Canicule & BTP : quelle température maximale pour travailler ?

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Canicule & BTP : quelle température maximale pour travailler ?

Organisme dédié aux maladies professionnelles, l'INRS considère qu’au-delà de 33 °C, un danger existe pour les travailleurs. Pour autant, ni la loi, ni le Code du travail ne prévoient de température maximale au-dessus de laquelle il serait interdit de travailler, même pour le secteur du BTP, très impacté par la chaleur. Toutefois, la réglementation veut que l’employeur garantisse la santé physique et mentale de ses salariés. Cela implique qu’il est tenu d’adapter leurs conditions de travail lors des épisodes de fortes chaleurs.

33 °C, la température maximale pour travailler sur un chantier ?

Aucune disposition légale ne permet aux salariés de rentrer chez eux en cas de fortes chaleurs. Néanmoins, l'Institut national de recherche et de sécurité pour la prévention des accidents du travail et des maladies professionnelles (INRS) publie et diffuse les recommandations liées à l'activation des plans nationaux déployés lors des épisodes caniculaires. Elle estime qu’au-dessus de 33 °C, les travailleurs sont potentiellement en danger.

Avant cela, l'INRS considère qu'au-delà de 30 °C, les employés ayant une activité sédentaire sont à risque. Au-dessus de 28 °C, il en va de même pour les travailleurs dont l’activité est physique, comme les employés et ouvriers du bâtiment, des travaux publics ou des travaux agricoles.


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Les risques sur un chantier en cas de fortes chaleurs

Lorsqu'un employé travaille à l’extérieur et qu’il est exposé directement aux fortes chaleurs, le risque est particulièrement élevé. Quand la température dépasse les 28 °C sur un chantier, l'INRS affirme qu’il y a un risque pour sa santé. Les températures élevées augmentent la fatigue, provoquent des sueurs excessives, voire, elles déclenchent des symptômes plus importants, qu'on appelle coup de chaleur, tels que :

  • des maux de tête et migraines ;
  • de la fièvre ;
  • des nausées ;
  • des crampes ;
  • des vertiges ;
  • un malaise...

Ces troubles liés à la déshydratation et aux insolations peuvent avoir des conséquences très graves et peuvent être mortels dans certains cas.

Les efforts fournis dans le cadre d’une tâche fatigante peuvent devenir épuisants. De plus, les travailleurs sont d’autant plus vulnérables qu’ils sont moins concentrés et donc moins vigilants.

Le risque d’accident du travail est plus grand en cas de fortes chaleurs, à cause de la baisse du niveau de concentration et donc du temps de réaction en cas de problème. L’INRS ajoute que la transpiration peut aussi gêner la prise en main des outils ou obstruer la vue, avec des conséquences qui peuvent s’avérer très graves.

Quelles sont les obligations de l'employeur en cas de fortes chaleurs ?

L’unique obligation légale de l’employeur lors des épisodes de canicule est de prendre les mesures nécessaires pour s’assurer que ceux-ci ne courent aucun danger et puissent travailler correctement, physiquement et mentalement. Il est donc tenu de prendre certaines dispositions obligatoires : comme s’assurer que les employés ont accès à de l’eau fraîche et potable sur leur lieu de travail, en intérieur comme en extérieur, et particulièrement sur les chantiers du BTP.

L’employeur a le devoir de suivre les recommandations de l’INRS, concernant le plan national canicule. Un employeur bienveillant doit donc protéger ses salariés contre la chaleur. Pour cela, il peut :

  • aménager les horaires de travail ;
  • adapter les lieux de travail et le matériel ;
  • repenser les tâches à réaliser et le temps passé sur chaque tâche ;
  • augmenter la fréquence des pauses.

📌
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Fortes chaleur : les obligations des employeurs renforcées en 2025

Les fortes chaleurs constatées au cours de l'été ne sont plus une éventualité, mais bien une réalité et un risque professionnel à part entière. Ce que les entreprises faisaient déjà généralement par bon sens devient désormais une obligation légale : adapter les horaires, protéger les salariés de la chaleur, former aux bons gestes..., depuis juillet 2025, ces mesures de prévention doivent être appliquées systématiquement.

📅 Un nouveau cadre légal depuis juillet 2025

Publié au Journal officiel le 1er juin 2025, le décret sur la protection des travailleurs contre les risques liés à la chaleur est entré en vigueur depuis le 1er juillet 2025. Il s’inscrit dans un contexte de dérèglement climatique de plus en plus marqué, après un nouvel été historiquement chaud.

L’objectif du Gouvernement est clair : anticiper les vagues de chaleur à venir en imposant des mesures concrètes à tous les employeurs, notamment dans les secteurs les plus exposés comme le bâtiment, afin de protéger la santé et la sécurité des travailleurs. Le tout, en limitant leur exposition aux vagues de chaleur intense et en adaptant les conditions de travail dès que le thermomètre s'emballe.

🌡 Des mesures liées aux seuils de vigilance canicule de Météo-France

Ce nouveau cadre s’appuie sur les niveaux de vigilance canicule établis par Météo-France. En fonction du seuil de vigilance météorologique atteint (jaune, orange, rouge), les entreprises doivent adapter leur organisation et mettre en œuvre des mesures spécifiques. L’approche est évolutive, pour permettre aux employeurs d’ajuster les conditions de travail en temps réel ou de suspendre temporairement l'activité, selon l’intensité de l'épisode caniculaire et la gravité de la situation.

  • Vigilance verte : situation normale, sans risque particulier.
  • Vigilance jaune : chaleur intense sur 1 à 2 jours, avec un risque pour la santé lié à l’effort physique ou aux conditions de travail.
  • Vigilance orange : canicule avérée, durable et dangereuse pour l’ensemble des personnes exposées.
  • Vigilance rouge : canicule exceptionnelle, très intense, étendue et à fort impact sanitaire, pouvant perturber l'activité.

⚠️
Important :
Un épisode de chaleur intense correspond à un passage en vigilance jaune, orange ou rouge. Lorsque les seuils de vigilance orange ou rouge sont atteints dans un département, les périodes de canicule ouvrent droit à l’indemnisation des arrêts de travail dans les entreprises du bâtiment, sous réserve des conditions fixées par le régime de chômage intempéries.

🕒 Réorganisation du travail pendant les fortes chaleurs

Le décret du 27 mai 2025 impose une adaptation concrète de l’organisation du travail pour éviter les pics de chaleur : aménagement des horaires, suspension des tâches physiques les plus pénibles aux heures les plus chaudes, allongement ou réorganisation des temps de pause. Ces ajustements deviennent une obligation réglementaire dès lors que la température atteint un niveau critique, afin de limiter les risques pour la santé des salariés exposés au soleil.

☀️ Aménagement des postes et réduction de l’exposition à la chaleur

Les employeurs doivent aussi limiter l’exposition directe au soleil et réduire l’accumulation de chaleur sur les postes de travail. Cela passe par la mise en place de brumisateurs, de ventilateurs, d'ombrières, de pare-soleil ou de bâches thermiques. L’objectif est de réduire au maximum la contrainte thermique, en particulier pour les ouvriers sur les chantiers extérieurs.

🚰 Accès à l’eau et équipements obligatoires

Garantir l’accès à l’eau potable fraîche devient une obligation formelle : l’employeur est tenu de fournir une quantité suffisante d'eau à proximité immédiate des postes de travail et de "maintenir au frais l'eau destinée à la boisson", avec un minimum de 3 litres par jour et par salarié, en l'absence d'eau courante.

Des équipements de protection individuelle (casquettes, vêtements respirants, serviettes rafraîchissantes, lunettes de soleil...) doivent aussi être mis à disposition des salariés. L’absence de ces dispositifs peut exposer l’employeur à des sanctions en cas de contrôle de l’inspection du travail.

✅ Information, formation et protocoles de secours

Le décret renforce aussi l’aspect prévention. La formation des salariés devient obligatoire pour reconnaître les signes d’un coup de chaleur, adopter les bons réflexes, déclencher les procédures d’alerte et mettre en place les protocoles de secours adaptés, en particulier pour les travailleurs isolés.

📋 Les entreprises du bâtiment, en première ligne face à la chaleur

Les entreprises du bâtiment sont particulièrement concernées. Elles doivent désormais intégrer le risque chaleur dans leur document unique d’évaluation des risques (DUER) et dans les plans de prévention, notamment lors de chantiers multi-intervenants.


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Comment protéger les ouvriers de la chaleur sur un chantier ?

Pour éviter ces conséquences et favoriser le bien-être des travailleurs du BTP, tout en maintenant l’activité de l’entreprise, il existe des dispositions à mettre en œuvre lors des épisodes caniculaires, à adapter selon les structures, avec la participation des représentants syndicaux.

Aménager le rythme et la charge de travail

L’employeur peut tout d’abord aménager les horaires de travail de ses employés lors des épisodes de canicule. Il est conseillé de privilégier les heures où la température est le moins élevée, soit tôt le matin et tard dans l’après-midi, voire dans la soirée.

Les employeurs peuvent éventuellement demander aux salariés d’adapter eux-mêmes leur rythme de travail en fonction de leur ressenti, afin d’assurer leur confort.

Il est nécessaire de multiplier les temps de récupération et donc d’augmenter le nombre de pauses quotidiennes des salariés. Dans la mesure du possible, l’employeur peut reporter certaines tâches trop physiques, ou les limiter, pour éviter aux employés de se fatiguer trop rapidement.

Enfin, le responsable doit procéder à des rotations entre les employés, afin de limiter le temps d’exposition au soleil de chacun, et de varier les tâches à réaliser.

Adapter le chantier à la chaleur

Surtout, il est important d'offrir au personnel un lieu de repos qui soit frais, ombragé ou climatisé, pour récupérer dans des conditions thermiques adaptées.

Des sources d’eau ou des boissons désaltérantes doivent impérativement être mises à la disposition des salariés en permanence.

Favoriser le travail d’équipe

Il est conseillé de ne pas isoler les travailleurs dans ces moments de fortes chaleurs, pour installer une coopération et une surveillance mutuelle entre les travailleurs. Cela permet de se soutenir, se secourir et d’intervenir rapidement en cas de nécessité.

L’entreprise peut aussi envisager d’investir ou de louer temporairement des outils mécaniques pour accompagner la réalisation de certaines tâches, lors de ces périodes de canicule.

La prévention : un élément clé contre les méfaits de la canicule

L’employeur a aussi le devoir de faire de la prévention au sujet des gestes à adopter en cas de canicule : tenues de travail à adapter, hydratation et alimentation à adapter...

Les employés doivent être formés et informés au sujet des risques encourus, des signes d’alerte à détecter ainsi qu’en ce qui concerne les mesures de premier secours à réaliser en cas d’accident ou de coup de chaleur d’un travailleur.

Adopter les bons réflexes en cas de coup de chaleur d’un collègue ou d’un employé

En cas de fortes chaleurs, il est important que l’employeur comme les employés restent vigilants les uns envers les autres et soient attentifs aux signes d’une insolation. Fatigue, vertiges, mal à la tête, confusion, agitation..., sont des symptômes qui doivent alerter chacun. Si l’un de ces signes se manifeste chez un collaborateur, il faut impérativement agir en suivant ces consignes vitales :

  • faire cesser toute activité à l’employé ;
  • le laisser se reposer dans un lieu à l’abri de la chaleur, et lui donner à boire immédiatement ;
  • réduire la température corporelle de la personne en lui ôtant les vêtements sources de chaleur ;
  • rafraîchir son visage et son corps à l’aide de linges humidifiés ;
  • si les symptômes persistent, il faut absolument alerter les secours, qui sauront indiquer les mesures à prendre en fonction de la situation :
Le 15
pour joindre le Samu
Le 18
pour joindre les sapeurs-pompiers
Le 112
pour les appels d'urgence
Au sein de l'entreprise
toute personne habilitée au secourisme

  • faire en sorte que l’employé ne reste pas seul en attendant l'arrivée des secours et maintenir la personne consciente en discutant avec elle ;
  • en cas de perte de conscience de l’employé, il est impératif de le placer en position latérale de sécurité (PLS).

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🗣️ Le retour du Pro : des journées de travail repensées en été

À la tête de l'entreprise CFP Techni-façades, basée à Brugheas (Allier) et spécialisée dans l’isolation par l’extérieur et le ravalement de façade, Philippe Gentil ne laisse pas la météo dicter sa loi sur les chantiers. Une gestion du quotidien pensée en concertation avec ses équipes pour préserver la santé de tous.

"J’ai laissé le choix à mes gars, ça les arrange de fonctionner en journée continue toute l’année, et pas seulement en été, lorsqu'il fait très chaud. Chacun amène son petit truc à grignoter et on mange rapidement sur le pouce. L’été, on n’a pas le choix, c’est vite intenable. L’hiver, ça ne fait plaisir à personne de manger dehors par 4 ou 5°C, donc on enchaîne, ça fait une belle journée, mais on rentre plus tôt derrière", reconnaît le co-gérant de la société, façadier de métier.

"Lorsqu'on travaille en extérieur, la météo peut avoir un gros impact et ralentir l'avancée d'un chantier. Dans certains cas, il est même impossible de travailler, notamment en cas de gel (pour la pose d'enduits, par exemple, NDLR) ou de grosses chaleurs", précise Philippe Gentil, qui a créé l'entreprise en 2017, avec deux associés.

"Au retour des très grosses chaleurs, on adapte les journées en prenant plus tôt le matin et en s'arrêtant avant que les conditions de travail ne deviennent trop compliquées. En temps normal, on attaque à 7h-7 h 30 et on finit à 15h. L’été, on s’organise en fonction de la chaleur et des températures annoncées, on peut prendre à 6h et même à 5 h 30 et on termine à 13h, mais ça fait deux ans qu’on ne bouge pas : on reste globalement sur du 7h-15h", note le chef d'entreprise.

🔍 Le vrai du faux

Un chantier peut-il vraiment être arrêté à cause de la chaleur ?

Vrai...
Il n’existe pas de seuil de température précis fixé par la loi pour arrêter le travail. Néanmoins, un chantier peut être temporairement ralenti ou suspendu si les conditions deviennent dangereuses pour les équipes. En vigilance orange ou rouge, certaines entreprises du bâtiment peuvent même bénéficier du régime chômage intempéries, sous conditions.

💡 L'arrêt d'un chantier dépend surtout du niveau de risque réel sur le terrain : exposition au soleil, efforts physiques, absence d’ombre ou température ressentie.

Boire de l’eau régulièrement suffit-il à éviter les risques liés à la chaleur ?

Faux...
L’hydratation est essentielle mais ne suffit pas à elle seule. La chaleur impacte aussi la vigilance, la fatigue et la capacité physique d'un salarié. Sans protection adaptée (pauses régulières, équipements adaptés...), les risques d’accident augmentent fortement sur chantier. L’activité doit donc être adaptée pour protéger la santé des salariés.

💡 Combinez hydratation, pauses régulières et zones d’ombre pour limiter les risques.

👷 Le Conseil du Pro : le droit de retrait, une possibilité face à la canicule !

Si les employés d'une entreprise du bâtiment estiment que la chaleur met en danger leur santé, ils peuvent exercer leur droit de retrait. Cela risque de retarder le chantier ! Il vaut donc mieux faire en sorte d’adapter le site à la canicule.


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❓ Foire aux questions (FAQ)

Le droit de retrait est-il automatique en cas de canicule sur un chantier ?

Non, le droit de retrait n’est pas automatique dès qu’il fait chaud. Un salarié peut l’exercer uniquement s’il estime qu’il existe un danger grave et imminent pour sa santé ou sa sécurité. Sur un chantier, cela peut concerner une forte chaleur associée à un effort physique intense, un manque d’eau, l’absence d’ombre ou des malaises répétés. L’employeur doit alors évaluer la situation et adapter immédiatement les conditions de travail.

À partir de quelle vigilance canicule les entreprises du BTP doivent-elles agir ?

Les obligations de prévention s’appliquent dès le passage en vigilance jaune de Météo-France. Cela signifie qu’un employeur doit déjà commencer à adapter l’organisation du travail sur chantier : horaires aménagés, pauses supplémentaires, accès à de l’eau fraîche ou limitation des tâches pénibles. Les mesures deviennent encore plus strictes en vigilance orange ou rouge.

Faut-il intégrer le risque chaleur dans le DUER de l’entreprise ?

Oui, depuis 2025, les entreprises doivent intégrer le risque lié aux fortes chaleurs dans leur document unique d’évaluation des risques (DUER). Cela concerne particulièrement le secteur du BTP, où les salariés travaillent souvent en extérieur avec des efforts physiques importants. L’entreprise doit prévoir en amont des mesures concrètes de prévention et les adapter selon les niveaux de vigilance météo.

Peut-on travailler torse nu sur un chantier ?

Non, travailler torse nu sur un chantier est fortement déconseillé et peut être interdit par l’employeur au nom de la sécurité. Dans le bâtiment, les vêtements de travail font partie des équipements de protection individuelle (EPI) contre les coupures, projections, brûlures, frottements ou rayons UV. En période de canicule, retirer son tee-shirt peut donner une sensation de fraîcheur immédiate... mais augmente aussi les risques de coups de soleil, de déshydratation et d’accidents. L’employeur doit adapter les horaires, prévoir des pauses régulières, de l’eau fraîche et des tenues légères mais couvrantes adaptées aux fortes chaleurs.

Combien d’eau un employeur doit-il fournir sur un chantier en cas de fortes chaleurs ?

En l’absence d’eau courante sur un chantier, l’employeur doit mettre à disposition au minimum 3 litres d’eau fraîche par jour et par salarié. Cette eau doit rester facilement accessible et maintenue au frais pendant toute la journée de travail.

Les UV et le soleil sont-ils considérés comme un risque professionnel dans le bâtiment ?

Oui, l’exposition prolongée au soleil fait partie des risques professionnels reconnus dans le bâtiment. En plus du coup de chaleur, les UV augmentent les risques de brûlures, d’insolation, de fatigue et de cancers cutanés à long terme. Les employeurs doivent donc prévoir des protections adaptées : vêtements couvrants respirants, casquettes, lunettes de soleil, zones d’ombre et organisation du travail limitant l’exposition directe.

Références :

  • Image principale de l'article juefraphoto - Adobe Stock
  • "Chaleur : de nouvelles obligations pour l'employeur", Service Public
  • "Publication du décret relatif à la protection des travailleurs contre les risques liés à la chaleur", ministère du Travail et de la Santé
  • "Fortes chaleurs : un décret renforce les obligations des employeurs", Batiactu

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Chaleur, canicule et orages

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