Coup de chaleur d'un salarié : 6 bons réflexes sur un chantier

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Coup de chaleur d'un salarié : 6 bons réflexes sur un chantier

La canicule et les fortes chaleurs qui en découlent peuvent être à l'origine de coups de chaleur. Si jamais l’un de vos salariés souffre de déshydratation, de maux de tête ou de fièvre, de crampes, de vertiges ou encore d’une transpiration excessive, il faut réagir rapidement. Dans le pire des cas, un coup de chaud peut causer des malaises. Comment limiter les effets indésirables pendant les grosses chaleurs ? Que faire en cas de coup de chaud et d’insolation ? On vous dit tout !

Insolation : les 3 bons gestes à adopter

Au cours de l'été, la canicule peut être un véritable cauchemar pour les ouvriers du bâtiment. Il arrive qu’en travaillant au soleil, l’un d’eux soit victime d'une insolation. Comment bien réagir ?

1. Mettre la personne au calme et à l'ombre

Lors d’un coup de chaud survenu sur un chantier, la priorité est d’installer le salarié dans un coin calme et à l’ombre. L’employé pourra alors se reposer et faire diminuer ses maux de tête et ses sensations de chaleur.

En revanche, ne le laissez jamais seul au cas où son état se dégraderait. Parlez-lui régulièrement ou surveillez-le pendant son sommeil !

2. L’eau : la meilleure arme contre la chaleur

S’hydrater permet de pallier les insolations. C’est pourquoi, lors d’un coup de chaud, il faudra donner beaucoup d’eau à boire à votre salarié. Pour éviter les sensations de chaud et froid, l’eau trop fraîche n’est pas préconisée. Préférez donner de l’eau à température ambiante.

Vous pouvez aussi mouiller des linges et tissus et les appliquer sur son visage et son corps. Un brumisateur peut aussi vous aider.

boire eau chaleur chantier

En cas de fortes chaleurs, boire de l'eau, c'est bien, régulièrement, c'est mieux !

3. Prévenir un professionnel de santé ou les secours

Si les symptômes persistent, cela n’est plus de votre ressort. Il faudra faire appel à :

  • un médecin en urgence ;
  • au Samu (15) ;
  • aux pompiers (18).

💡
Bon à savoir :
Lors d’une perte de conscience, il existe des risques d’étouffement avec la langue. Si la personne s’évanouit, il faudra la mettre en position latérale de sécurité (PLS).


Quand la chaleur met à mal l'avancée de vos chantiers, c’est toute l’organisation qui se tend : planning décalé, trésorerie sous pression, équipes à repositionner. Pouvoir compter sur un flux régulier de demandes qualifiées permet de mieux lisser l’activité et d’éviter les périodes creuses !

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Canicule : les 3 obligations légales pour éviter les coups de chaleur

D'après la loi, en tant que chef d'entreprise, vous avez pour obligation de prendre des mesures nécessaires, dont le but est d’assurer la sécurité et protéger la santé de vos employés. Les fortes températures sont donc à prendre en compte pour faire face aux risques liés à la canicule.

Des dispositions spécifiques s'appliquent aux travailleurs en extérieur, particulièrement exposés aux risques liés aux fortes chaleurs, comme dans le bâtiment. Consultez les dernières recommandations en matière de seuil de température maximum pour travailler.

📌
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1. Aménager l’environnement du travail

Il est obligatoire d’aménager l’environnement du chantier en prévoyant un endroit frais. Ce local climatisé permettra à vos salariés de se protéger de la chaleur pendant les temps de pause et se rafraîchir.

Cet espace abrité doit en effet posséder une ventilation, avec la présence de ventilateurs conformes à la réglementation. Il est recommandé d'évacuer des locaux présentant une température égale ou supérieure à 34 °C.

S’il est possible d’effectuer certaines tâches à l’ombre, évitez au maximum de faire travailler vos employés en plein soleil.

2. Fournir de l’eau potable

Il est aussi obligatoire de fournir gratuitement de l'eau potable. Cette eau doit être maintenue au frais et être en quantité suffisante pour satisfaire la soif de tout le monde. Il faut au moins 3 litres d'eau par jour et par personne pour bien s’hydrater en cas de température extérieure caniculaire.

Pour éviter la déshydratation, il faut boire régulièrement et ne pas attendre d’avoir soif. Pour écarter cette possibilité, recommandez à vos employés de vérifier la couleur de leur urine. Cette dernière doit être de couleur claire. Vous pouvez aussi prévoir un brumisateur par personne ou un petit ventilateur de poche.

3. Évaluer les risques

La loi vous impose d'évaluer les dangers existants en matière de santé et de sécurité de vos collaborateurs. Vous devez rédiger un document appelé document unique d'évaluation des risques professionnels (DUERP).

D'après Santé publique France, il doit être mis à jour tous les ans, au moins une fois :

  • lors de toute décision d'aménagement important modifiant les conditions de santé, d’hygiène et de sécurité ou les conditions de travail dans votre entreprise ;
  • lorsqu'une information supplémentaire sur l'évaluation d'un risque professionnel dans une unité de travail est recueillie, c’est-à-dire après avoir analysé le risque de répétition d’un accident de travail déjà survenu.

Les entreprises du bâtiment doivent déjà composer avec les aléas de la météo, les délais à tenir et les imprévus de chantier. La recherche de clients ne devrait pas devenir une charge supplémentaire. En rejoignant notre réseau d'artisans, vous recevez chaque semaine des projets travaux pré-qualifiés et prêts à être transformés en chantiers !

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🔍 Le vrai du faux

Peut-on attendre que les symptômes passent avant d’intervenir ?

Faux...
Un coup de chaleur peut s’aggraver très rapidement et devenir une urgence vitale. Attendre expose le salarié à des complications graves comme la perte de connaissance ou l’arrêt des fonctions vitales. Dès les premiers signes (maux de tête, vertiges, nausées), il faut agir immédiatement pour faire baisser la température corporelle et surveiller l’état de la personne.

💡 Intervenez dès les premiers symptômes, même légers, pour éviter une aggravation brutale.

Faut-il donner de l’eau glacée pour refroidir plus vite un salarié ?

Faux...
L’eau glacée peut provoquer un choc thermique et aggraver l’inconfort. Elle peut aussi entraîner des troubles digestifs ou des malaises chez une personne déjà fragilisée par la chaleur. Il est préférable de donner de l’eau à température ambiante et de rafraîchir progressivement le corps avec des linges humides.

💡 Favorisez une hydratation régulière avec de l’eau tempérée plutôt qu’un refroidissement brutal.

Peut-on retirer les équipements de protection pour mieux supporter la chaleur ?

Faux...
Supprimer les EPI expose à des risques graves d’accident sur le chantier. La chaleur ne doit jamais justifier une baisse du niveau de sécurité. Certains équipements sont indispensables et leur absence peut entraîner des blessures immédiates, indépendamment des conditions climatiques.

💡 Optez pour des EPI adaptés à la chaleur (respirants, légers) plutôt que de les enlever.

👷 Le Conseil du Pro : la sécurité avant tout !

Alors que les canicules s'emballent ces dernières années, on peut se demander si les fortes chaleurs et les équipements de protection individuelle (EPI) sont vraiment compatibles ? Il est vrai qu’ils sont plus difficiles à supporter avec la chaleur. Ce n’est cependant pas un prétexte pour moins bien se protéger. Assurez-vous donc que vos salariés sont bien équipés, afin de travailler en toute sécurité. Si la tâche ne nécessite pas un casque, insistez pour que vos salariés se couvrent la tête et la nuque avec une casquette.


❓ Foire aux questions (FAQ)

Quels sont les signes d’un coup de chaleur sur un chantier ?

Un coup de chaleur se manifeste par une température corporelle élevée (souvent au-delà de 39 °C), une peau chaude et sèche, des maux de tête, des vertiges, des nausées ou une confusion inhabituelle. Contrairement à une simple déshydratation, la transpiration peut s’arrêter. Le salarié peut aussi tenir des propos incohérents ou perdre connaissance. Sur un chantier, ces signes doivent alerter immédiatement car l’évolution peut être rapide et grave.

Quelle est la différence entre une insolation et un coup de chaleur ?

L’insolation est liée à une exposition directe et prolongée au soleil, notamment au niveau de la tête et de la nuque, alors que le coup de chaleur correspond à une défaillance globale du corps face à une chaleur excessive, avec ou sans soleil direct. Sur un chantier, les deux situations peuvent se cumuler. Le coup de chaleur est plus grave car il peut engager le pronostic vital du collaborateur s’il n’est pas pris en charge.

Que faire immédiatement en cas de coup de chaleur d’un salarié ?

En cas de coup de chaleur d'un salarié, il faut agir sans attendre en mettant la personne à l’ombre ou dans un endroit ventilé, en la faisant boire par petites quantités si elle est consciente et en refroidissant son corps avec de l’eau ou des linges humides. Il ne faut jamais la laisser seule. Si les symptômes persistent ou s’aggravent, il est impératif d’appeler les secours, car une prise en charge médicale rapide peut éviter des complications graves.

Combien d’eau un salarié doit-il boire par forte chaleur ?

En période de canicule, un salarié du bâtiment doit consommer au minimum 3 litres d’eau par jour, répartis régulièrement tout au long de la journée. Attendre d’avoir soif est déjà un signe de déshydratation. Une hydratation fractionnée, toutes les 15 à 20 minutes, est plus efficace. L’eau doit être à température ou fraîche mais non glacée pour éviter les chocs thermiques et les troubles digestifs.

Un salarié peut-il refuser de travailler en cas de forte chaleur ?

Oui, un salarié peut exercer son droit de retrait s’il estime que la chaleur présente un danger grave et imminent pour sa santé. Cela suppose une situation à risque avéré, comme une température excessive sans aménagement adapté. De son côté, l’employeur a l’obligation de mettre en place des mesures de prévention.

Références :


Pour prolonger votre lecture

Chaleur, canicule et orages

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