5ème vague de Covid : de nouvelles mesures pour protéger le BTP

Adrien Maridet - Le 04/01/2022
Dans cet article :

    Alors que la pression liée à la cinquième vague de Covid-19 s'accentue ces dernières semaines, le secteur du BTP s'inquiète de voir l'avancée des chantiers être mise à mal par la flambée de cas positifs ou de cas contacts. Soucieux de "freiner la propagation du virus, soulager les services hospitaliers et éviter la désorganisation" de l'économie, le Gouvernement a pris de nouvelles mesures. Ces dernières sont entrées en vigueur ce lundi 3 janvier 2022, et ce, pour une durée de 3 semaines, a minima. Détails.


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    La cinquième vague redoutée par le secteur du BTP

    Face à la forte reprise épidémique constatée ces dernières semaines en raison notamment de la progression fulgurante du variant Omicron, les incertitudes et inquiétudes sont grandes du côté des professionnels du BTP. Et pour cause, bon nombre d'entreprises sont confrontées à une flambée des obligations d'isolement, du fait d'une multiplication de cas contacts ou positifs depuis plusieurs semaines. Salariés, chefs d'entreprise..., personne n'est épargné.

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    Des obligations d'isolement à la pelle

    Mises en place pour freiner la propagation du virus, ces absences répétées et plus ou moins longues d'un ou de plusieurs collaborateurs entraînent une désorganisation des entreprises, mais aussi des baisses d'activité. Des conséquences malvenues en ces temps de crise sanitaire qui mettent à mal la santé financière, déjà fragile, de nombreuses sociétés, notamment les TPE.

    Une situation délicate qui s'apparente à celle connue par les professionnels du BTP lors du premier confinement, prévient Jean-Christophe Repon, président de la Confédération de l'artisanat et des petites entreprises du bâtiment (Capeb), invité par France Info, le 24 décembre dernier.

    "Je ne suis pas optimiste sur le niveau d'activité du début d'année 2022", s'inquiète le président du syndicat patronal de l'artisanat du bâtiment. Avant d'ajouter : "Nous serons très vigilants, après avoir mis plus d'un an à retrouver un niveau d'activité qui soit au-dessus de celui de 2019".

    De nouvelles mesures prises par le Gouvernement

    Pour ne pas mettre à l'arrêt le pays et toute son économie comme lors du premier confinement décrété mi-mars 2020, le Gouvernement a pris des dispositions, assurant "vouloir adapter les protocoles" sur les chantiers, notamment concernant l'isolement des cas contacts, comme expliqué par la ministre chargée du Logement, Emmanuelle Wargon.

    "Il n'y aura pas de paralysie"

    Pas question, donc, d'ordonner un arrêt total et massif des chantiers, qui avait laissé des traces au printemps 2020. "Il n'y aura pas de paralysie parce que nous avons appris à vivre avec le virus", a insisté l'ancienne secrétaire d'État.

    "On a su reprendre les chantiers en 2020, on saura les maintenir en 2022. Nous disposons d'un guide de l'OPPBTP qui nous permet de maintenir l'activité. Les artisans ont des beaux carnets de commandes, on trouvera la manière de s'adapter", a souligné Emmanuelle Wargon, invitée par France Info, le 24 décembre.

    Des règles d'isolement assouplies

    L'exécutif a rapidement joint la parole aux actes, réduisant la durée d'isolement de 10 à 7 jours. Ainsi, depuis ce lundi 3 janvier 2022, et pour une durée de 3 semaines, les personnes testées positives au Covid-19 et disposant d'un schéma vaccinal complet devront s'isoler pendant 7 jours, qu'il s'agisse du variant Delta ou Omicron. En parallèle, cet isolement pourra être levé au bout de 5 jours en cas de test antigénique ou de PCR négatif et en l'absence de signes cliniques d'infection depuis 48 heures.

    De leur côté, les personnes contaminées non-vaccinées ou avec un schéma vaccinal incomplet devront continuer à s'isoler 10 jours. Une levée de la quarantaine sera possible au bout de 7 jours, selon les mêmes conditions, citées ci-dessus.

    Concernant les cas contacts, le Gouvernement a aussi décidé d'assouplir les règles d'isolement. Les personnes ayant été en contact avec un individu positif au Covid-19, mais disposant d'un schéma vaccinal complet, sont désormais dispensées de quarantaine. Elles devront néanmoins s'assurer d'être négatives, et si tel est le cas, "réaliser une surveillance par autotests 2 et 4 jours après la date du dernier contact" avec la personne contaminée.

    En revanche, les cas contacts non-vaccinés ou n'ayant pas effectué leur rappel à temps devront s'isoler 7 jours. À l'issue de cette période d'isolement, une sortie de quarantaine sera possible, après avoir obtenu un résultat de test antigénique ou PCR négatif.

    ⚠️
    Important :
    Le délai pour obtenir la dose de rappel vaccinal a été abaissé à 3 mois (contre 5, puis 4 mois jusqu'alors) par l'exécutif, le 28 décembre. D'autre part, à compter du 15 février, une personne de plus de 18 ans verra son pass sanitaire être automatiquement désactivé si le rappel n'a pas été fait dans un délai de 4 mois après la dernière injection (contre 7 mois auparavant). Concernant le pass vaccinal, amené à remplacer le pass sanitaire, le sujet épineux a été débattu à l'Assemblée nationale ce lundi 3 janvier. Mais contre toute attente, le projet de loi a été rejeté par la majorité des députés présents. Après 3 jours de débats pour le moins houleux, le texte a finalement été adopté à la majorité ce jeudi 6 janvier. Il va désormais être examiné par le Sénat au cours des prochains jours. L'entrée en vigueur du pass vaccinal, qui devait initialement intervenir dès le 15 janvier, devrait être repoussée.

    Le guide de préconisations de l'OPPBTP mis à jour

    Comme le stipule la nouvelle version du guide sanitaire de l'Organisme professionnel de prévention du bâtiment et des travaux publics (OPPBTP), publiée le 3 janvier, le télétravail redevient obligatoire 3 jours par semaine, pour les postes et activités qui le permettent. Même si le travail à distance est difficile à appliquer dans le BTP, notamment pour les collaborateurs amenés à occuper des fonctions sur un chantier, "lorsque l'organisation du travail et la situation des salariés le rendent possible, ce nombre peut être porté à 4 jours par semaine", note l'OPPBTP.

    Néanmoins, pour des raisons de prévention des risques professionnels, l'organisme rappelle "l'importance primordiale d'assurer la présence sur chantier d'équipes complètes, y compris l'encadrement managérial et technique".

    Par ailleurs, toujours depuis le 3 janvier et pour une durée de 3 semaines, "les moments de convivialité réunissant les salariés en présentiel dans le cadre professionnel doivent être suspendus", est-il précisé.

    Enfin, les gestes barrières doivent continuer à être appliqués scrupuleusement (port du masque, lavage régulier des mains, aération des locaux...). Avec une attention particulière portée au fait de "respecter une distance minimale de 2 mètres dès lors que le port du masque n'est pas possible".


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