Une fissure sur un mur extérieur peut être plus qu'un simple défaut esthétique : elle peut révéler des problèmes structurels à ne pas négliger. Selon son ampleur et sa cause, le coût de réparation peut varier de quelques centaines à plusieurs milliers d’euros. Injection de résine, couturage, rejointoiement ou même reprise en sous-œuvre… chaque technique a son prix. Découvrez les solutions adaptées et leur coût estimatif pour anticiper au mieux votre budget et éviter que la situation ne s’aggrave.
Quel prix pour réparer une grosse fissure sur mur extérieur ?
Réparer une fissure de maison, quelle soit grosse ou plus fine, peut représenter un coût très variable selon plusieurs critères comme la technique utilisée et la complexité des travaux. Il faut bien retenir que dans le cadre de fissures sur les murs extérieurs, il s'agit presque de cas par cas. Néanmoins, voici un tableau des prix moyens pour les techniques de réparation les plus répandues :
| Technique de réparation | Prix moyen |
| Diagnostic fissure | entre 500 et 2 000 € |
| Réparation par injection | 50 à 150 € / ml |
| Technique du couturage (agrafe) | 20 à 100 € / m2 |
| Rejointoiement des murs en briques | 60 à 80 € / m2 |
| Reprise en sous-œuvre | À partir de 10 000 € |
Les prix moyens des techniques de réparations sont exprimés hors travaux de finition.
Exemples de prix réels pour réparer de grosses fissures
Cas 1 : Maison ancienne en briques dans le centre-ville
Situation : Une maison de 100 ans située en centre-ville présente une fissure profonde de 5 mètres de long sur le mur extérieur en briques. Cette fissure a été causée par des mouvements de terrain.
- Méthode de réparation : Rejointoiement des murs en briques et pose de bandes de renfort pour stabiliser la structure.
- Fourchette de prix : 1 200 à 1 500 €
Cas 2 : Pavillon moderne en béton dans une zone sujette à la sécheresse
Situation : Un pavillon construit dans les années 1990 dans une région régulièrement touchée par la sécheresse présente plusieurs fissures de 2 à 3 mètres de long sur les murs en béton, dues à des mouvements du sol.
- Méthode de réparation : Réparation par injection de résine pour combler les fissures profondes et scellement avec un produit d’étanchéité pour empêcher les infiltrations d’eau.
- Fourchette de prix : 1 200 à 1 800 €
Cas 3 : Maison de campagne avec fondations affaiblies
Situation : Une maison de campagne ancienne, située sur un terrain en pente, montre deux fissures importantes d'environ 4 mètres sur un mur porteur. La fissure est due à un affaissement des fondations.
- Méthode de réparation : Reprise en sous-œuvre pour stabiliser les fondations, suivie de la technique du couturage pour sécuriser la fissure.
- Fourchette de prix : 13 000 à 20 000 €
Les critères qui influencent le prix de réparation d’une fissure
Le coût de réparation d’une fissure varie principalement en fonction de quelques critères clés, qui permettent d’expliquer les écarts de prix d’un chantier à l’autre.
- La taille, la profondeur et le nombre de fissures : une fissure large, profonde ou présente sur plusieurs zones demande plus de temps d’intervention et davantage de matériaux, ce qui impacte directement le budget.
- Le type de mur et le matériau : béton, brique ou parpaing ne se réparent pas de la même manière et n’impliquent pas les mêmes techniques ni les mêmes produits.
- L’accessibilité de la zone à réparer : une fissure située en hauteur ou dans une zone difficile d’accès nécessite parfois un échafaudage ou des moyens spécifiques.
- Les travaux de préparation : diagnostic, nettoyage, purge des parties friables ou mise en sécurité du support peuvent être nécessaires avant la réparation.
- La technique de réparation choisie : injection, couturage, reprise de maçonnerie ou simple reprise d’enduit n’ont pas le même coût ni la même complexité.
- Les finitions après réparation : rejointoiement, enduit de façade ou peinture peuvent s’ajouter pour retrouver un rendu homogène.
Comment réparer une grosse fissure dans un mur extérieur ?
Il ne suffit pas d'appliquer un enduit de surface pour réparer un fissure. C'est pas parce qu'on ne la voit plus, qu'elle n'est plus là. Pire, une fissure large ou profonde traduit souvent un désordre plus complexe, parfois structurel. La technique de réparation doit donc être choisie avec précision, en fonction du type de fissure, du support et de son évolution dans le temps. C’est ce qui conditionne la durabilité des travaux.
L’importance d’un diagnostic d’expert avant toute intervention
Avant toute réparation, un professionnel commence par analyser la fissure : largeur, profondeur, orientation, forme (verticale, horizontale, en escalier), mais aussi son évolution. Une fissure figée ne se traite pas de la même manière qu’une fissure active.
Ce diagnostic permet d’identifier l’origine exacte du désordre : défaut de fondation, mouvement de terrain, retrait-gonflement des argiles, infiltration d’eau, absence de chaînage, ou simple vieillissement du bâti. Sans cette lecture préalable, une réparation peut masquer le problème sans le résoudre.
C’est cette étape qui permet de déterminer la bonne technique, d’éviter des travaux inutiles et de sécuriser le bâtiment sur le long terme.
Réparation par injection : restaurer la cohésion interne du mur
La réparation par injection est utilisée lorsque la fissure est profonde ou traversante, et qu’elle affecte la continuité du mur sans nécessiter de reprise lourde de structure.
Le principe repose sur une intervention en profondeur. Le professionnel prépare la fissure, puis réalise des forages précis le long de celle-ci, à des intervalles calculés selon l’épaisseur du mur. Des injecteurs sont ensuite posés et scellés pour permettre une injection maîtrisée.
Le matériau injecté est choisi en fonction du comportement de la fissure et du support :
- résine époxy pour une fissure stabilisée nécessitant un renforcement rigide,
- résine polyuréthane plus souple si de légers mouvements sont encore possibles,
- coulis cimentaire dans certains cas de maçonnerie traditionnelle.
Injecté sous pression, le produit pénètre dans les microvides, chasse l’air et l’humidité, puis durcit. Le mur retrouve ainsi une cohésion interne, limitant les risques de réouverture et d’infiltration.
🛠️ Technique recommandée si : fissure profonde, mur en béton ou parpaing, fissure stabilisée ou faiblement évolutive.
🕒 Durée moyenne : 1 journée d’intervention, hors finitions de façade.
🔒 Limites : inefficace si la fissure est liée à un mouvement de fondation non traité.
Technique du couturage (agrafage) : renforcer mécaniquement la maçonnerie
Le couturage, aussi appelé agrafage, est une technique de réparation structurelle. Elle est utilisée lorsque la fissure traduit une rupture mécanique du mur et qu’un simple comblement serait insuffisant.
L’intervention consiste à créer des saignées perpendiculaires à la fissure, espacées régulièrement sur toute sa longueur. Dans ces réservations, le professionnel insère des agrafes métalliques, généralement en acier inoxydable, capables de reprendre les efforts mécaniques.
Les agrafes sont ensuite scellées avec un mortier de réparation structurelle à haute adhérence. Une fois l’ensemble durci, le mur fonctionne comme s’il était armé localement. Les tensions sont redistribuées et la fissure est mécaniquement stabilisée.
Cette technique est souvent associée à une injection ou à un enduit fibré en finition, afin d’assurer à la fois solidité et étanchéité.
🛠️ Technique recommandée si : fissure large, fissure évolutive, mur porteur, fissure liée à un mouvement structurel.
🕒 Durée moyenne : de 1 à 3 jours selon la longueur de la fissure.
🔒 Limites : nécessite que la cause du mouvement soit stabilisée ou traitée.
Rejointoiement des murs en briques : restaurer la cohésion du parement
Sur un mur en briques ou en pierre, les fissures apparaissent souvent au niveau des joints, qui jouent un rôle essentiel dans la stabilité de l’ensemble. Le rejointoiement permet de restaurer cette fonction structurelle, tout en traitant l’aspect esthétique.
Le professionnel commence par purger les joints dégradés sur une profondeur suffisante, afin d’éliminer toute zone friable. Le support est ensuite nettoyé et humidifié pour garantir l’adhérence du nouveau mortier.
Le choix du mortier est déterminant. Un mortier trop rigide peut créer de nouvelles fissures, notamment sur les bâtiments anciens. Le professionnel adapte donc la formulation (chaux, mortier bâtard, mortier spécifique façade) au support existant.
Une fois refaits, les joints assurent à nouveau la cohésion entre les éléments, la répartition des efforts et la protection contre l’eau.
🛠️ Technique recommandée si : fissures localisées dans les joints, mur en briques ou pierre, fissure non structurelle.
🕒 Durée moyenne : de quelques heures à plusieurs jours selon la surface.
🔒 Limites : inadaptée aux fissures traversantes ou structurelles.
Reprise en sous-œuvre : traiter la cause profonde des fissures
Lorsque la fissure est liée à un désordre de fondation, aucune réparation de façade ne peut être durable sans une intervention à la base du bâtiment. La reprise en sous-œuvre vise à stabiliser le bâti en profondeur.
Cette technique consiste à renforcer ou à recréer les fondations existantes, afin de transférer les charges vers un sol plus stable. Selon la configuration, plusieurs solutions peuvent être mises en œuvre : micropieux, longrines, injections de résine expansive ou renforcement béton.
Les travaux sont réalisés par phases successives pour éviter tout déséquilibre de la structure. Une fois le sol stabilisé, les fissures peuvent être réparées en surface avec une bien meilleure garantie de tenue dans le temps.
🛠️ Technique indispensable si : fissures larges et évolutives, fissures en escalier, maison en zone argileuse, affaissement du terrain.
🕒 Durée moyenne : plusieurs jours à plusieurs semaines.
🔒 Limites : intervention lourde, coûteuse, mais souvent incontournable.
Les différents types de fissures de maison : profils et causes à connaître
Une fissure raconte toujours quelque chose sur l’état du bâtiment. Sa forme, sa largeur et son emplacement donnent des indices précieux sur son origine. Savoir identifier son profil permet d’éviter les erreurs de diagnostic et les réparations inefficaces.
Fissures fines à moyennes : un signe de contrainte du bâti
Ces fissures sont plus marquées et traduisent souvent un léger mouvement du bâtiment. Elles apparaissent fréquemment autour des ouvertures ou aux jonctions de matériaux. Elles doivent être surveillées, car leur aggravation peut annoncer un désordre plus sérieux.
🧐 Comment les reconnaître ?
- largeur comprise entre 0,2 et 2 mm,
- tracé vertical, oblique ou horizontal,
- localisation autour des fenêtres, portes ou angles,
- évolution lente possible.
Cause fréquente : tassement différentiel du sol, dilatation thermique, défaut de chaînage ou hétérogénéité des matériaux.
Fissures larges ou traversantes : un désordre structurel à ne pas ignorer
Une fissure large est souvent visible à l’œil nu et peut être ressentie au toucher. Lorsqu’elle traverse le mur, elle constitue un point de fragilité majeur. Ces fissures nécessitent systématiquement un diagnostic professionnel avant toute réparation.
🧐 Comment les reconnaître ?
- largeur supérieure à 2 mm,
- fissure visible des deux côtés du mur,
- passage possible de l’air ou de l’humidité,
- évolution rapide ou continue.
Cause fréquente : affaissement de fondation, sol instable, mouvement structurel actif.
Fissures en escalier : typiques des murs en maçonnerie
Les fissures en escalier suivent les joints des briques ou des parpaings. Leur tracé est caractéristique et souvent facile à identifier. Elles sont rarement purement esthétiques et doivent être prises très au sérieux.
🧐 Comment les reconnaître ?
- tracé en forme d’escalier,
- fissure localisée dans les joints,
- apparition près des ouvertures ou sur les façades latérales,
- mur en briques, parpaings ou pierres.
Cause fréquente : tassement différentiel du sol, mouvement des fondations, contraintes mal réparties.
Fissures horizontales : un signal d’alerte important
Les fissures horizontales sont moins courantes, mais elles figurent parmi les plus préoccupantes. Elles apparaissent souvent à mi-hauteur du mur ou au niveau des planchers. Ce type de fissure justifie presque toujours une expertise approfondie.
🧐 Comment les reconnaître ?
- tracé horizontal continu,
- fissure longue et régulière,
- localisation à hauteur de plancher ou de soubassement,
- possible déformation visible du mur.
Cause fréquente : poussée du terrain, surcharge structurelle, défaut de chaînage horizontal.
Fissures verticales : retrait des matériaux ou liaison défaillante
Les fissures verticales apparaissent fréquemment à la jonction de deux parties du bâtiment ou sur des murs soumis à des contraintes différentes. Leur gravité dépend principalement de leur évolution dans le temps.
🧐 Comment les reconnaître ?
- tracé vertical rectiligne,
- fissure souvent localisée sur toute la hauteur,
- apparition sur les murs récents ou extensions,
- largeur variable selon la hauteur.
Cause fréquente : retrait des matériaux, mouvement différentiel entre deux volumes, défaut de liaison structurelle.
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Géorisques
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Est-ce grave d'avoir des fissures dans une maison ?
Avoir des fissures dans une maison n’est pas toujours grave, mais certaines doivent être prises très au sérieux. Des microfissures superficielles peuvent apparaître avec le temps sur les enduits ou les finitions, sans conséquence sur la structure du bâtiment. En revanche, une fissure large, traversante, en escalier ou qui évolue dans le temps peut révéler un désordre plus profond, comme un mouvement de terrain, un problème de fondation ou une contrainte structurelle mal répartie.
Ce n’est donc pas la présence d’une fissure en soi qui est inquiétante, mais son profil, son évolution et les signes associés (infiltrations, déformations...). Dans le doute, un diagnostic permet de distinguer un simple défaut d’aspect d’un problème structurel et d’éviter des réparations inefficaces ou trop tardives.
🔍 Le vrai du faux
Est-ce vrai que les fissures apparaissent uniquement sur les vieilles maisons ?
❌ Faux…
Même les constructions récentes peuvent fissurer, notamment dans les premières années après leur édification. Cela peut être dû au tassement du sol, à un défaut de mise en œuvre, notamment au niveau des fondations, ou à une sécheresse intense.
Le béton, les enduits ou les matériaux de façade subissent naturellement des retraits et des mouvements. Ce phénomène n’est pas réservé aux bâtiments anciens.
💡 Les premières années d’une maison neuve sont cruciales : inspectez régulièrement les façades pour repérer d’éventuelles fissures évolutives.
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Qui contacter en premier en cas de grosse fissure sur la façade ?
Lorsqu’on découvre une grosse fissure sur un mur extérieur, le bon réflexe est de s’adresser en premier à un maçon qualifié. C’est le professionnel le plus à même d’évaluer, dans un premier temps, la gravité d’une fissure. Est-ce qu'il s'agit d'une fissure liée à la structure du bâtiment ou d'un simple désordre de façade, et d’orienter vers la solution adaptée. Un maçon expérimenté sait faire la différence entre une fissure superficielle et un problème plus profond, et peut, si nécessaire, recommander de faire appel à un expert fissure indépendant.
Cette première prise de contact permet de poser un avis technique fiable, sans engager de travaux inutiles. Une fois la cause identifiée, le maçon peut soit réaliser lui-même les réparations, soit coordonner l’intervention d’autres corps de métier, notamment pour les finitions de façade.
📊 Étude Habitatpresto : les meilleures périodes pour contacter un maçon
Nos données exclusives, issues de plus de 14 200 demandes de devis en maçonnerie, révèlent des tendances claires :

✅ Octobre à février : la meilleure période pour lancer votre projet de maçonnerie
Les demandes de devis en maçonnerie s’envolent de mars à juin (+30 % au-dessus de la moyenne annuelle), quand les particuliers lancent leurs chantiers extérieurs. Passé ce pic, l’activité ralentit dès juillet et reste plus basse jusqu’à la fin d’année (–25 % environ) : une période plus calme où il est souvent plus facile de trouver un professionnel disponible et de négocier ses tarifs.
Quelles sont les conséquences d’une fissure non traitée ?
Une fissure sur un mur extérieur n’évolue jamais dans le bon sens lorsqu’elle n’est pas traitée. Avec le temps, elle devient un point faible permanent du bâti et entraîne une série de désagréments qui impactent directement l'esthétique, le confort et la valeur du logement.
L’humidité s’installe progressivement dans le logement
La fissure agit comme une voie d’entrée pour l’eau de pluie. À chaque épisode pluvieux, l’humidité pénètre un peu plus profondément dans le mur, puis migre vers l’intérieur. Les premiers signes sont souvent discrets, mais ils finissent par se multiplier : traces d’humidité, odeurs persistantes, moisissures. Une fois l’humidité installée, les travaux ne concernent plus uniquement la façade. Ils peuvent s’étendre aux murs intérieurs, aux revêtements, voire aux équipements.
Le confort thermique se dégrade au fil des saisons
Une fissure crée une rupture dans l’enveloppe du bâtiment. En hiver, le froid s’infiltre. En été, la chaleur pénètre plus facilement. Le logement devient plus difficile à chauffer ou à rafraîchir, sans que la cause ne soit immédiatement identifiable. Cette perte d’efficacité thermique se traduit par une sensation d’inconfort, mais aussi par une hausse progressive des dépenses énergétiques. Une fissure non traitée finit souvent par peser sur les factures.
L’aspect extérieur de la maison se détériore
Avec le temps, une fissure s’élargit, se ramifie et se marque visuellement. La façade perd de son homogénéité et donne une impression de bâti mal entretenu, même si le reste de la maison est en bon état. Cette dégradation visuelle est rarement neutre. Elle influence la perception du logement, aussi bien pour les occupants que pour les visiteurs ou de futurs acquéreurs.
La valeur du bien immobilier peut être impactée
Une fissure visible est systématiquement relevée lors d’une estimation, d’une vente ou d’une expertise. Elle soulève des interrogations sur l’état général du bâtiment et sur les travaux à prévoir. Même sans projet de vente immédiat, une fissure non réparée peut peser sur la valeur du bien, compliquer une transaction future ou servir de levier de négociation à la baisse.
💡 Bon à savoir :
D’après une analyse relayée par Le Parisien, les professionnels de l’immobilier constatent que des désordres apparents, comme des fissures importantes en façade, entraînent très souvent une décote significative lors de la vente. Dans les situations jugées préoccupantes par les acheteurs (travaux structurels à prévoir, incertitude sur l’origine des fissures), la baisse du prix peut atteindre
20 % à 50 % par rapport à la valeur initialement espérée, le temps que le problème soit traité ou clairement chiffré.
Quelle est l'indemnisation de l'assurance en cas de fissures ?
L’indemnisation de l’assurance en cas de fissures dépend avant tout de l’origine du désordre. En règle générale, une assurance habitation classique ne couvre pas les fissures liées au vieillissement naturel du bâtiment, à un défaut d’entretien ou à un mouvement progressif du sol.
En revanche, certaines fissures peuvent être prises en charge lorsqu’elles résultent d’un événement garanti, comme une catastrophe naturelle (sécheresse, réhydratation des sols) ou d'un dommage couvert par une garantie spécifique. C’est notamment le cas lorsque l’état de catastrophe naturelle est reconnu par arrêté ministériel : l’assurance peut alors indemniser les réparations, sous réserve de respecter les délais de déclaration (généralement 5 jours) et de fournir les justificatifs demandés. L’indemnisation dépend aussi de la gravité des fissures, de leur caractère structurel et des conclusions de l’expertise mandatée par l’assureur. Dans tous les cas, un diagnostic précis et documenté est indispensable pour espérer une prise en charge.
👉 Vérifiez bien les clauses de votre contrat pour connaître l'étendue de la couverture et les exclusions éventuelles.
Quelles garanties peuvent couvrir des fissures après travaux ?
Plusieurs garanties et assurances peuvent vous couvrir selon la nature de la fissure et les circonstances de son apparition. Voici les principales options d'indemnisation :
Garantie de parfait achèvement : la responsabilité d'un artisan après des travaux
La garantie de parfait achèvement couvre tous les défauts signalés par le propriétaire au cours de l'année suivant la réception des travaux de construction ou de rénovation. Si la fissure apparaît dans cette période, vous devez la notifier à l'entrepreneur par lettre recommandée avec accusé de réception. L'entrepreneur est alors tenu de réparer les dommages sans frais supplémentaires pour vous. Cette garantie est une protection essentielle pour les défauts et vices apparents constatés après la fin des travaux.
Exemple concret :
Après une rénovation de façade, une fissure verticale apparaît quelques mois plus tard autour d’une fenêtre. Le propriétaire recontacte l’entreprise ayant réalisé les travaux. La fissure étant apparue dans l’année suivant la réception, l’artisan intervient au titre de la garantie de parfait achèvement pour reprendre l’enduit et corriger la zone concernée.
Garantie décennale : quand ça touche à la solidité du bâtiment
La garantie décennale couvre les dommages qui compromettent la solidité de la structure ou rendent le bâtiment impropre à sa destination pendant une durée de dix ans après la réception des travaux. Les fissures importantes et structurelles, résultant par exemple de problèmes de fondation, peuvent entrer dans le cadre de cette garantie. Pour faire jouer cette garantie, il est nécessaire de contacter l'entrepreneur ou le constructeur responsable et de déclarer le sinistre. En cas de litige, vous pouvez faire appel à votre assurance protection juridique si vous en avez une, pour vous assister dans les démarches.
Exemple concret :
Trois ans après la construction d’une maison, des fissures en escalier apparaissent sur un mur porteur. Une expertise révèle un tassement différentiel lié aux fondations. Le constructeur est mis en cause et la réparation est prise en charge au titre de la garantie décennale, car la solidité de l’ouvrage est affectée.

Lexique utile
- Affaissement différentiel : Mouvement irrégulier du sol sous les fondations, provoquant des fissures importantes sur les murs extérieurs. Avant toute réparation, il est essentiel de stabiliser le terrain pour éviter la réapparition des fissures.
- Agrafes en inox : Tiges métalliques insérées en quinconce dans le mur pour stabiliser une fissure structurelle. Elles permettent de solidariser les deux parties du mur et de limiter l’évolution de la fissuration.
- Béton de réparation fibré : Mortier renforcé par des fibres synthétiques ou métalliques, utilisé pour combler les fissures profondes et améliorer la résistance mécanique du mur.
- Coulis de ciment injecté : Mélange liquide de ciment, d’eau et d’adjuvants, introduit sous pression dans une fissure pour la combler en profondeur et renforcer la solidité du mur.
- Dilatation thermique : Variation dimensionnelle des matériaux sous l’effet des écarts de température, pouvant provoquer des fissures récurrentes si le mur n’est pas conçu avec des joints de dilatation adaptés.
- Enduit de façade fibré : Revêtement épais contenant des fibres pour une meilleure souplesse et résistance aux fissurations. Il est souvent appliqué en finition après la réparation des fissures.
- Époxy de scellement : Résine ultra-résistante utilisée pour combler et renforcer une fissure traversante sur un mur extérieur, idéale pour des réparations durables en présence de charges importantes.
- Fissure active : Fissure qui évolue dans le temps en raison de contraintes structurelles ou de mouvements du sol. Une surveillance régulière et une stabilisation du bâti sont nécessaires avant réparation.
- Fissure en escalier : Cassure typique des murs en briques ou en parpaings, suivant les joints horizontaux et verticaux. Elle indique souvent un problème de fondation ou de surcharge sur le mur.
- Joint de fractionnement : Coupure volontaire réalisée dans un mur pour absorber les dilatations et contractions naturelles des matériaux et limiter l’apparition de nouvelles fissures.
- Mastic acrylique extérieur : Produit souple utilisé pour reboucher les petites fissures non structurelles, offrant une bonne étanchéité et une résistance aux intempéries.
- Micropieux de renforcement : Fondations profondes installées sous un bâtiment pour stabiliser un mur fissuré à la suite d’un tassement du sol. Solution efficace mais coûteuse, réservée aux fissures graves.
- Mortier de reconstitution : Mélange spécifique permettant de rebâtir les parties de mur endommagées après la réparation d’une fissure. Il doit être compatible avec le matériau d’origine (pierre, brique, béton).
- Parement de protection : Revêtement ajouté sur un mur réparé pour protéger les zones fissurées contre les intempéries et limiter les dégradations futures. Il peut être en enduit, en bardage ou en pierre collée.
- Passivation des armatures : Traitement appliqué sur les fers à béton corrodés après l’ouverture d’une fissure sur un mur en béton armé. Il empêche la reprise de la corrosion et préserve la structure.
- Profilé de renfort métallique : Élément fixé sur un mur pour stabiliser une fissure traversante et éviter qu’elle ne s’élargisse sous l’effet des contraintes mécaniques.
- Puits de décompression : Forage réalisé à proximité des fondations pour réduire la pression de l’eau dans le sol et limiter les risques de mouvement entraînant des fissurations.
- Reprise en sous-œuvre : Technique consistant à renforcer ou reconstruire une fondation défaillante afin de stopper l’évolution des fissures d’un mur extérieur. Elle peut inclure la pose de longrines ou l’injection de résine expansive.
- Résine polyuréthane injectée : Produit utilisé pour combler les fissures fines et profondes sur un mur en béton ou en parpaing. Sa souplesse lui permet d’absorber les légers mouvements structurels.
- Surfaçage du mur : Remise à niveau de la façade après réparation des fissures par application d’un enduit, permettant d’homogénéiser l’aspect du mur et d’améliorer sa protection contre l’eau.
- Traitement hydrofuge : Protection appliquée sur un mur extérieur après la réparation des fissures pour empêcher les infiltrations d’eau et prolonger la durabilité du revêtement.
- Trame en fibre de verre : Maille souple insérée dans un enduit de façade pour renforcer la zone réparée et prévenir la réapparition des fissures.
- Tirants d’ancrage : Barres métalliques insérées à travers un mur pour relier les deux parties d’une fissure structurelle et empêcher leur écartement progressif.
Références :
- Tout savoir sur les fissures de maison : causes, dangers et réparations, Qualitel
- Pathologie des façades, CSTB
- Réparer une fissure de mur extérieur et intérieur en 3 étapes, Vidéo Maison Étanche par Arcane Industrie
- Dossier expert sur le retrait-gonflement des argiles, Géorisques
- Image principale par bildlove via Adobe Stock
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