Une fissure qui revient, une auréole qui s’étend ou un plafond qui commence à s’affaisser peut vite devenir inquiétant. Lorsque les dégâts sont localisés et le support sain, un rebouchage, un enduit et une remise en peinture peuvent suffire. Si les défauts couvrent toute la surface, une toile de rénovation ou un faux plafond peut être plus pertinent. Pour récupérer un plafond abîmé, il faut compter généralement entre 25 et 120 € le m², selon le niveau de reprise nécessaire. De la simple remise en état à la rénovation complète, voici tout ce qu'il faut savoir pour faire le bon choix, selon votre situation !
Rénover un plafond : les signes qui doivent vous alerter
Envie de rafraîchir une pièce ? Besoin de redonner du style à un intérieur un peu daté ? Rénover un plafond peut être une simple question d’esthétique... mais parfois, ce sont les premiers signes de dégradation qui imposent d’agir. Fissures, taches, peinture qui s’écaille : autant d’alertes qu’il ne faut pas ignorer si l’on veut éviter que les choses ne s’aggravent. Voici les signaux à repérer avant de passer à l’action.
Un plafond fissuré
Une ou deux microfissures de surface ne sont pas toujours inquiétantes... mais dès que les fissures deviennent larges, profondes, qu’elles se multiplient ou qu'elles reviennent, c’est une autre histoire. Ces fissures peuvent révéler :
- Un tassement des fondations ou des mouvements de la structure
- Un choc ou des vibrations répétées (travaux, circulation de véhicules lourds à proximité)
- Un mauvais séchage des matériaux à la pose
Certaines fissures sont inertes, d'autres actives : savoir les repérer, c’est déjà anticiper l’ampleur des réparations à venir.
Un plafond qui s'effrite ou qui s'écaille
Des morceaux de plâtre qui tombent ? Une peinture qui part en lambeaux ? Ce n’est pas seulement inesthétique, c’est souvent révélateur d’un support fragilisé. L'effritement ou l’écaillage d'un plafond peut avoir plusieurs origines :
- Un plafond trop ancien ou mal entretenu
- Une pose de peinture inadaptée ou superposée sans préparation
- Un excès d’humidité dans l’air ambiant ou dans le matériau
Avec le temps, le liant des enduits ou du plâtre peut se désagréger, rendant la surface friable et instable.
Un plafond humide
Auréoles jaunâtres, traces de moisissures, odeur de renfermé... L’humidité ne pardonne rien, surtout au plafond. Plusieurs raisons peuvent être en cause :
- Une fuite dans la toiture ou dans une canalisation encastrée
- Un dégât des eaux à l’étage supérieur
- Un défaut d’aération, de ventilation chronique dans la pièce
L’humidité fragilise les matériaux, favorise les moisissures et peut, à terme, altérer l’ensemble de la structure si elle n’est pas traitée à temps.
Plafond abîmé : les bons réflexes avant toute réparation
Avant de reboucher, gratter ou repeindre un plafond, observez d’abord l’évolution des dégâts et recherchez leur origine. Une intervention trop rapide peut masquer une infiltration encore active ou fragiliser davantage un plafond déjà abîmé.
Ce que vous pouvez vérifier sans risque
- Photographiez les dégradations à intervalles réguliers pour repérer une fissure qui s’allonge, une peinture qui cloque ou un support qui bombe au fil du temps.
- Surveillez les auréoles : notez si elles s’agrandissent ou réapparaissent après un épisode de pluie, une douche ou l'utilisation d'un équipement situé à l'étage supérieur.
- Mesurez la zone concernée et les fissures visibles pour transmettre des informations précises au professionnel.
- Recherchez l'historique du problème : ancien dégât des eaux, fuite déjà réparée, travaux récents ou précédente rénovation du plafond.
- Observez sans toucher si le plafond présente un affaissement, un bombement ou des fragments qui commencent à tomber : ce sont des signes qui nécessitent un diagnostic avant toute réparation.
⚠️
Important :
Pour un locataire, prévenez rapidement le propriétaire lorsqu'une infiltration, une dégradation importante ou une réparation dépassant l'entretien courant est en cause.
Ce qu'il ne faut surtout pas tenter
- Ne grattez pas un plafond bombé, très humide ou dont des morceaux se détachent : restez à distance de la zone dégradée et faites contrôler le support.
- Ne rebouchez pas une fissure qui continue d'évoluer sans en avoir identifié la cause.
- Ne repeignez pas une auréole encore humide : la fuite ou l'infiltration doit d'abord être supprimée et le support suffisamment sec.
- Ne fixez pas un nouveau plafond ou des plaques sur un support dont la solidité n'a pas été vérifiée : une déformation ou une fixation défaillante peut être à l'origine du désordre.
- Ne démontez pas un luminaire et ne manipulez pas une installation électrique située près d'une infiltration. L'eau au contact de l'électricité expose notamment à un risque de court-circuit et d'électrisation.
👉 L'objectif est simple : identifier et stopper l'origine du problème avant de procéder à la rénovation du plafond. Puisque réparer uniquement ce qui se voit risque de faire réapparaître fissures, cloques ou taches quelques semaines ou quelques mois plus tard.
Comment refaire un plafond très abîmé ? 5 cas de figure
Rénover un plafond abîmé, ce n’est pas juste une affaire de peinture fraîche. C’est généralement un chantier qui exige une bonne lecture des dégâts, des matériaux adaptés et des gestes maîtrisés. Selon la pathologie rencontrée, les méthodes d’intervention varient, et la complexité des travaux aussi. Voici comment les professionnels s’y prennent.
👉
À noter :
Avant d’engager des travaux de rénovation, il est essentiel de comprendre l’origine des dégradations. Un plafond qui fissure, se tache ou s’effondre n’est jamais le fruit du hasard. Infiltrations en toiture, fuite dans les canalisations à l’étage, problème d’humidité chronique, vieillissement de la structure porteuse..., si la cause n’est pas identifiée et traitée, les désordres finiront par réapparaître, même après une rénovation soignée.
1. Rénover un plafond fissuré : stabiliser avant de masquer
Sur un plafond fissuré, il ne suffit pas de "reboucher vite fait" pour régler le problème. Un professionnel commence toujours par vérifier la stabilité du support : s’agit-il d’une fissure liée à un mouvement du bâti ? À un défaut de mise en œuvre ?
Une fois le diagnostic posé, les étapes s’enchaînent :
- Ouverture et nettoyage de la fissure, pour repartir sur une base propre
- Pose d’une bande armée ou d’un calicot, si nécessaire, pour éviter la réapparition
- Application d’un enduit de rebouchage, puis d’un enduit de lissage
- Et seulement ensuite : ponçage, sous-couche et peinture
Dans certains cas (multiples fissures, plafond instable), un doublage en plaques de plâtre sur ossature métallique est privilégié : plus rapide et plus durable qu’une rénovation ponctuelle sur un support trop fatigué.
🎥 Découvrez, en vidéo, les étapes clés de la rénovation d’un plafond fissuré et très abîmé !
2. Rénover un plafond qui s’effrite ou s’écaille : repartir sur une base saine
Quand un plafond s’effrite, que la peinture tombe en plaques ou que le plâtre part en poussière, il faut tout reprendre. La priorité : assainir le support.
Les pros procèdent par étapes :
- Décapage complet à la spatule ou à la ponceuse pour éliminer les parties non adhérentes
- Traitement du fond avec un fixateur ou un durcisseur, si le plâtre est devenu friable
- Reprise des irrégularités à l’enduit de redressage, souvent en plusieurs passes
- Puis enduit de finition, ponçage, et pose du revêtement choisi (peinture, toile de verre...)
Sur les plafonds très dégradés, la pose d’un faux plafond (placo, dalles, plafond tendu) permet de gagner du temps et d’obtenir un rendu impeccable.
3. Rénover un plafond après un dégât des eaux : invisible, mais pas simple
Une infiltration d'eau dans un plafond ne se traite jamais à la légère. Avant toute rénovation, un temps de séchage complet est indispensable (qui dure parfois plusieurs semaines). Une fois la source d’humidité traitée, l’intervention peut commencer :
- Grattage des parties abîmées ou cloquées
- Application d'un traitement fongicide, en cas de moisissure
- Reprise de la surface avec un enduit technique compatible avec les supports humides
- Puis application d'une sous-couche isolante ou d'une peinture adaptée (anti-humidité, anti-taches)
Si le support est trop atteint, là encore, un doublage peut s’imposer pour repartir sur une structure fiable.
4. Rénover un plafond déformé : déposer et reconstruire
Un plafond qui gondole ou s’affaisse est souvent le signe d’un support qui a cédé (plâtre sur lattis, lambris humides, structure en bois vieillissante). Dans ce cas, il ne s’agit plus de rénover... mais bien de reconstruire.
Le chantier commence généralement par :
- La dépose complète du plafond existant, dans des conditions sécurisées
- Le contrôle de la structure porteuse (solives, suspentes, poutres)
- Puis la création d’un nouveau plafond : ossature métallique, plaques de plâtre BA13, enduit de finition
Dans certains cas, on peut aussi opter pour un plafond tendu, qui s’installe rapidement sans gros travaux, notamment en rénovation occupée.
5. Rénover un plafond jauni ou taché : camoufler ne suffit pas
Traces de suie, de nicotine ou d’humidité ancienne... certaines taches sont récalcitrantes. Une peinture classique ne les masque pas : elles finissent toujours par réapparaître.
Un artisan utilisera :
- Une sous-couche bloquante ou isolante, adaptée au type de tache (résine, glycéro...)
- Des peintures spécifiques, parfois techniques, capables d’adhérer à des supports fragilisés
- Et au besoin, un revêtement de recouvrement (toile à peindre, placo) pour un rendu impeccable
Plafond abîmé : support réparable ou trop dégradé pour être récupéré ?
Un plafond très marqué n'est pas forcément à remplacer entièrement. L'état du support, la présence d'humidité et l'évolution des fissures permettent de savoir si une réparation suffit ou si une reprise plus importante doit être envisagée.
1. Le plafond est-il bombé, affaissé ou des morceaux se détachent-ils ?
🔎 Oui → faites contrôler rapidement le plafond. Évitez de rester sous la zone concernée et ne grattez pas les parties qui menacent de tomber. Un bombement, un affaissement ou la chute de fragments peut révéler un défaut de fixation, un support dégradé ou un problème plus profond.
Non → passez à la question suivante.
2. Une tache est-elle encore humide ou continue-t-elle de s'étendre ?
🔎 Oui → traitez d'abord la cause. Fuite, infiltration ou problème de ventilation doivent être résolus avant toute remise en état. Peindre ou enduire un plafond encore humide ne ferait que masquer temporairement le problème.
Non → vérifiez l'état du support après séchage.
3. Après un dégât des eaux, le plafond reste-t-il déformé ?
🔎 Oui → une reprise partielle ou complète peut être nécessaire. Une plaque de plâtre qui reste gondolée ou fortement dégradée après séchage est difficile à récupérer correctement par simple enduit. Dans ce cas, remplacer les parties atteintes est souvent plus pertinent.
Non → une simple rénovation de surface peut encore être envisagée.
4. Les fissures sont-elles profondes, nombreuses ou reviennent-elles après réparation ?
🔎 Oui → faites rechercher leur origine avant de les masquer à nouveau. Une fissure évolutive, associée à une déformation ou qui réapparaît régulièrement peut signaler un mouvement du support, un défaut de mise en œuvre ou un problème d'humidité. Une nouvelle couche d'enduit seule ne réglera pas la cause.
Non → passez à l'état général de la surface.
5. Les dégâts sont-ils superficiels et localisés ?
🔎 Oui → une réparation ciblée peut suffire. Petites fissures stables, peinture écaillée ou défauts limités peuvent généralement être repris avec une préparation adaptée du support, un rebouchage ou un enduit, puis une nouvelle finition.
Non → envisagez une solution couvrant une plus grande surface.
6. Le plafond est-il stable mais très irrégulier sur toute la pièce ?
🔎 Oui → comparez plusieurs niveaux de rénovation :
- Un ratissage ou une réfection à l'enduit peut convenir si le support reste suffisamment régulier.
- Une toile de rénovation peut aider à uniformiser un plafond présentant de nombreuses microfissures.
- Un faux plafond devient plus pertinent lorsque les défauts sont trop importants à rattraper ou lorsque l'on souhaite aussi masquer des réseaux ou corriger fortement la planéité du support.
Non → une remise en état localisée suivie d'une mise en peinture est généralement suffisante.
👉
À retenir :
Les travaux de finition ne doivent commencer qu’une fois le problème d’origine réglé. Avant de choisir entre enduit, toile de rénovation ou faux plafond, il faut d'abord vérifier que le support est stable, sec et que la cause des dégradations a été traitée durablement.
Comment habiller un plafond en rénovation ? 5 solutions
Une fois réparé ou refait, un plafond peut devenir bien plus qu’un simple support neutre : c’est une surface à part entière, capable de structurer un espace, de lui donner du caractère, ou tout simplement de masquer les imperfections. Plusieurs solutions existent pour lui offrir une finition propre et esthétique, en fonction du style recherché et de la nature du support.
1. Le lambris : une touche chaleureuse et décorative
Le lambris, qu’il soit en bois naturel, lasuré ou en PVC, reste une option prisée en rénovation. Il permet de camoufler les défauts, tout en ajoutant une ambiance plus chaleureuse à la pièce.
Il peut être :
- Cloué ou clipsé sur une ossature en tasseaux
- Posé avec un système de suspentes réglables pour rattraper les défauts de niveau
- Utilisé aussi bien en pièce sèche qu’en pièce humide (version PVC)
C’est une solution à la fois décorative et fonctionnelle, idéale pour les plafonds irréguliers.
2. La toile de verre : solide et facile à peindre
Très utilisée sur les plafonds fatigués mais encore sains, la toile de verre, ou fibre de verre, est une alternative simple et résistante qui corrige les petites irrégularités de surface. Elle se colle directement sur le support, puis se peint dans la couleur de son choix.
Ses atouts :
- Elle masque les petites fissures et homogénéise la surface
- Elle existe en version à motifs ou lisse, selon le rendu souhaité
- Elle accroche bien la peinture, même après plusieurs couches
Pratique pour moderniser rapidement un plafond sans engager de gros travaux.
3. Le faux plafond en placo : une solution nette et polyvalente
Quand il faut rattraper un plafond très abîmé, intégrer des spots encastrés, ou passer des gaines techniques, le faux plafond en plaques de plâtre est souvent privilégié.
Il est constitué :
- D’une ossature métallique suspendue
- De plaques BA13 vissées, jointées, puis peintes
- D’un vide technique éventuel pour y ajouter un isolant, des câbles ou des conduits
Ce type de plafond offre un rendu impeccable, modulable selon les besoins.
4. Le plafond tendu : une finition haut de gamme
Le plafond tendu se compose d’une toile thermoplastique qui est chauffée puis tendue sur des profilés posés en périphérie de la pièce. Résultat : une surface parfaitement plane, sans défaut, en un temps record.
On le choisit pour :
- Sa pose rapide, sans poussière
- Ses finitions variées (mat, satiné, brillant, imprimé)
- Ses possibilités techniques (isolation acoustique, éclairage intégré, rétroéclairage)
C’est une solution durable et esthétique, surtout dans les intérieurs contemporains.
5. Les dalles de plafond : simple et économique
Plus rustiques, les dalles de plafond en polystyrène, PVC ou fibres minérales sont une solution pratique pour masquer un plafond ancien. Elles se posent par collage ou sur ossature démontable, selon le système choisi.
Elles sont :
- Rapides à installer
- Faciles à entretenir
- Moins coûteuses, mais à l’esthétique parfois datée
Elles restent intéressantes pour des pièces secondaires, des sous-sols ou des locaux techniques.
👉
À noter :
Le papier peint au plafond fait son grand retour dans les projets déco audacieux. Motifs géométriques, panoramiques ou imitation matières : il permet de transformer totalement une pièce, à condition que le support soit bien préparé. On trouve aussi des plaques décoratives en plâtre ou en fibres végétales, pour un rendu texturé ou architectural, idéal dans un intérieur contemporain ou arty.
Combien coûte la rénovation d'un plafond ?
Le prix pour rénover un plafond est très variable, oscillant en moyenne entre 25 et 120 € le m², selon les travaux prévus. Le coût global à prévoir pour la rénovation d'un plafond dépend de plusieurs éléments : état du support, surface, niveau de reprise nécessaire, type de finition choisie, complexité d’accès ou de mise en œuvre... Le budget peut aller du simple rafraîchissement à la reprise complète, avec ou sans habillage décoratif. Pour vous donner un ordre d’idée, voici des fourchettes de prix moyennes, hors imprévu.
| Type de prestation | Prix moyen au m², fourniture + pose |
| Enduit léger + peinture sur plafond en bon état | 25 à 40 € |
| Réparation de fissures + remise en peinture | 35 à 60 € |
| Réfection plafond dégradé : ratissage, enduit, ponçage et mise en peinture | 40 à 65 € |
| Pose d’un faux plafond en plaques de plâtre, hors peinture | 35 à 60 € |
| Mise en place d’un plafond tendu standard | 70 à 120 € |
| Habillage lambris PVC | 30 à 60 € |
| Habillage lambris bois | 45 à 85 € |
| Pose d'une toile de verre + mise en peinture | 30 à 50 € |
Ces prix sont indicatifs. Une grande hauteur sous plafond, des moulures, un support très irrégulier, des reprises importantes ou une forte présence d'humidité peuvent augmenter le montant du devis.
💡
Bon à savoir :
Dans un logement de plus de 2 ans, les travaux courants de rénovation du plafond réalisés et facturés par une entreprise peuvent bénéficier de la TVA à 10 %, fournitures comprises lorsqu'elles sont fournies par le professionnel. Le taux de 5,5 % est réservé aux travaux de rénovation énergétique éligibles et à certains travaux induits indispensables : une simple remise en peinture ou la rénovation esthétique d'un plafond ne suffit pas à en bénéficier.
Étude de cas : réfection des plafonds dans le cadre d'une rénovation de maison
Lors d’une rénovation complète d'une maison ancienne, l’équipe a découvert que les plafonds de l’étage étaient en très mauvais état, avec des zones pourries et des microfissures appelées faïençages. Ces fissures, qui provoquaient l’effritement du plâtre, ont nécessité une remise en état complète avant de pouvoir envisager la peinture.
Le travail a consisté à faire tomber le plâtre abîmé, reboucher les trous à l’enduit en plusieurs passes, puis à poncer les surfaces, à la main pour les angles et à la machine (girafe) pour les grandes surfaces. Ensuite, une toile de verre de rénovation Skinrenov a été posée pour stabiliser le support et éviter les fissures futures. La toile a été soigneusement marouflée pour garantir une finition parfaite, prête pour la mise en peinture.

👷♂️ Plafond fissuré : l'importance de réparer le support avant de repeindre !
Sur un plafond ancien, reboucher les fissures ne suffit pas toujours. Lorsque le plâtre commence à se décoller ou présente de nombreuses microfissures, il est crucial de réparer le support en profondeur avant de penser à repeindre le plafond. Arnaud, responsable de chantier au sein de l'entreprise Silence-Home, à Cusset (03), détaille la méthode utilisée sur ce type de rénovation.
"On prend le temps de bien regarder l’état du plafond. Au vu des nombreuses micro-fissures constatées et des soufflages de plâtre, on va ouvrir assez grand les fissures, gratter les endroits où l’on sent que le plâtre s’en va pour retourner sur la brique saine et éviter d’autres décollements, d’autres arrachements ou d’autres micro-fissurations.
Dans le cas où le plafond est très, très abîmé, pour pérenniser la structure et la finition du plafond, on va coller une toile intissée. Même s’il y a de nouveaux tous petits micro-faïençages qui apparaissent à l’avenir, ils ne se verront pas, la toile va réussir à les retenir. Une fois le plafond recouvert, on attend ensuite entre 8 et 12 heures pour bien laisser sécher, avant de mettre en peinture".
Pourquoi avoir choisi une toile de rénovation et ne pas avoir posé un faux plafond ?
Le faux plafond devient surtout intéressant lorsque l'ancien support est trop dégradé pour obtenir une finition satisfaisante, ou lorsqu'on souhaite en profiter pour corriger fortement la planéité, améliorer l'isolation ou dissimuler des gaines et câbles.
Dans ce cas précis, il aurait fallu ajouter une nouvelle ossature et des plaques sous un plafond qui pouvait encore être réparé. Ici, le support situé dessous était sain une fois les parties fragiles retirées.
Une toile de rénovation intissée a été posée pour renforcer et stabiliser la finition au niveau du plafond microfissuré et retrouver une surface lisse prête à peindre. Cette solution a permis de conserver le plafond existant tout en sécurisant la finition avant la mise en peinture. En revanche, elle ne corrige pas un désordre structurel du plafond.
Quel artisan contacter pour refaire un plafond ?
Selon l’état du support, le type de plafond et l'origine des désordres, plusieurs corps de métier peuvent intervenir. Voici les professionnels à contacter selon votre situation.
Le plâtrier-plaquiste : pour les plafonds en plaques de plâtre (placo)
C’est lui qu’on appelle pour poser un faux plafond, réparer un plafond abîmé ou encore dissimuler des gaines techniques. Il travaille avec du placo BA13, des suspentes et des rails métalliques, et peut créer un plafond suspendu, démontable ou non, avec ou sans isolation intégrée.
👉 Idéal si :
- le plafond est fissuré ou irrégulier
- vous voulez améliorer l’isolation phonique ou thermique
- vous souhaitez intégrer des spots ou des luminaires encastrés
Le peintre en bâtiment : pour la finition ou une rénovation légère
Si le plafond est sain mais jauni ou taché, un bon coup de peinture suffit souvent à le rafraîchir. Le peintre, qui souvent est aussi plâtrier, intervient aussi après les travaux du plaquiste, pour appliquer une sous-couche, enduire et peindre selon le rendu souhaité (mat, satiné...).
👉 Idéal si :
- vous avez des taches d’humidité à recouvrir (après traitement)
- le plafond est défraîchi mais stable
- vous cherchez une finition impeccable sans trace de rouleau
Le staffeur ornemaniste : pour restaurer moulures, corniches et plafonds décoratifs
Dans les appartements haussmanniens ou les maisons de caractère, le plafond ne se résume pas à une simple surface blanche. Rosaces, corniches, frises en plâtre... tout cela relève du travail du staffeur ornemaniste. C’est un artisan spécialisé dans la réalisation et la restauration d’éléments décoratifs en staff, un mélange de plâtre et de fibres végétales ou minérales.
👉 Idéal si :
- votre plafond comporte des moulures abîmées ou manquantes
- vous souhaitez restaurer un plafond ancien dans les règles de l’art
- vous voulez créer des décors sur mesure pour sublimer une pièce
Le menuisier : pour un plafond en bois ou à caisson
Plafond avec poutres apparentes, lambris, ou plafond à caissons ? Le menuisier intervient pour la pose, la rénovation ou la restauration de ces plafonds boisés, souvent présents dans les maisons anciennes ou les intérieurs de caractère.
👉 Idéal si :
- vous souhaitez conserver ou rénover un plafond en bois
- vous voulez poser un lambris bois décoratif
- des poutres doivent être restaurées ou changées
Rénovation plafond : comment bien préparer l'intervention ?
Pour obtenir un diagnostic utile et un devis réaliste, ne décrivez pas seulement l'aspect du plafond. Le professionnel doit savoir depuis quand le problème existe, s'il s'aggrave et dans quelles circonstances il est apparu.
Ces informations lui permettent de se faire une première idée avant de se déplacer sur place pour déterminer si une rénovation superficielle suffit ou s’il faut envisager un recouvrement ou une reprise plus importante, voire complète, du plafond.
Les informations à transmettre au professionnel
Voici, si possible, les éléments à communiquer au professionnel au moment de déposer une demande de devis :
- des photos d'ensemble et de détail des fissures, taches, cloques ou parties décollées ;
- les dimensions de la pièce et de la zone abîmée ;
- la date d'apparition du problème et son évolution : stable, aggravation progressive, réapparition après réparation ;
- les circonstances : dégât des eaux, fuite, travaux récents, fortes pluies, condensation ou absence de cause identifiable ;
- la nature du plafond, si vous la connaissez : plaque de plâtre, plâtre sur lattis, béton, faux plafond... ;
- les interventions déjà réalisées : rebouchage, peinture, réparation d'une fuite ou remplacement d'une partie du plafond.
Photographier et dater une fissure permet notamment d'en suivre l'évolution avant de décider de la réparation.

❓ Foire aux questions (FAQ)
Comment recouvrir un plafond moche ?
Peut-on mettre un nouveau plafond sur un ancien plafond ?
Quelle est la manière la moins chère de remplacer un plafond abîmé ?
Quel enduit utiliser pour un plafond ?
Quel est le prix pour repeindre un plafond de 30 m² ?
Références :
- NF EN 13964 Plafonds suspendus, Afnor
- Que faut-il savoir sur l’isolation phonique du plafond ?, Qualitel
- Image principale et images présentes dans l'article - Habitatpresto
Lexique utile
- BA13 : plaque de plâtre standard de 12,5 mm d’épaisseur, couramment utilisée pour réaliser ou rénover des plafonds et des cloisons.
- Faïençage : réseau de très fines fissures superficielles qui forme un aspect craquelé sur un enduit, un plâtre ou une peinture.
- Lattis : support constitué de fines lattes, généralement en bois, sur lesquelles était appliqué le plâtre dans de nombreux plafonds anciens.
- Plénum : espace vide situé entre le plafond d’origine et un faux plafond, pouvant notamment accueillir des gaines, câbles ou équipements techniques.
- Bombement : déformation localisée du plafond qui forme une bosse ou une zone gonflée. Il peut notamment signaler un support fragilisé ou une présence d’humidité et mérite d’être contrôlé s’il évolue.
Pour prolonger votre lecture
Pour aller plus loin, retrouvez tous nos conseils pour identifier l’origine d’un problème au plafond, choisir la bonne réparation et préparer sa rénovation.
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