
Vous l’imaginez depuis des mois. Une terrasse où poser vos transats, un muret pour structurer le jardin, une dalle pour accueillir cette future extension dont vous rêvez… Les travaux de maçonnerie sont souvent la première pierre posée de ces lieux qui améliorent vraiment le quotidien. Leur coût varie entre 50 et 250 € par m², selon la technicité, les matériaux et la surface. Dans ce guide, découvrez comment chiffrer vos idées et les rendre concrètes.
Quel est le prix au m2 des travaux de maçonnerie ? Vue d’ensemble et détails par type de travaux
Les travaux de maçonnerie couvrent des réalités très différentes, depuis les fondations d’une maison jusqu’à une simple dalle de terrasse. Les prix varient donc fortement selon la nature du projet, la technicité et les contraintes du chantier. Voici une vue d'ensemble pour les principaux types de travaux de maçonnerie :
| Type de travaux | Prix moyen |
| Gros œuvre et structure du bâti | 100 à 1 100 € / m² |
| Dalles et chapes en béton | 30 à 200 € / m² |
| Construction de murs en maçonnerie | 50 à 150 € / m² |
| Démolition et ouverture de murs | 20 à 250 € / m³ |
Gros œuvre et structure du bâti
Le gros œuvre regroupe les travaux qui assurent la stabilité et la solidité du bâtiment. Ce sont les éléments qui portent la construction : fondation, dalle, murs porteurs... On les retrouve surtout dans les projets de maison neuve, d’extension ou de surélévation.
| Travaux de gros œuvre | Prix moyen |
| Construction d’une maison plain-pied (structure) | 900 à 1 100 € / m² |
| Fondations en béton armé | 100 à 400 € / m² |
| Murs porteurs en parpaing ou béton | 100 à 200 € / m² |
| Dalle béton structurelle (maison, extension) | 150 à 250 € / m² |
| Chaînages et linteaux | 30 à 70 € / ml |
Prix maçonnerie maison neuve : budget pour 100, 120 et 150 m2
Dans un projet de construction de maison, le gros œuvre représente généralement le poste de dépense le plus important, avec environ 40 à 50 % du budget total consacré à la structure du bâti. Pour mieux se projeter, voici les ordres de grandeur du coûts du gros œuvre sur du neuf :
| Surface de la maison | Budget gros œuvre estimé* |
| Maison neuve 100 m² | 90 000 à 110 000 € |
| Maison neuve 120 m² | 105 000 à 135 000 € |
| Maison neuve 150 m² | 135 000 à 165 000 € |
*Ces budgets comprennent généralement les fondations adaptées au terrain, l’élévation des murs porteurs, les dalles béton structurelles ainsi que les chaînages et linteaux indispensables à la stabilité de la maison.
💡 Bon à savoir :
Dans le gros œuvre, le prix dépend moins de la surface seule que du sol et du contexte. Un terrain en pente, argileux ou difficile d’accès peut faire grimper la facture, même pour une maison de petite surface. C’est souvent à ce stade que les écarts entre devis sont les plus importants.
Dalles et chapes en béton
Il s'agit des ouvrages qui servent de base aux sols, à l’intérieur comme à l’extérieur. Contrairement au gros œuvre structurel, on est ici sur des supports destinés à recevoir un revêtement : carrelage, parquet, résine...
| Dalles et chapes | Prix moyen |
| Dalle béton extérieure (terrasse, allée) | 120 à 180 € / m² |
| Dalle béton intérieure (garage, pièce) | 150 à 200 € / m² |
| Dalle béton seule (sans chape) | 60 à 90 € / m² |
| Chape béton traditionnelle | 30 à 50 € / m² |
| Chape de rattrapage / remise à niveau | 25 à 45 € / m² |
Construction de murs en maçonnerie
Cette catégorie concerne les murs non porteurs ou semi-porteurs, destinés à fermer, cloisonner ou structurer les espaces. Elle englobe aussi bien les murs de garage que les murets de jardin ou les murs de clôture.
| Construction de murs | Prix moyen |
| Mur en parpaing | 50 à 100 € / m² |
| Mur en brique | 55 à 120 € / m² |
| Mur en béton cellulaire | 50 à 70 € / m² |
| Mur en brique réfractaire | 80 à 150 € / m² |
| Muret ou mur de clôture | 40 à 90 € / m² |
Quels matériaux pour quels usages ?
Chaque matériau de maçonnerie présente des caractéristiques spécifiques qui le rendent plus ou moins adapté à certains projets.
Le mur en parpaing, solide et économique, est idéal pour :
- les garages et dépendances,
- les murs de séparation ou de soutènement léger,
- les murs de clôture et murets extérieurs.
Le mur en brique, plus isolant et esthétique, convient particulièrement pour :
- les murs de maison et façades visibles,
- les extensions attenantes à l’habitation,
- les constructions où le confort thermique est recherché.
Le mur en béton cellulaire, léger et isolant, est recommandé pour :
- les extensions et surélévations,
- les murs intérieurs ou semi-porteurs,
- les projets nécessitant de limiter les charges sur la structure existante.
Le mur en brique réfractaire, résistant à de très fortes températures, est utilisé pour :
- les cheminées et foyers,
- les barbecues maçonnés,
- les fours extérieurs et ouvrages exposés à la chaleur.
Démolition et ouverture de murs
Avant de construire, il faut parfois déconstruire. La démolition en maçonnerie concerne aussi bien la suppression de cloisons que l’ouverture de murs pour agrandir ou réagencer les espaces.
| Travaux de démolition | Prix moyen |
| Démolition de cloison en placo | 20 à 50 € / m³ |
| Démolition de mur maçonné | 50 à 80 € / m³ |
| Démolition de mur porteur | 180 à 250 € / m³ |
| Création d’ouverture dans mur porteur | 1 500 à 3 500 € (forfait) |
| Évacuation des gravats | 150 à 400 € |
👉 À noter :
La démolition d’un mur porteur est toujours un poste coûteux, car elle implique des études, des étaiements et la pose de structures de reprise : IPN, poutres...
Quel est le tarif horaire d'un maçon ? Coût de la main d'œuvre
👉 En France, le tarif horaire d’un maçon se situe en moyenne entre 40 € et 70 € de l’heure.
Dans les grandes villes, et notamment à Paris, les prix sont plus élevés. Il faut généralement compter entre 60 € et 85 € de l’heure, en raison du coût de la vie, de la forte demande et des contraintes logistiques propres aux zones urbaines denses. En province, les tarifs sont plus modérés, avec une fourchette plus courante entre 40 € et 65 € de l’heure, même si certaines zones très sollicitées peuvent se rapprocher des niveaux franciliens.
Facturation à l’heure, au m² ou à la journée ?
Le tarif horaire n’est pas le seul mode de facturation utilisé par les maçons. Selon la nature du chantier, d’autres méthodes peuvent être proposées.
Pour des travaux difficiles à quantifier à l’avance, démolition, rénovation, reprises ponctuelles, la facturation à l’heure est la plus fréquente. Elle permet d’ajuster le prix au temps réellement passé.
Pour des prestations bien définies et répétitives, comme la construction de murs, la réalisation de dalles ou de chapes, la facturation se fait souvent au mètre carré. Dans ce cas, la part main-d’œuvre se situe généralement entre 20 € et 60 € / m², selon la complexité et les finitions attendues.
Enfin, certains artisans raisonnent aussi à la journée, notamment sur des chantiers de plusieurs jours. Une journée de maçonnerie est alors facturée entre 260 € et 400 €, ce qui correspond globalement aux tarifs horaires pratiqués.
👉 À noter :
Les frais de déplacement (trajet, carburant, stationnement) peuvent s’ajouter au devis. Un artisan proche du chantier permet généralement de réduire, voire d’éviter, ces coûts.
Devis réel d'artisan travaux de maçonnerie générale
Devis n°1 : travaux de maçonnerie intérieure dans une maison de 100 m2
Contexte du projet :
Dans cette maison de 100 m², les espaces intérieurs étaient très cloisonnés et peu adaptés aux usages actuels. Le propriétaire souhaite ouvrir certaines pièces pour créer un espace de vie plus fluide, tout en recréant des séparations là où c’est nécessaire. Ces travaux de maçonnerie intérieure permettent de redéfinir les espaces pour qu'ils s'adaptent mieux au quotidien du foyer, sans agrandir la maison.
| Désignation | Quantité | Prix unitaire | Total HT |
| Démolition de cloisons maçonnées existantes (parpaing plein) | 18 m³ | 60 € | 1 080 € |
| Construction de cloisons en béton cellulaire (ép. 7 cm – H = 2,50 m) | 28 m² | 85 € | 2 380 € |
| Préparation et sécurisation du chantier (protections, implantation) | 1 forfait | 850 € | 850 € |
| Reprises et finitions de maçonnerie | 1 forfait | 1 100 € | 1 100 € |
| Location de benne à gravats (8 m³) | 1 forfait | 300 € | 300 € |
| Évacuation et traitement des déchets | 1 forfait | 250 € | 250 € |
| Total HT | 6 060,00 € | ||
| TVA (10%) | 606,00 € | ||
| Total TTC | 6 666,00 € |
✅ Les points forts du devis
- Tarifs dans la moyenne du marché : les prix unitaires sont cohérents avec ce qui se pratique, sans exagération ni sous-évaluation.
- Bonne application du taux de TVA à 10 %, conforme à la rénovation dans un logement ancien.
- Devis clair et bien présenté, avec un descriptif lisible des postes et une structure facile à comprendre.
⚠️ Les points faibles du devis
- Finitions de maçonnerie peu détaillées : la ligne « reprises et finitions » à 1 100 € reste vague sur les prestations réellement incluses.
- Postes globaux en forfait sans décomposition : plusieurs lignes (préparation, évacuation, location de benne) sont au forfait, sans détail sur ce qu’elles comprennent précisément.
- Absence de localisation des travaux dans le logement : aucune indication sur les pièces concernées, ce qui limite la lisibilité de l’intervention prévue.
Devis n°2 : réagencement intérieur d'une maison de 80 m2
Contexte du projet :
Il s’agit d’un projet de rénovation globale d’une maison individuelle, motivé par l’évolution des besoins des occupants. Les propriétaires souhaitent réorganiser les volumes existants afin de créer un espace dédié à leur activité professionnelle, tout en préservant l’équilibre entre vie privée et vie de travail.
✅ Les points forts du devis
- Tarifs globalement justes et réalistes, dans la moyenne du marché pour chaque poste (démolition, placo, IPN, ragréage...).
- Bonne structuration du devis, avec un tableau clair, des quantités bien indiquées et une description lisible des prestations.
- Des conditions de paiement portées à la connaissance du client pour éviter tout malendu par la suite.
⚠️ Les points faibles du devis
- Main d’œuvre facturée au temps (110 h) sans ventilation par tâche : difficile d’estimer la part consacrée à chaque poste (IPN, enduits, placo...).
- Pas de détail sur la pose des cloisons BA13 : on ne sait pas si l’isolation phonique ou thermique est incluse, ni sur quel support elles sont montées.
- Le poste "ragréage autolissant" à 20 €/m² mériterait d’être précisé : on ne sait pas quelle épaisseur est prévue ni si le sol est préparé au préalable.
Quel taux de TVA s'applique ?
En France, le taux de TVA applicable aux travaux de maçonnerie dépend de la nature des travaux et de l'état du bâtiment. Voici un résumé des différents taux de TVA applicable :
TVA à 20 % : constructions neuves et transformations lourdes
Ce taux standard s'applique aux travaux de maçonnerie pour les nouvelles constructions, les surélévations et les reconstructions majeures. Il concerne également les travaux augmentant de plus de 10 % la surface de plancher ou ceux réalisés sur des habitations de moins de deux ans. Cela inclut les fondations, les murs porteurs et les nouveaux planchers.
TVA à 10 % : travaux de rénovation sur un logement de plus de deux ans
Ce taux intermédiaire est réservé aux travaux de rénovation sur des résidences achevées depuis plus de deux ans. Les travaux de maçonnerie concernés incluent l'abattement ou la construction de cloisons, l'ouverture ou la démolition de murs, la création de dalles et chapes en béton, ainsi que l'élévation de murs en parpaings ou en briques.
TVA à 5,5 % : travaux liés à la rénovation énergétique
Ce taux réduit s'applique aux travaux de maçonnerie liés à de la rénovation énergétique. Cela comprend les modifications de plâtrerie, de chape ou de dalle consécutives à des travaux d'isolation intérieure, à l'installation de système de chauffage décarbonné, ou encore le remplacement de fenêtres ou l'installation de volets isolants. La condition pour obtenir cette TVA réduite à 5,5 % est de recourir à une entreprise RGE pour les travaux.
Le Conseil du Pro : ne signez jamais un devis de maçonnerie sans vérifier ces points clés!
Romain, maçon depuis 8 ans dans l'Eure :
"Je suis dans le métier depuis 8 ans maintenant et je peux vous dire que j’ai vu et entendu des choses de la part de mes clients qui m’ont parfois fait sauter au plafond. Beaucoup de problèmes auraient pu être évités si les clients avaient étaient plus vigilants au départ. Avant toute chose, vérifiez toujours les assurances professionnelles du professionnel que vous rencontrez. La responsabilité civile et la garantie décennale doivent apparaître clairement et être valides. Sans cela, le moindre souci peut vite devenir compliqué. Ensuite, assurez-vous que le devis mentionne une date de début de chantier, et pas seulement une durée approximative. C’est ce qui engage réellement l’entreprise. Enfin, prenez le temps de lire le détail des prestations. En maçonnerie, ce qui n’est pas écrit est souvent source de mauvaises surprises une fois les travaux commencés."
Réduire le coût des travaux : pourquoi chercher un maçon au black est très risqué ?
Face au budget des travaux, la tentation de réduire la facture peut être forte. Le prix d’un maçon au black peut sembler attractif sur le moment, mais ce choix expose le propriétaire à des risques bien réels, souvent sous-estimés avant le chantier.
Un risque financier en cas de malfaçon ou de reprise
En faisant appel à un maçon non déclaré, aucune garantie ne s’applique. Si une cloison fissure, si une ouverture est mal réalisée ou si des reprises sont nécessaires, le coût des réparations est entièrement à la charge du propriétaire. Ce qui semblait être une économie peut rapidement se transformer en dépense imprévue bien plus élevée que le devis initial d’un professionnel déclaré.
Un risque juridique en cas d’accident sur le chantier
Un chantier de maçonnerie comporte toujours des risques : chute, blessure, dégâts matériels. Si le travailleur n’est pas déclaré et qu’un accident survient, la responsabilité peut incomber au propriétaire. Sans assurance professionnelle en face, les conséquences peuvent être lourdes, notamment sur le plan financier et juridique.
Un risque de complication en cas de vente
En l’absence de facture et d’assurance, il devient difficile de justifier certaines transformations lors d’une vente notamment pour des travaux qui impact la structure du bâtiment comme l'ouverture d'un mur porteur. Ce manque de traçabilité peut entraîner une négociation à la baisse, voire bloquer une vente.
Un risque de non-conformité des travaux
Sans devis détaillé ni cadre contractuel, rien ne garantit que les règles de l’art soient respectées. En maçonnerie, une erreur peut avoir des conséquences structurelles ou fonctionnelles. Le risque n’est pas visible immédiatement, mais peut apparaître des mois ou des années plus tard, sans possibilité de recours.
Nous vous mettons en relation avec des maçons déclarés, assurés et évalués, pour comparer des devis clairs et sécuriser vos travaux en toute sérénité.
🔍 Le vrai du faux
Est-ce qu’un maçon ne fait que des travaux lourds ?
❌ Faux…
Le maçon réalise aussi des travaux dits "de second œuvre" ou "de finition", comme les seuils, appuis de fenêtres, coffrages esthétiques ou enduits décoratifs.
Il peut aussi intervenir pour des ajustements précis, par exemple pour créer un niveau, rattraper une dalle, ou modifier une cloison.
💡 Pour des finitions solides et alignées avec les contraintes techniques, un maçon est souvent indispensable.
Les travaux de maçonnerie ne peuvent pas être faits en hiver à cause des températures ?
❌ Faux…
De nombreux travaux de maçonnerie peuvent démarrer en hiver, même s’il fait froid. Les professionnels savent adapter leurs techniques : bâchage, produits spéciaux, protection contre le gel…
Il n’est donc pas nécessaire de repousser un projet si les conditions sont maîtrisées.
💡 Un maçon expérimenté saura planifier le chantier au bon moment, même en basse saison.
📊 Étude Habitatpresto : les meilleures périodes pour contacter un pro
Nos données exclusives, issues de plus de 14 200 demandes de devis en maçonnerie, révèlent des tendances claires :

✅ Octobre à février : la meilleure période pour lancer votre projet de maçonnerie
Les demandes de devis en maçonnerie s’envolent de mars à juin (+30 % au-dessus de la moyenne annuelle), quand les particuliers lancent leurs chantiers extérieurs. Passé ce pic, l’activité ralentit dès juillet et reste plus basse jusqu’à la fin d’année (–25 % environ) : une période plus calme où il est souvent plus facile de trouver un professionnel disponible et de négocier ses tarifs.
Comment bien lancer un projet de maçonnerie ? La checklist à retenir
Vous êtes sur le point de faire le premier pas qui concrétisera vraiment votre projet ? Avant de vous mettre en relation avec des artisans maçon, certains points méritent d’être clarifiés. Bien cadrer votre projet permet de répondre précisément aux questions que se posera le maçon, de faciliter les échanges et d’obtenir un devis plus juste. À la clé : une meilleure compréhension du chantier, des travaux mieux maîtrisés et moins de surprises en cours de route.
1. Le type de travaux envisagé
Mur, muret, dalle, ouverture, extension, reprise de maçonnerie existante… Plus le projet est décrit précisément, plus le professionnel peut évaluer la charge de travail et la complexité du chantier.
2. La zone concernée et ses contraintes
Intérieur ou extérieur ? Accès facile ou passage étroit ? Terrain plat ou en pente ? Ces éléments influencent directement l’organisation du chantier, les moyens nécessaires et le coût final.
3. Les dimensions approximatives
Surface, longueur, hauteur, épaisseur prévue. Des ordres de grandeur suffisent pour permettre au maçon de proposer un chiffrage cohérent dès le départ.
4. L’état de l’existant
Support sain ou dégradé ? Présence de fissures, d’humidité, d’anciens ouvrages ? Un projet bien cadré tient compte de ce qui existe déjà, même si tout n’est pas visible.
5. Les démarches administratives éventuelles
Selon la nature des travaux, une déclaration préalable ou un permis peut être requis. Anticiper ce point évite de retarder le chantier une fois le devis accepté.
6. Les attentes en matière de rendu et de finitions
Aspect brut ou prêt à être recouvert, alignement avec l’existant, intégration dans l’environnement. Ces choix orientent les techniques utilisées et le temps de réalisation.
7. Le budget envisagé
Sans chercher un prix exact, indiquer une enveloppe permet au professionnel de proposer des solutions adaptées et réalistes.
8. Le calendrier souhaité
Début des travaux, contraintes personnelles, autres chantiers à prévoir ensuite. Un planning clair facilite l’organisation et limite les ajustements de dernière minute.
Maçonnerie et empreinte carbone
Constat
Les matériaux de construction comme le béton et les briques ont une empreinte carbone élevée. Le béton, en particulier, est responsable d'une grande quantité d'émissions de CO2, contribuant au changement climatique.
Le béton est en effet l'un des matériaux les plus utilisés au monde après l'eau, mais sa production est très énergivore et responsable de 5% des émissions mondiales de CO2. Chaque tonne de ciment produit environ 600 kg de CO2 en France, et jusqu'à 1000 kg à l'échelle mondiale (Concrete Dispatch) (La référence en habitation).
L’avis de la Rédaction
Pourquoi ne pas envisager des matériaux plus écologiques comme les briques en terre crue, les blocs de chanvre ou la pierre naturelle ? Ces matériaux offrent non seulement une excellente isolation thermique et phonique mais réduisent également l'impact environnemental de la construction.
Innovation française marquante
La région Hauts-de-France s'engage à utiliser des matériaux de construction plus durables dans le cadre du projet "Naturkub". Ce projet, mené par l'entreprise FRD-CODEM à Amiens, développe des matériaux innovants à base de terres crues et de granulats végétaux pour réduire l'empreinte carbone des constructions. La région soutient cette initiative financièrement et vise à promouvoir l'utilisation de ressources locales comme le miscanthus et la paille de colza. Une feuille de route a été adoptée pour accompagner la transition vers des bâtiments plus écologiques, en améliorant leur performance énergétique et en intégrant des énergies renouvelables (Hauts-de-France Entreprises).
🔨 Réalisation : réalisation d'une dalle béton pour terrasse
Description du projet : Dalle béton pour une terrasse de 20 m2 en carrelage travertin.
Coût total du projet : 3 000 € (dont 1 200 € pour la réalisation de la dalle béton).

" Habitatpresto nous a trouvé très rapidement plusieurs entreprises de maçonnerie (objet de notre recherche ) qui de sont déplacées et proposer des devis. " Bilien Pierre

FAQ utile
Quel est le prix moyen d'une piscine maçonnée ?
Quels sont les matériaux les plus utilisés en maçonnerie ?
Est-ce que tous les travaux de maçonnerie sont couverts par la garantie décennale ?
La maçonnerie coûte‑t‑elle plus cher qu’une structure en bois ?
Qu'est-ce que la maçonnerie paysagère ?
Références :
- Plusieurs taux de TVA, impots.gouv.fr
- Choisir l’épaisseur d’un mur de maison et sa nature, qualitel.org
- Monter des murs en maçonnerie de petits éléments, batirama.com
- Image principale par lovelyday12 via Adobe Stock
Lexique utile
- Adjuvant plastifiant : Produit ajouté aux mortiers et bétons pour améliorer leur maniabilité et leur résistance sans augmenter la quantité d’eau.
- Aggloméré : Bloc de béton préfabriqué utilisé en maçonnerie, aussi appelé parpaing. Disponible en version creuse ou pleine selon l’usage.
- Appui de baie : Élément en béton ou en pierre installé sous une fenêtre ou une porte pour évacuer l’eau de pluie et protéger le mur.
- Béton armé : Béton renforcé par des armatures métalliques (treillis soudé, fers torsadés) pour augmenter sa résistance aux charges et aux fissurations.
- Béton fibré : Béton contenant des fibres métalliques ou synthétiques pour améliorer sa résistance aux fissures et aux chocs.
- Bloc à bancher : Parpaing creux conçu pour être rempli de béton après la pose, utilisé pour des murs porteurs et les piscines en maçonnerie.
- Chaînage horizontal et vertical : Renfort en béton armé coulé dans les murs pour assurer leur rigidité et limiter les fissures dues aux mouvements du bâtiment.
- Coffrage : Structure temporaire en bois ou en métal utilisée pour donner une forme précise au béton avant son durcissement.
- Dalle en béton : Surface horizontale en béton coulée pour servir de plancher, de terrasse ou de support pour une construction.
- Ferraillage : Disposition des barres d’acier dans le béton pour renforcer sa résistance structurelle.
- Fondation filante : Tranchée remplie de béton servant de base aux murs porteurs pour garantir la stabilité d’une construction.
- Hydrofuge de masse : Produit incorporé au béton ou au mortier pour réduire sa porosité et empêcher l’infiltration d’eau.
- Joint de dilatation : Espace laissé entre deux éléments de maçonnerie pour absorber les variations dimensionnelles dues aux changements de température.
- Linteau : Élément horizontal en béton, acier ou bois placé au-dessus d’une ouverture (porte, fenêtre) pour supporter la charge du mur supérieur.
- Maçonnerie hourdée : Assemblage de blocs (parpaings, briques, pierres) avec un mortier, assurant leur liaison et leur stabilité.
- Mortier bâtard : Mélange de ciment, chaux et sable utilisé pour améliorer l’adhérence et la flexibilité des assemblages en maçonnerie.
- Mur de refend : Mur intérieur porteur servant à répartir les charges dans un bâtiment et à renforcer la structure.
- Parpaing creux : Bloc de béton alvéolé, le plus couramment utilisé en construction pour sa légèreté et son bon rapport qualité/prix.
- Planelle : Petit bloc en béton placé en bord de dalle pour assurer une finition propre et limiter les ponts thermiques.
- Pont thermique : Zone de déperdition de chaleur due à une discontinuité dans l’isolation. Les murs en maçonnerie doivent être isolés pour éviter ce problème.
- Pose à joint mince : Technique d’assemblage de blocs de maçonnerie avec un mortier très fin, réduisant les ponts thermiques et accélérant la construction.
- Rejointoiement : Opération consistant à refaire les joints entre des briques ou des pierres pour améliorer l’étanchéité et l’esthétique d’un mur ancien.
- Résistance à la compression : Capacité d’un matériau de maçonnerie (béton, brique, pierre) à supporter une charge sans se fissurer.
- Soubassement : Partie basse d’un mur reposant sur les fondations, souvent réalisée en béton ou en parpaing pour assurer une bonne résistance à l’humidité.
- Talochage : Action de lisser un enduit ou un mortier avec une taloche pour obtenir une finition régulière.
- Vide sanitaire : Espace entre le sol et le plancher bas d’une construction permettant d’éviter les remontées d’humidité et d’améliorer l’isolation thermique.
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