Silice cristalline : à l'origine de cancers dans le BTP

Par Aurélia Ribeiro, publié le 24/05/2019

Le secteur du bâtiment expose ses employés à de nombreuses particules. Tout récemment, une étude révèle que la silice cristalline, présente sur de nombreux chantiers, est cancérigène. Enjeu de santé, recommandations, cas répertoriés, retrouvez tous les détails dans l’article !


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La silice déclarée cancérigène


Jusqu’à présent, la silice cristalline était considérée comme un agent chimique dangereux, mais non cancérigène.

Or, une étude de l’Anses (Agence Nationale de Sécurité Sanitaire), publiée le 22 mai 2019, confirme que les poussières de silice cristalline sont dangereuses, voire cancérigènes dans le cas d’une exposition prolongée. Elles seraient notamment la cause de cancers broncho-pulmonaires.

⚠️ Important : ce problème n’est pas sans rappeler les mesures prises suite à la dangerosité de l’amiante.

Des ouvriers très exposés


Le problème est que les artisans du BTP y sont régulièrement exposés.

Selon l’Anses, "la silice cristalline est présente dans la plupart des matériaux naturels d'origine minérale à des teneurs supérieures à 0,1%". Elle est donc pratiquement omniprésente, par exemple elle se trouve dans “les roches ornementales et de construction et les granulats”. Les secteurs du bâtiment et du génie civil sont ainsi particulièrement exposés.


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Un niveau limite d'exposition trop élevé


“la Valeur Limite d'Exposition Professionnelle (VLEP-8h) de 0,1 mg.m3 n'est pas suffisamment protectrice."


La VLEP (Valeur Limite d'Exposition Professionnelle) doit être revue pour préserver la santé des ouvriers du bâtiment. En effet, à l'heure actuelle, les équipements de protection individuelle indispensables ne suffiraient pas à protéger efficacement les travailleurs exposés à la silice.

Des recommandations qui soulèvent des questions


Cette étude pourrait bien faire évoluer les méthodes de travail dans le BTP, et notamment renforcer la prévention sur les bons gestes à adopter sur un chantier.

L’Anses recommande par exemple de "généraliser la mise en place de mesures de prévention telles que le travail à l'humide et/ou le captage à la source en vérifiant systématiquement au préalable leur efficacité en fonction des outils et techniques utilisées, y compris dans les chantiers mobiles".


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Ce sont pourtant des techniques déjà employées par beaucoup d’employés du bâtiment. Elles risquent de se révéler non suffisantes si la VLEP est abaissée.

Des chiffres inquiétants pour la santé du secteur


Selon une autre enquête réalisée par la Surveillance médicale des expositions des salariés aux risques professionnels en 2017, 170.414 employés du BTP respirent régulièrement des poussières de silice, soit 12,3 % des employés du secteur.

L’Anses déclare qu’entre “14.600 et 22.400" ouvriers seraient exposés à un niveau supérieur à la VLEP.

Enfin, selon le Réseau national de vigilance et de prévention des pathologies professionnelles (RNV3P), entre 2001 et 2017, 4.506 problèmes de santé liés au silice auraient été détectés, dont 40 % de cancers broncho-pulmonaires.

👷 Le Conseil du Pro : assurez-vous de n'être pas concerné !


Tout comme les grands froids sur les chantiers, les ouvriers sont bien exposés que d'autres à la silice. N'hésitez pas à faire une visite médicale pour vérifier que vous êtes en bonne santé !

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