La rénovation globale à 1 euro n’est plus d'actualité en 2026. Pourtant, cela ne signifie pas que la rénovation énergétique n’est plus accessible. Grâce à des aides repensées et mieux encadrées, il est toujours possible de financer une rénovation d’ampleur, à condition de bien comprendre les dispositifs en place et d’anticiper son reste à charge. Quelles sont les solutions disponibles ? Qui peut en bénéficier ? Quels travaux sont concernés ? Voici tout ce qu’il faut savoir pour mener à bien votre projet.
Peut-on encore profiter de la rénovation globale à 1 euro en 2026 ?
Si vous espériez encore une rénovation globale à 1 euro en 2026, autant vous le dire tout de suite : ce dispositif n’existe plus. Reposant en grande partie sur les Certificats d’Économies d’Énergie (CEE) et présenté jusqu'en 2023 comme une opportunité en or pour rénover son logement à moindre coût, les pouvoirs publics ont néanmoins mis fin à cette offre suite à de nombreux abus, fraudes et dérives commerciales.
Pourquoi la rénovation globale à 1 € a disparu ?
Le principe de l’euro symbolique était simple : un ménage pouvait financer l’intégralité de ses travaux de rénovation énergétique grâce notamment au Coup de Pouce Rénovation Globale. Mais dans les faits, plusieurs problèmes ont émergé :
- Des chantiers bâclés : absence de garant de l’environnement, manque d’accompagnement, mauvaise qualité des matériaux.
- Des prix artificiellement gonflés : des entreprises peu scrupuleuses surévaluaient les coûts pour maximiser les subventions.
- Un reste à charge caché : certains ménages se sont retrouvés avec des factures inattendues après signature du devis.
Néanmoins, une rénovation bien financée reste possible en 2026. De nombreux dispositifs cumulables existent et permettent de bénéficier d’une prise en charge conséquente sous certaines conditions. Les ménages doivent en revanche anticiper un reste à charge minimum, qui dépendra de leur niveau de revenus et des travaux de rénovation entrepris.
Quelles sont les aides en vigueur pour une rénovation globale ?
Même si la rénovation globale à 1 euro n’existe plus, plusieurs aides financières permettent d’alléger grandement le coût des travaux. Les propriétaires occupants, bailleurs et les copropriétés peuvent bénéficier d’un accompagnement et d’une prise en charge partielle pour améliorer le confort thermique de leur logement.
MaPrimeRénov' et son parcours "rénovation d'ampleur"
MaPrimeRénov', portée par l'Anah (Agence Nationale de l'Habitat), reste en 2026 la principale aide pour financer une rénovation globale. Ce parcours spécifique cible les projets de rénovation d’ampleur dans un logement de plus de 15 ans occupé en résidence principale, à condition qu’ils permettent un gain d’au moins deux classes sur le DPE (Diagnostic de performance énergétique), par exemple passer de F à D ou de E à C.
👉 En 2026, ce parcours est clairement privilégié par rapport aux travaux isolés, avec des niveaux d’aides nettement plus élevés.
Pour qui ?
Ce parcours s’adresse aux propriétaires occupants, aux propriétaires bailleurs ainsi qu’aux usufruitiers.
Quel montant ?
Le montant de l’aide dépend de trois critères principaux : le niveau de revenus du ménage, le gain énergétique obtenu après travaux et le coût total du projet, plafonné en fonction de la performance atteinte.
L’Anah encadre le montant maximal des travaux pris en compte pour le calcul de l’aide selon l’amélioration du DPE :
Gain de 2 classes : 40 000 €
Gain de 3 classes : 55 000 €
Gain de 4 classes ou plus : 70 000 €
👉 Plus le gain énergétique est important, plus le plafond de travaux éligibles augmente.
Le taux de prise en charge dépend ensuite des revenus :
Ménages très modestes : jusqu’à 80 %
Ménages modestes : jusqu’à 60 %
Ménages intermédiaires : jusqu’à 50 %
Ménages aisés : jusqu’à 20 %
👉 Attention : le cumul avec d’autres aides (CEE, aides locales…) est plafonné via un mécanisme d’écrêtement. Le total des aides ne peut pas dépasser un certain pourcentage du coût des travaux.
Exemple concret : un ménage modeste réalisant une rénovation avec un gain de 3 classes peut obtenir jusqu’à 60 % d’aide sur un montant plafonné à 55 000 €, soit environ 33 000 € pris en charge.
Comment l'obtenir ?
Le parcours est désormais très encadré. Il commence par la réalisation d’un audit énergétique, indispensable pour définir les travaux et valider le gain de performance. Il faut ensuite obtenir des devis auprès d’entreprises RGE, puis déposer une demande en ligne.
Point essentiel : il est fortement recommandé d’attendre la validation du dossier avant de démarrer les travaux, sous peine de perdre l’éligibilité aux aides. Une fois les travaux réalisés, les factures doivent être transmises pour déclencher le versement de l’aide.
En 2026, un rendez-vous préalable avec un conseiller France Rénov’ est également obligatoire avant le dépôt du dossier.
👉 À noter
L’accompagnement par un Accompagnateur Rénov’ est obligatoire dans ce parcours. Ce professionnel vous accompagne sur les démarches administratives, le choix des travaux et le suivi du chantier. Cette prestation est payante, mais elle peut être prise en charge partiellement ou totalement selon les revenus, avec un plafond pouvant atteindre environ 2 000 € pour les ménages les plus modestes.
Les CEE Certificats d'Économies d'Énergie
Les Primes CEE (Certificats d'Économies d'Énergie) sont un dispositif financé par les fournisseurs d’énergie (EDF, Engie, TotalEnergies, etc.) pour inciter les propriétaires occupants et bailleurs à réaliser des travaux de rénovation énergétique.
⚠️ Important :
Les primes CEE ne sont pas cumulables avec le parcours "rénovation d'ampleur" de MaPrimeRénov' mais uniquement avec le parcours mono-geste.
Critères d’éligibilité
Pour bénéficier des CEE, le logement doit être construit depuis plus de 2 ans. Il peut s’agir d’une résidence principale ou secondaire située en France métropolitaine.
Les travaux doivent correspondre à des opérations standardisées définies par l’État et respecter des niveaux de performance précis. Ils doivent impérativement être réalisés par une entreprise RGE.
Pour qui ?
Les primes CEE sont accessibles aux propriétaires occupants, aux propriétaires bailleurs ainsi qu’aux locataires, sans condition de statut. En revanche, le montant varie selon les revenus du ménage et le type de projet.
Quel montant ?
En 2026, le fonctionnement des CEE a évolué : il n’existe plus de montant minimum garanti. Les primes varient fortement selon le fournisseur, la zone géographique, la performance des travaux et les revenus.
Concrètement, deux tendances se dégagent :
- Les aides pour les pompes à chaleur sont fortement bonifiées, avec des montants pouvant atteindre plusieurs milliers d’euros.
- Les équipements au bois (chaudières, poêles) sont moins soutenus qu’auparavant, avec des montants en baisse et plus variables.
Ainsi, pour un même projet, la prime peut varier fortement d’un dossier à l’autre.
Comment l'obtenir ?
La démarche doit être anticipée. Il est indispensable de faire une demande de prime avant la signature du devis, sous peine de perdre l’éligibilité.
Il faut ensuite comparer les offres proposées par les fournisseurs d’énergie, signer un devis avec un artisan RGE, puis réaliser les travaux. Une fois le chantier terminé, le dossier complet doit être transmis pour validation.
La prime est ensuite versée, généralement sous forme de virement, mais elle peut aussi prendre la forme d’un bon d’achat ou d’une remise sur facture selon l’organisme choisi.
👉 Point de vigilance : les délais et les montants peuvent varier fortement d’un acteur à l’autre. Comparer les offres reste essentiel.
🔍 Zoom sur le Coup de Pouce Rénovation d'ampleur de maisons et d'appartements individuels
Cette prime CEE bonifiée est destinée aux ménages non éligibles à MaPrimeRénov' (bailleurs sociaux, personnes morales, propriétaires de résidences secondaires). Ce dispositif permet de financer une partie d’une rénovation globale.
Son montant dépend de deux critères :
- Le saut de classe énergétique obtenu sur le DPE
- La surface habitable du logement rénové
La TVA à taux réduit : un avantage fiscal direct
Les travaux de rénovation énergétique (isolation, mise en place d'un système de chauffage ou de production d'eau chaude décarboné...) peuvent bénéficier d’une TVA réduite à 5,5 %, au lieu du taux normal de 20 %. Cet avantage fiscal s’applique directement sur la facture, réduisant immédiatement le coût des travaux.
Pour qui ?
Ce dispositif est accessible aux propriétaires occupants, bailleurs et locataires, à condition que le logement ait plus de 2 ans et qu’il s’agisse d’une résidence principale ou secondaire.
Comment en bénéficier ?
L’application de la TVA à 5,5 % est automatique si :
- Les travaux sont réalisés par un professionnel
- Une simple mention sur un devis ou une facture remplace désormais les anciennes attestations Cerfa permettant aux particuliers de bénéficier d'un taux réduit de TVA sur les travaux de rénovation entrepris dans leur logement.
💡 Attention : Cette TVA ne s’applique pas aux travaux d’embellissement ou d’agrandissement.
L'éco prêt à taux zéro : financer son reste à charge sans intérêt
L’éco-PTZ permet de financer le reste à charge des travaux de rénovation énergétique sans avancer de fonds ni payer d’intérêts. Ce prêt, accordé par certaines banques, peut atteindre jusqu’à 50 000 € pour une rénovation globale, remboursables sur 20 ans maximum.
Comment l'obtenir ?
- Faites réaliser un ou des devis par des artisans RGE
- Déposez le formulaire "emprunteur", le formulaire "entreprise" et le devis auprès d’une banque partenaire
- Obtenenez l’accord de la banque avant de commencer les travaux
- Fournissez les justificatifs à la fin du chantier pour confirmer l’éligibilité
D'autres dispositifs spécifiques : avantages fiscaux, caisse de retraite, épargne salariale...
En plus de MaPrimeRénov’, des CEE, de la TVA à taux réduit et de l’éco-PTZ, d’autres aides peuvent alléger le reste à charge d’une rénovation globale.
- Les aides locales et régionales : certaines collectivités proposent des subventions complémentaires ou des exonérations de taxe pour encourager les rénovations énergétiques.
- Les avantages fiscaux : en fonction des travaux réalisés, certains propriétaires peuvent bénéficier d’exonérations temporaires de taxe foncière ou une réduction de l'impôt sur le revenu.
- Les aides des caisses de retraite : certaines caisses (CARSAT, MSA, etc.) accordent des aides aux retraités modestes pour financer des travaux améliorant le confort thermique et l’accessibilité du logement.
- L’épargne salariale : les salariés disposant d’un Plan Épargne Entreprise (PEE) peuvent débloquer leurs fonds de manière anticipée pour financer des travaux de rénovation énergétique.
Quel est le reste à charge minimum pour vos travaux ?
La plupart des aides évoquées précédemment sont cumulables entre elles, ce qui permet de réduire fortement le coût d’une rénovation globale. Mais ce cumul est encadré par une règle appelée écrêtement.
Ce mécanisme empêche de financer 100 % des travaux avec des aides publiques. Autrement dit, un reste à charge est toujours obligatoire, quel que soit le projet.
Concrètement, le total des aides (MaPrimeRénov’, CEE, aides locales…) ne peut pas dépasser un certain pourcentage du montant total des travaux TTC. Ce plafond dépend du niveau de revenus du ménage.
- Ménages très modestes : jusqu’à 90 % du montant des travaux
- Ménages modestes : jusqu’à 75 %
- Ménages intermédiaires : jusqu’à 60 %
Les ménages aux revenus élevés sont généralement exclus des aides les plus importantes, ce qui implique un reste à charge plus élevé.
💡 Bonne nouvelle :
Même avec un reste à charge, les économies d’énergie générées permettent d’amortir rapidement l’investissement, en réduisant significativement les factures de chauffage et en valorisant le logement.
Quelles conditions pour bénéficier d'un maximum d'aides ?
Chaque aide à la rénovation énergétique a ses propres critères d’éligibilité, mais certaines conditions sont essentielles pour maximiser votre prise en charge. Voici les points clés à respecter pour bénéficier du meilleur financement possible.
Faire appel à un artisan RGE : un critère indispensable
Pour obtenir MaPrimeRénov’, les Primes CEE et la plupart des aides publiques, vos travaux doivent être réalisés par une entreprise certifiée RGE. Cette certification garantit la qualité des travaux et leur conformité aux exigences de performance énergétique. Sans artisan RGE, seule la TVA à taux réduit sera accordée.
Obtenir un gain énergétique d’au moins deux classes sur le DPE
Les aides les plus avantageuses, notamment MaPrimeRénov’ "rénovation d’ampleur", exigent un saut d’au moins deux classes sur le DPE. Un saut de seulement une classe ne permet pas de considérer les travaux engagés comme une rénovation globale et n'ouvrira donc pas les droits aux aides dédiées.
👉 Plus l’amélioration est importante, plus les aides sont élevées, avec des plafonds de dépenses éligibles plus généreux.
Un logement en rénovation, pas en construction
Les aides à la rénovation énergétique sont exclusivement destinées aux logements existants. Les constructions neuves ne sont pas éligibles car elles doivent déjà respecter des normes énergétiques strictes (RE 2020). Le logement doit être achevé depuis au moins 2 ans pour bénéficier de la TVA à taux réduit et des CEE, et 15 ans pour MaPrimeRénov’ rénovation d’ampleur.
Un logement occupé en résidence principale
MaPrimeRénov’ et certaines autres aides de l’Anah sont réservées aux résidences principales, occupées au moins 8 mois par an. Les résidences secondaires et logements vacants ne sont pas concernés, sauf pour des aides spécifiques comme le Coup de Pouce Rénovation d’ampleur destiné aux bailleurs et propriétaires de résidences secondaires.
Qu'est-ce qu'une rénovation d'ampleur selon l'Anah ?
L’Agence nationale de l’habitat définit une rénovation globale comme un projet permettant une amélioration significative de la performance énergétique d’un logement individuel. Ce type de rénovation vise à réduire fortement la consommation d’énergie, améliorer le confort thermique, et limiter les émissions de gaz à effet de serre. Pour être considérée comme telle et pouvoir prétendre à MaPrimeRénov' rénovation d'ampleur, le projet doit répondre à 3 critères :
- Un gain énergétique d’au moins deux classes sur le DPE
- Un ensemble de travaux cohérents dont deux gestes d'isolation permettant de traiter les principaux points faibles du logement.
- L'interdiction de conserver une système de chauffage fonctionnant au fioul
Exemples concrets de rénovation d'ampleur
Rénovation globale d’une maison ancienne en Auvergne
Situation initiale :
Une maison de 110 m² avec des murs mal isolés, un simple vitrage et une chaudière au fioul vétuste. L’hiver, certaines pièces sont difficiles à chauffer et les factures de chauffage dépassent 2 500 € par an.
Travaux réalisés :
- Isolation thermique complète : pose de 100 mm de laine de bois sur les murs intérieurs et isolation des combles perdus avec 35 cm de ouate de cellulose
- Remplacement des menuiseries : installation de fenêtres en double vitrage avec un coefficient Uw ≤ 1,3 W/m².K
- Changement du système de chauffage : remplacement de la chaudière fioul par une pompe à chaleur air-eau
- Mise en place d’une VMC double flux pour améliorer la qualité de l’air et éviter les pertes thermiques.
Résultats après travaux :
- Gain de 3 classes sur le DPE (passage de F à C).
- Réduction de 60 % des consommations d’énergie, avec une facture de chauffage divisée par deux.
- Confort thermique amélioré, avec une chaleur plus homogène dans toute la maison.
Rénovation globale d’une maison de 1997 dans le nord de la France
Situation initiale :
Maison de 120 m², construite en 1997, chauffée avec une chaudière gaz et disposant d’une isolation d’origine qui, bien que conforme aux normes de l’époque, est devenue insuffisante face aux standards actuels. Les pertes de chaleur sont perceptibles au niveau des combles et des murs, et la consommation de gaz reste élevée chaque hiver.
Travaux réalisés :
- Renforcement de l’isolation :
- Isolation des combles aménagés avec 30 cm de laine de roche soufflée.
- Isolation des murs extérieurs (ITE) avec 140 mm de polystyrène expansé.
- Remplacement du chauffage et de la production d’eau chaude : installation d’une pompe à chaleur air-eau avec production d’eau chaude sanitaire, en remplacement de la chaudière gaz.
Résultats après travaux :
- Saut de 2 classes sur le DPE (passage de D à B).
- Réduction de 40 % de la consommation énergétique, avec un système de chauffage plus performant et une production d’eau chaude plus économe.
- Amélioration du confort thermique, été comme hiver, grâce à l’inertie thermique renforcée.
Quels travaux réaliser dans le cadre d'une rénovation d'ampleur ?
Une rénovation d’ampleur repose sur plusieurs postes de travaux complémentaires visant à améliorer significativement la performance énergétique d’un logement.
L’isolation thermique : la priorité pour limiter les déperditions
L’isolation est l’un des leviers les plus efficaces pour réduire les besoins en chauffage et améliorer le confort thermique. Plusieurs postes sont concernés :
- Isolation des murs par l’extérieur (ITE) ou par l’intérieur (murs intérieurs).
- Isolation des combles aménagés ou perdus (soufflage ou panneaux isolants).
- Isolation du plancher bas (sous-sol, vide sanitaire, dallage).
- Remplacement des fenêtres et portes-fenêtres avec du double ou triple vitrage performant.
👉 Je souhaite des devis pour des travaux d'isolation
Le remplacement du système de chauffage : un levier clé d’économies d’énergie
Le chauffage représente une part importante des consommations énergétiques d’un logement. Une rénovation d’ampleur implique souvent le remplacement du système existant par un équipement plus performant et moins énergivore :
- Pompe à chaleur (PAC) air-eau ou géothermique
- Chaudière biomasse (granulés, bois déchiqueté, bûches)
- Raccordement à un réseau de chaleur renouvelable (si disponible)
👉 Je souhaite des devis pour passer à un chauffage aux énergies renouvelables
La production d’eau chaude sanitaire : des solutions plus économes
La rénovation d’ampleur peut inclure l’amélioration de la production d’eau chaude sanitaire (ECS) avec des solutions plus performantes :
- PAC avec production d’eau chaude
- Ballon thermodynamique
- Système solaire combiné, utilisant des capteurs solaires thermiques pour produire le chauffage et l'eau chaude.
👉 Je souhaite des devis pour changer de système de production d'eau chaude
L’installation d’une ventilation mécanique : essentielle pour la qualité de l’air
Une bonne ventilation est indispensable après des travaux d’isolation pour éviter l’humidité et renouveler l’air intérieur. Dans le cadre d’une rénovation globale, les solutions financées incluent :
- VMC double flux, qui récupère la chaleur de l’air extrait pour préchauffer l’air neuf entrant.
👉 Je souhaite des devis pour l'installation d'une VMC
L’optimisation du système de régulation et de pilotage énergétique
Une rénovation performante inclut également des équipements permettant de mieux gérer la consommation énergétique du logement :
- Thermostat connecté, permettant d’adapter le chauffage aux besoins réels.
👉 Je souhaite des devis pour la pose d'un thermostat connecté
📘 PDF gratuit des aides travaux : le guide MaPrimeRénov' 2026
Beaucoup de dispositifs existent, et pourtant, trop de propriétaires passent à côté par manque d’informations claires. Chez Habitatpresto, nous suivons chaque mise à jour pour vous guider efficacement. Ce guide gratuit regroupe les montants, les plafonds et les conditions d’éligibilité de MaPrimeRénov' 2026 pour vous aider à optimiser votre budget travaux dès maintenant.
[À télécharger] Les aides travaux 2026

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Lexique
- Audit énergétique : Analyse détaillée des performances énergétiques d’un bâtiment, incluant une simulation des gains possibles après travaux. Il est obligatoire pour certaines rénovations et permet d’optimiser les choix techniques pour maximiser les économies d’énergie.
- BAR-TH-174 : Fiche standardisée des Certificats d’Économie d’Énergie (CEE) relative à l’isolation thermique des parois vitrées. Elle concerne le remplacement des fenêtres, baies vitrées et portes-fenêtres pour améliorer la performance énergétique d’un logement. Connaître cette référence permet de vérifier l’éligibilité aux aides financières.
- BAR-TH-175 : Fiche CEE portant sur l’installation d’un équipement de chauffage performant, comme une pompe à chaleur ou une chaudière biomasse. Son respect conditionne l’obtention de primes pour financer la rénovation énergétique. Vérifier cette référence sur un devis garantit le respect des exigences réglementaires.
- Coefficient de transmission thermique (Uw, Uc, Up, etc.) : Mesure la capacité d’un élément (fenêtre, paroi, toiture) à laisser passer la chaleur. Plus la valeur est basse, meilleure est l’isolation. Ce critère est crucial pour bénéficier des aides à la rénovation énergétique.
- Déphasage thermique : Temps que met la chaleur à traverser un matériau isolant. Un bon déphasage (supérieur à 8h) améliore le confort d’été en ralentissant la pénétration de la chaleur dans l’habitat.
- DPE (Diagnostic de Performance Énergétique) : Évaluation chiffrée de la consommation énergétique et des émissions de CO₂ d’un logement. Un DPE performant peut augmenter la valeur d’un bien et ouvrir droit à des aides à la rénovation.
- ITE (Isolation Thermique par l’Extérieur) : Technique enveloppant le bâtiment d’un isolant pour supprimer les ponts thermiques et améliorer la performance énergétique. Plus efficace que l’isolation intérieure mais plus coûteuse.
- ITI (Isolation Thermique par l’Intérieur) : Méthode d’isolation consistant à poser un isolant contre les parois intérieures d’un bâtiment. Moins coûteuse que l’ITE, elle peut réduire la surface habitable et ne supprime pas totalement les ponts thermiques.
- Membrane pare-vapeur : Film posé sur la face chaude des parois pour éviter la condensation dans l’isolant. Son choix est crucial selon la nature des murs (perspirants ou non) et le climat local.
- Pont thermique : Zone de discontinuité dans l’isolation entraînant des pertes de chaleur et de la condensation. Leur traitement est essentiel pour optimiser la performance énergétique d’un bâtiment rénové.
- Résistance thermique (R) : Capacité d’un matériau isolant à limiter la transmission de chaleur. Plus R est élevé, plus l’isolation est efficace. C’est un critère essentiel dans le choix des matériaux de rénovation.
- Valeur lambda (λ) d’un isolant : Indicateur de conductivité thermique d’un matériau. Plus elle est faible, meilleure est l’isolation. Indispensable pour comparer les performances des isolants lors d’une rénovation globale.
Référence :
- Coup de pouce « Rénovation d’ampleur des maisons et appartements individuels », ecologie.gouv.fr
- Eco prêt à taux zéro, ecologie.gouv.fr