cloquage.
- Ventilation du local : La ventilation du local permet l’évacuation de la vapeur d’eau. En peinture intérieure, elle conditionne le séchage et la tenue du film. Une ventilation insuffisante est un facteur majeur de cloquage et de pathologies récurrentes.
Références :
- Dégradation des lasures et peintures sur menuiseries extérieures en bois - AQC
- Diagnostiquer les défauts de peinture et les éliminer - Standox
- Réparer Un Mur Peint Qui A Cloqué (grattage, impression et enduit) - MASTERCLASS 1/3 - Youtube
- Images réalisées avec l'aide de l'IA pour une meilleure cohérence
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