Quand les nuits deviennent lourdes et que le ventilateur brasse surtout de l’air chaud, installer une climatisation en location peut vite sembler indispensable. Un locataire peut utiliser une clim mobile sans autorisation, à condition qu’elle n’abîme pas le logement et ne nécessite aucun travaux. En revanche, une clim fixe, un percement de mur, une unité extérieure ou toute modification de façade exige l’accord écrit du propriétaire, voire celui de la copropriété ou de la mairie selon les cas. Alors, quelle clim choisir quand on est locataire, quelles démarches respecter et qui paie l’installation, l’entretien ou les réparations ? Voici les règles à connaître pour rafraîchir votre maison ou votre appartement sans conflit ni mauvaise surprise.
Climatisation en location : ce que vous avez le droit de faire
Quand on est locataire, tout dépend du type de climatisation envisagé. Une clim mobile posée dans une chambre pour passer quelques nuits de canicule ne pose pas les mêmes questions qu’une unité extérieure fixée sur une façade. Le bon réflexe consiste donc à se demander une chose : l’installation modifie-t-elle le logement, la façade ou les parties communes ? Si oui, l’accord écrit du propriétaire devient indispensable. La loi rappelle en effet qu’un locataire ne peut pas transformer le logement ou ses équipements sans accord écrit du bailleur.
Clim mobile : la solution la plus simple pour un locataire
La clim mobile reste la solution la plus facile à envisager en location. Elle ne nécessite pas de percer un mur, de fixer un groupe extérieur ou de modifier durablement le logement. Concrètement, l’appareil se pose dans la pièce et rejette l’air chaud par une gaine passée dans l’entrebâillement d’une fenêtre. Tant que tout reste amovible et ne cause pas de dégradation, le locataire peut l’utiliser sans demander d’autorisation au propriétaire.
La clim mobile dépanne bien pendant les fortes chaleurs, surtout dans une petite pièce. En revanche, elle montre vite ses limites dans un grand séjour exposé plein sud ou un appartement sous les toits. Elle rafraîchit, oui, mais elle ne transforme pas un logement mal isolé en cocon d’été.
Baromètre Qualitel 2025
Ministère de la Transition écologique
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Clim monobloc fixe : possible, mais pas sans accord
La clim monobloc fixe peut sembler rassurante pour un locataire, car elle n’a pas d’unité extérieure visible comme un split. Mais elle demande souvent des percements dans le mur pour faire passer les grilles d’entrée et de sortie d’air. Et dès qu’il y a percement, fixation ou modification du mur, on sort du simple équipement d’appoint. Il faut alors obtenir l’accord écrit du propriétaire avant les travaux.
Cette autorisation ne doit pas rester orale. Un “oui” donné au téléphone peut devenir compliqué à prouver au moment de l’état des lieux de sortie. Mieux vaut formaliser les choses par mail ou courrier, avec le modèle choisi, l’emplacement prévu, le type de percement et les conditions de remise en état si le locataire quitte le logement. C’est moins spontané, mais cela évite les mauvaises surprises : retenue sur le dépôt de garantie, demande de rebouchage ou conflit sur l’aspect du mur.
Il faut aussi vérifier si l’installation se voit depuis l’extérieur. Si les grilles changent l’aspect de la façade, une déclaration préalable peut être nécessaire, car Service-public précise qu’une autorisation d’urbanisme peut être demandée pour un boîtier extérieur de climatisation ou de PAC selon son emplacement.
Clim split ou réversible : accord écrit obligatoire
La clim split, qu’elle soit classique ou réversible, est plus confortable à l’usage qu’une clim mobile. Elle est souvent plus silencieuse dans la pièce, plus performante et mieux adaptée à un usage régulier. Mais pour un locataire, c’est aussi l’installation qui demande le plus de précautions. Elle implique généralement une unité intérieure, des liaisons frigorifiques, une évacuation des condensats et surtout une unité extérieure.
Dans ce cas, l’accord du propriétaire est obligatoire. Il ne s’agit pas simplement de brancher un appareil : on touche au bâti, à l’esthétique du logement et parfois aux parties communes. Le propriétaire peut refuser, accepter sous conditions ou demander que l’installation soit réalisée par un professionnel qualifié. C’est assez logique : une clim mal posée peut provoquer des vibrations, des écoulements d’eau, des nuisances sonores ou des traces en façade.
Pour mettre toutes les chances de votre côté, mieux vaut présenter un projet propre : devis détaillé, emplacement de l’unité extérieure, niveau sonore, passage des liaisons, évacuation de l’eau, photos ou schéma simple. Un propriétaire sera plus ouvert face à une installation cadrée qu’à une demande vague envoyée en pleine canicule.
Unité extérieure sur balcon ou façade : attention à la copropriété
Le balcon donne parfois l’impression d’être “chez soi”. Pourtant, en copropriété, ce n’est pas toujours aussi simple. Installer une unité extérieure sur un balcon, contre une façade ou dans une cour peut toucher à l’aspect de l’immeuble, au règlement de copropriété ou aux parties communes. Même si le propriétaire est d’accord, il peut donc être nécessaire de passer par le syndic, voire par un vote en assemblée générale.
C’est souvent là que les projets coincent. Une unité visible depuis la rue, un groupe posé près de la fenêtre d’un voisin ou un écoulement mal prévu peuvent entraîner un refus. Le bruit compte aussi. Une clim installée trop près d’une chambre voisine peut devenir un vrai sujet de tension, surtout la nuit, au moment où l’appareil tourne le plus.
Si l’unité modifie l’aspect extérieur du bâtiment, la mairie peut également être concernée. Service-public indique qu’une déclaration préalable peut être nécessaire pour les travaux modifiant l’aspect extérieur d’un bâtiment, notamment pour certains équipements visibles en façade, balcon ou terrasse.
Avant de commander l’appareil, le plus sûr reste donc de vérifier les trois niveaux d’autorisation : propriétaire, copropriété, mairie. Cela peut sembler lourd pour gagner quelques degrés en été, mais c’est ce qui évite de devoir démonter une installation neuve quelques semaines après sa pose.
Locataire ou propriétaire : qui paie la climatisation ?
Si le locataire demande l’installation
Si le locataire souhaite installer une climatisation pour mieux supporter les fortes chaleurs, les frais sont généralement à sa charge. Cela concerne l’achat de l’appareil, la pose, les éventuels percements, les raccordements et la remise en état si l’installation est retirée à la fin du bail. Le propriétaire n’a pas l’obligation de financer une clim demandée pour le confort personnel du locataire.
Dans les faits, tout dépend aussi du type d’équipement. Une clim mobile achetée par le locataire lui appartient et repart avec lui lorsqu’il quitte le logement. Une clim fixe, en revanche, s’intègre davantage au logement. C’est là que les choses doivent être cadrées par écrit : le propriétaire accepte-t-il seulement les travaux ? L’équipement restera-t-il en place ? Le locataire devra-t-il reboucher les percements au départ ? Sans accord clair, une installation pensée pour quelques étés peut vite devenir un sujet de tension lors de l’état des lieux de sortie.
Si le propriétaire accepte de financer tout ou partie
Un propriétaire peut accepter de prendre en charge une partie ou la totalité de l’installation, surtout si la climatisation améliore durablement le logement. C’est souvent le cas pour une clim réversible bien posée, capable d’apporter du confort en été et un appoint de chauffage en hiver. Pour le bailleur, l’équipement peut aussi rendre le bien plus attractif lors d’une prochaine location.
Mais là encore, mieux vaut éviter les arrangements flous. Si le propriétaire participe au financement, il faut préciser ce qui est payé par chacun, qui devient propriétaire de l’équipement, qui s’occupe de l’entretien et ce qui se passe à la fin du bail. Un simple échange de mails peut déjà éviter beaucoup d’ambiguïtés. L’idéal reste de s’appuyer sur un devis professionnel, avec une installation propre, un niveau sonore raisonnable et un emplacement validé en amont.
Si la clim est déjà présente dans le logement
Si la climatisation est déjà installée lorsque le locataire entre dans les lieux, la situation change. L’appareil fait alors partie des équipements du logement, surtout s’il est mentionné dans le bail, l’annonce ou l’état des lieux d’entrée. Le locataire peut donc s’attendre à pouvoir l’utiliser normalement, comme une chaudière, un chauffe-eau ou une VMC.
En pratique, il faut distinguer l’entretien courant de la réparation. Le locataire doit utiliser l’appareil correctement, nettoyer les filtres si nécessaire et respecter les consignes d’usage. En revanche, si la clim tombe en panne à cause de la vétusté, d’un défaut technique ou d’un problème qui ne relève pas d’un mauvais usage, la réparation revient plutôt au propriétaire. Un appareil ancien, bruyant, qui ne produit plus de froid ou qui fuit ne doit pas être laissé sans réponse, surtout s’il était présenté comme un élément de confort du logement.
En cas de panne : entretien courant ou vraie réparation ?
En général c'est au locataire de payer l'entretien de la clim et au propriétaire de payer les réparations. Mais ce n'est pas toujours aussi simple. Une clim qui fonctionne mal ne signifie pas toujours que le propriétaire doit tout payer. Si la panne vient d’un manque d’entretien évident, de filtres encrassés depuis des mois ou d’une mauvaise utilisation, le locataire peut être tenu responsable. À l’inverse, une fuite de fluide, une carte électronique défectueuse, un compresseur hors service ou un appareil en fin de vie relèvent plutôt d’une vraie réparation.
Le plus prudent est de faire constater le problème par un professionnel. Son diagnostic permet de savoir si l’intervention relève d’un entretien courant ou d’une panne technique. Cela évite les échanges interminables du type “ce n’est pas à moi de payer”. En cas de doute, gardez les factures d’entretien, les échanges avec le propriétaire et les photos éventuelles. Ces éléments peuvent peser lourd si le sujet ressort au moment du départ du logement.
Quelle clim choisir quand on est locataire ?
Le meilleur choix n’est pas forcément la clim la plus puissante. En location, il faut surtout regarder ce que l’appareil impose au logement : percement, fixation, groupe extérieur, bruit, évacuation de l’air chaud, accord du propriétaire. Une solution très performante sur le papier peut devenir compliquée si elle modifie la façade ou si elle dérange les voisins. À l’inverse, une clim mobile peut suffire pour une chambre, mais décevoir dans un appartement sous les toits.
| Solution | Autorisation ? | Prix moyen | À retenir |
|---|---|---|---|
| Climatiseur mobile | Non, si aucun percement | 300 à 1 500 € | Rapide à installer et transportable, mais souvent bruyant et moins efficace dans une grande pièce ou un logement très exposé. |
| Rafraîchisseur d’air | Non | 100 à 700 € | Peu cher et simple à utiliser, mais il apporte surtout une sensation de fraîcheur et ne remplace pas une vraie climatisation. |
| Monobloc fixe | Oui | 500 à 3 000 € pose comprise | Intéressant sans groupe extérieur, mais il nécessite souvent des percements dans le mur et donc l’accord écrit du propriétaire. |
| Split | Oui + copropriété souvent | 1 200 à 5 000 € pose comprise | Plus performant et plus confortable au quotidien, mais la pose est plus lourde et l’unité extérieure doit être acceptée. |
| Multi-split | Oui + copropriété souvent | 2 500 à 12 000 € pose comprise | Permet de rafraîchir plusieurs pièces, mais le coût, les démarches et les contraintes de pose sont rarement adaptés à une simple demande de locataire. |
Pour un locataire qui cherche une solution simple et réversible, le climatiseur mobile reste le choix le moins engageant. Il peut suivre lors d’un déménagement et ne laisse pas de trace dans le logement. Son principal défaut, c’est le confort d’usage : il prend de la place, fait du bruit et perd en efficacité si la fenêtre est mal calfeutrée.
Le rafraîchisseur d’air peut dépanner dans une petite pièce, mais il ne faut pas le confondre avec une vraie climatisation. Il donne une sensation de fraîcheur, sans abaisser durablement la température comme un appareil frigorifique. Dans un appartement très exposé, il risque surtout de montrer ses limites pendant les pics de chaleur.
Le monobloc fixe et le split deviennent intéressants quand le locataire veut une solution plus durable. Mais ils supposent un projet mieux cadré, car ils touchent au bâti. Le split est souvent le plus confortable au quotidien, notamment pour une chambre ou une pièce de vie, mais son unité extérieure impose presque toujours de vérifier l’accord du propriétaire, les règles de copropriété et parfois la mairie. Le multi-split, lui, se justifie surtout si plusieurs pièces doivent être traitées. Pour un locataire, c’est rarement la première option, sauf accord clair avec un propriétaire qui souhaite valoriser son logement.
Canicules : locataire, anticipez votre demande de clim

Source datas : infoclimat
Les épisodes de chaleur extrême ne se concentrent plus seulement au cœur de l’été. D’après nos données, la période sensible s’étend désormais de mai à septembre, avec un pic marqué en juin : +152 % d’événements par rapport à la moyenne. Pour un locataire, cela change tout : une clim mobile peut s’acheter rapidement, mais une clim fixe demande du temps, un accord écrit du propriétaire, parfois l’avis de la copropriété et une déclaration préalable si la façade est modifiée.
Le bon réflexe ? Ne pas attendre le premier week-end de canicule pour lancer la demande. Dès le printemps, un devis réalisé par un professionnel permet de présenter un projet sérieux : modèle adapté, emplacement prévu, niveau sonore, évacuation des condensats et impact sur la façade. C’est souvent ce qui fait la différence entre une demande refusée dans l’urgence et un accord obtenu avant les fortes chaleurs.
Comment convaincre son propriétaire d’accepter ?
Un propriétaire ne refuse pas toujours une climatisation par principe. Il refuse souvent un projet flou : un appareil non identifié, une unité extérieure posée “quelque part”, un risque de bruit, des percements mal expliqués ou aucune précision sur la fin du bail. Pour obtenir un accord, il faut donc présenter une demande sérieuse, presque comme un mini-dossier travaux.
Présenter un projet étudié par un professionnel
Un propriétaire sera plus rassuré si la demande ne repose pas seulement sur une envie de fraîcheur en plein mois de juillet. Un projet étudié par un professionnel permet de montrer que l’installation est adaptée au logement, à la surface de la pièce, à l’exposition et aux contraintes techniques. C’est aussi une façon de prouver que l’unité extérieure ne sera pas posée au hasard, que les condensats seront bien évacués et que les percements seront limités.
Cette approche change la perception du projet. On ne parle plus d’un appareil acheté dans l’urgence, mais d’une installation maîtrisée. Pour un bailleur, c’est important : une clim mal dimensionnée, bruyante ou mal fixée peut devenir une source de réclamations, voire de dégradations.
Joindre un devis détaillé, pas seulement un prix
Un prix seul ne suffit pas à convaincre. Le propriétaire doit comprendre ce qui sera installé, où, comment et avec quelles garanties. Un devis détaillé permet de préciser le modèle, la puissance, le nombre d’unités, les percements prévus, le passage des liaisons, l’évacuation de l’eau et la durée estimée des travaux.
C’est aussi un bon moyen de montrer que l’intervention sera réalisée proprement. Dans un logement en location, le sujet n’est pas seulement le coût de la climatisation. Le vrai enjeu, c’est l’impact sur le bien : murs, façade, balcon, voisinage, esthétique. Plus le devis est lisible, plus le propriétaire peut se projeter sans craindre une mauvaise surprise.
Rassurer sur le bruit, l’emplacement et l’esthétique
Le bruit est souvent le point sensible. Une unité extérieure placée près d’une fenêtre voisine, d’une chambre ou d’une cour intérieure peut rapidement créer des tensions. Avant de faire la demande, mieux vaut donc anticiper cette objection avec un modèle silencieux, un emplacement cohérent et des informations claires sur le niveau sonore.
L’esthétique compte aussi, surtout en copropriété. Un groupe extérieur visible depuis la rue, mal aligné sur une façade ou posé sans discrétion peut être refusé, même si l’installation est techniquement possible. Un simple schéma, une photo de l’emplacement prévu ou une simulation peut aider le propriétaire à comprendre que le projet ne va pas dénaturer le logement.
Proposer un accord écrit sur la fin du bail
C’est souvent le détail oublié, alors qu’il protège tout le monde. Que devient la climatisation quand le locataire quitte le logement ? Est-elle démontée ? Reste-t-elle en place ? Le propriétaire la conserve-t-il sans indemnité ? Le locataire doit-il reboucher les percements et remettre les murs en état ? Ces questions doivent être posées avant les travaux, pas au moment de rendre les clés.
Un accord écrit permet d’éviter les malentendus lors de l’état des lieux de sortie. Il peut préciser que l’installation est acceptée, que les travaux seront réalisés par un professionnel, que l’entretien restera à la charge du locataire pendant l’occupation du logement et que les conditions de retrait ou de conservation de l’équipement sont définies à l’avance. C’est moins risqué pour le locataire, plus rassurant pour le propriétaire, et souvent plus efficace qu’une simple demande orale faite dans l’urgence.
Que devient la clim quand le locataire quitte le logement ?
Pour une clim mobile, la question est simple : le locataire repart généralement avec son appareil. Pour une clim fixe, c’est différent. Une fois posée, elle devient difficile à retirer proprement, car elle implique souvent des percements, des raccordements, une évacuation et parfois une unité extérieure. Dans la plupart des cas, l’installation a donc vocation à rester dans le logement, surtout si le propriétaire l’a acceptée en connaissance de cause. Mieux vaut toutefois le prévoir par écrit dès le départ : qui paie l’installation, qui l’entretient pendant la location, la clim reste-t-elle au propriétaire au départ du locataire, et une remise en état est-elle prévue si elle devait être retirée ? Ce point peut sembler secondaire au moment de la pose, mais c’est souvent lui qui évite les discussions au moment de l’état des lieux de sortie.
🔍 Le vrai du faux sur la clim en location
Peut-on vraiment poser une unité extérieure au sol pour éviter toute autorisation ?
❌ Faux...
Une unité extérieure simplement posée n’échappe pas forcément aux règles si elle est visible, bruyante ou installée sur un balcon soumis à la copropriété.
Beaucoup de locataires pensent qu’absence de fixation veut dire absence de contrainte. En réalité, l’emplacement, l’aspect extérieur de l’immeuble, les vibrations et l’écoulement des condensats peuvent suffire à créer un litige avec le propriétaire, le syndic ou le voisinage.
💡 Avant toute unité extérieure, vérifiez l’accord du bailleur, le règlement de copropriété et l’impact visuel depuis l’extérieur.
Est-ce vrai qu’un accord oral du propriétaire suffit pour installer une clim fixe ?
❌ Faux...
Un accord oral ne protège pas suffisamment le locataire en cas de désaccord, de vente du logement ou de départ en fin de bail.
Une clim fixe implique souvent des percements, des supports, des liaisons frigorifiques et une unité extérieure. Sans autorisation écrite précisant ce qui est accepté, le propriétaire peut contester l’installation ou demander une remise en état.
💡 Faites valider par écrit le modèle, l’emplacement, les percements et le sort de l’installation à la fin du bail.

Références
- Entretien courant et réparations locatives à la charge du locataireService Public
- Tout savoir sur l'installation d'une climatisation en copropriété, ANIL
- Bouilloires thermiques : le nouveau défi du logement, Batiactu
- Baromètre QUALITEL 2025 : aléas climatiques et logement, les Français face à un défi inédit, Qualitel
- Vagues de chaleur, Ministère de la Transition Ecologique
FAQ utile
Une clim est indiquée dans le bail mais ne fonctionne pas : que faire ?
Le propriétaire peut-il refuser une climatisation même si je paie tout ?
Qui paie la réparation d’une clim déjà installée dans le logement ?
Le locataire doit-il conserver les factures d’entretien de la clim ?
Peut-on demander au propriétaire de participer au prix de la clim ?
Le propriétaire peut-il imposer un modèle, un emplacement ou un installateur ?
Que devient la clim à la fin du bail : démontage ou équipement laissé au propriétaire ?
Lexique utile
- Attestation de capacité fluides frigorigènes : Une attestation de capacité fluides frigorigènes est la certification détenue par l’entreprise autorisée à manipuler le fluide d’une climatisation split, réversible ou PAC air/air. Elle conditionne la mise en service, l’entretien et le contrôle d’étanchéité, avec un impact direct sur conformité, garantie et sécurité environnementale.
- Circuit frigorifique : Un circuit frigorifique est l’ensemble fermé comprenant compresseur, évaporateur, condenseur, liaisons frigorifiques et fluide frigorigène. Sur une climatisation split, il exige une mise en service par opérateur habilité. Sa bonne étanchéité influence la performance, la consommation électrique, la durée de vie de l’appareil et la conformité réglementaire.
- Circuit spécialisé : Un circuit spécialisé est une ligne électrique dédiée à un appareil puissant, protégée par disjoncteur adapté selon la NF C 15-100 et les prescriptions fabricant. Pour une climatisation fixe, il limite les surcharges, échauffements et déclenchements intempestifs. Ce poste peut augmenter le coût d’installation dans un logement loué.
- Climatiseur monobloc mobile : Un climatiseur monobloc mobile est un appareil autonome dont l’évacuation d’air chaud se fait généralement par gaine vers une fenêtre, sans percement ni unité extérieure fixe. Il reste plus simple pour un locataire, mais son rendement, son niveau sonore en dB(A) et son étanchéité d’évacuation influencent fortement le confort et la facture électrique.
- Déclaration préalable de travaux : La déclaration préalable de travaux désigne l’autorisation d’urbanisme pouvant être exigée pour poser une unité extérieure ou un boîtier de climatisation en façade, balcon ou terrasse. Elle concerne surtout les installations visibles depuis l’extérieur. Son absence peut bloquer le chantier ou imposer une dépose administrative.
- Disjoncteur divisionnaire : Un disjoncteur divisionnaire est une protection électrique installée au tableau pour couper automatiquement le circuit de climatisation en cas de surcharge ou court-circuit. Associé à la NF C 15-100, il protège les conducteurs et l’appareil. Un mauvais calibrage peut créer un risque électrique ou une non-conformité.
- Fluide frigorigène : Un fluide frigorigène est le gaz circulant dans le circuit frigorifique pour transporter les calories entre l’intérieur et l’extérieur. Les fluides fluorés sont encadrés pour leur impact climatique. Pour un locataire, une fuite ou une recharge non conforme peut affecter performance, coût d’entretien et validité de l’intervention.
- Liaison frigorifique : Une liaison frigorifique est le raccordement en tubes cuivre isolés entre l’unité intérieure et l’unité extérieure d’une climatisation split. Elle traverse souvent un mur ou une façade avec goulotte et calfeutrement. Sa pose conditionne l’étanchéité, le rendement, l’aspect extérieur et donc les autorisations du bailleur ou de la copropriété.
- Majorité de l’article 25 : La majorité de l’article 25 désigne le vote requis en assemblée générale de copropriété pour autoriser certains travaux privatifs modifiant l’aspect extérieur ou les parties communes, comme une unité extérieure de climatisation. Pour un locataire, cette étape dépend du propriétaire et peut retarder ou empêcher l’installation.
- NF C 15-100 : La NF C 15-100 est la norme française de référence pour les installations électriques basse tension dans les logements. Elle encadre protections, circuits et sécurité des équipements raccordés. Pour une climatisation fixe, elle influence le devis électrique, la conformité de pose, la sécurité d’usage et la responsabilité en cas de sinistre.
- Puissance frigorifique : La puissance frigorifique est la capacité d’une climatisation à extraire la chaleur d’une pièce, généralement exprimée en kW ou en BTU/h. Un dimensionnement insuffisant dégrade le confort ; un surdimensionnement augmente bruit, cycles courts et consommation. Ce critère impacte directement le coût d’achat et la performance réelle.
- Règlement de copropriété : Le règlement de copropriété désigne le document qui fixe les règles d’usage des parties privatives, parties communes, façades, balcons et équipements visibles. Une climatisation split peut y être limitée ou soumise à accord. Pour un locataire, il conditionne la faisabilité technique et juridique avant tout devis.
- Unité extérieure : Une unité extérieure est le module contenant notamment compresseur, ventilateur et condenseur, installé dehors pour rejeter les calories. Sa fixation en façade, balcon ou terrasse peut nécessiter accord du bailleur, vote de copropriété et déclaration préalable. Elle influence bruit, esthétique réglementaire, performance et coût de pose.
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Pataverre
Mon propriétaire a mis sur le bail que la clim n'était pas fonctionnelle, or elle fonctionne, mais mal, l'ai qui sort n'est pas très froid. Donc il faudrait peut-être juste la faire réparer. Je peux l'exiger du propriétaire? Sur l'état des lieux, il est marqué fonctionnelle dans la chambre mais pas dans le salon: j'ai fait remarqué que c'était juste un volet qui ne fermait pas. Merci
La Rédaction Habitatpresto
Bonjour,
Dans votre cas, si le propriétaire a noté sur le bail que la climatisation n'est pas fonctionnelle, cela pourrait signifier qu'il ne souhaite pas s'engager à la réparer. Cependant, si elle fonctionne partiellement et qu'une intervention pourrait la rendre opérationnelle, il est raisonnable de lui faire une demande de réparation sans pour autant l'exiger. Appuyez votre demande en précisant que cela améliorerait significativement votre confort et en rappelant que, sur l’état des lieux, elle est indiquée comme fonctionnelle dans certaines pièces.
Bonne journée.
L'équipe Habitatpresto