Le secteur du bâtiment n’est pas un long fleuve tranquille, surtout quand on travaille avec des particuliers. Entre un chantier qui prend du retard à cause de la météo, un client qui tarde à verser l'acompte de 30 %, ou le coût des matériaux qui fait le yo-yo, la trésorerie peut vite se retrouver dans le rouge. Pendant ce temps, les prélèvements de votre crédit camion, de votre prêt outillage ou de votre Prêt Garanti par l'État (PGE), eux, tombent à date fixe. Si vous sentez que la fin de mois va être "limite", il ne faut pas attendre que le voyant rouge s'allume pour appeler votre conseiller.
Anticiper plutôt que subir : le signal d'alarme
Votre banquier n'est pas sur vos chantiers, il ne voit que son écran. Pour lui, une entreprise saine est une entreprise qui prévoit.
Pourquoi le banquier déteste les "fins de mois surprises"
Un incident de paiement (rejet de mensualité) déclenche une machine infernale automatique. Une fois le rejet acté, votre dossier change de catégorie dans les algorithmes de la banque. Prévenir avant, c'est garder le contrôle ; prévenir après, c'est passer en mode "gestion de crise".
Le manque de pilotage : Si vous appelez le 28 pour une échéance le 30, votre banquier pense que vous ne suivez pas votre activité de près.
Le coût de l'imprévu : Un incident non négocié peut bloquer vos futures demandes de financement de matériel ou de leasing pour les années à venir.
La transparence : Pour demander une restructuration, il faut prouver que l'on rencontre des difficultés de trésorerie réelles.
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Les indicateurs BTP à surveiller : carnet de commandes vs trésorerie immédiate
Travailler avec les particuliers demande une vigilance particulière sur deux points :
Le décalage de paiement : Contrairement au public où les délais sont normés, un particulier peut mettre du temps à libérer le solde d'un chantier pour mille raisons. Si vos sorties (salaires, matériaux, crédits) sont plus rapides que vos rentrées, vous êtes en danger, même avec un planning plein pour l'année.
La preuve du rebond : C'est votre carnet de commandes qui sauvera votre négociation. Pour obtenir un rééchelonnement, vous devrez présenter un document attestant de votre capacité de rebond, comme vos devis signés.
💡 Bon à savoir
Selon l’étude d’Altares et Infopro Digital pour BNP Paribas Factor, 40 % des entreprises ont dû renoncer ou interrompre un chantier par manque de trésorerie. Parmi elles, 11 % ont même été conduites à licencier du personnel.
L'héritage du COVID : des outils qui deviennent la norme (PGE et au-delà)
La période COVID a forcé les banques et l'État à créer des filets de sécurité qui servent aujourd'hui de base pour tous vos crédits professionnels. Le PGE, bien que clos pour de nouvelles demandes depuis fin 2022 (et fin 2023 pour le PGE Résilience), a instauré un "accord de place" qui définit les règles du jeu pour étaler ses dettes.
Ce qu'il faut retenir pour vos crédits actuels (qu'ils soient PGE ou classiques) :
La durée initiale n'est pas une fatalité : Si le PGE doit normalement être remboursé sous 6 ans, il est possible d'obtenir un prolongement de 2 à 4 ans supplémentaires.
Un rééchelonnement global : La demande de restructuration peut ne pas concerner que le PGE, mais englober les autres prêts pour lesquels vous rencontrez des difficultés.
Le rôle de l'expert-comptable : Pour être crédible, vos difficultés doivent être confirmées par votre expert-comptable ou commissaire aux comptes. C'est lui qui attestera que votre entreprise n'est pas en cessation de paiements et que l'étalement est la bonne solution de redressement.
Bercy, baromètre PGE 2020
Bercy, baromètre PGE 2020
Bercy, baromètre PGE 2020
Les options de négociation immédiate
Plusieurs leviers existent pour redonner de l'air à votre compte professionnel, que vous ayez un crédit classique pour votre flotte de véhicules ou un PGE.
Le report d'échéance ou sursis
C’est la solution la plus rapide pour stopper l’hémorragie de cash immédiatement. On distingue deux formules :
Le report partiel : Vous ne payez que les intérêts et l'assurance de votre prêt. Le remboursement du capital (la plus grosse partie de la mensualité) est suspendu. C’est souvent l’option la mieux acceptée par les banques car elles continuent de percevoir leur marge.
Le report total : Vous suspendez tout paiement pendant une période donnée (souvent 3 à 6 mois). Attention toutefois : cette option est plus coûteuse sur le long terme car les intérêts non payés s'ajoutent au capital et génèrent eux-mêmes des intérêts.
La modulation à la baisse : allonger la durée du prêt pour réduire le montant des mensualités
Si votre baisse d'activité est structurelle ou que vos marges se sont réduites durablement, le report ne suffit pas. Il faut revoir la structure même du crédit.
L'idée est d'allonger la durée du prêt pour faire baisser mécaniquement le montant de chaque mensualité.
Pour un crédit classique (matériel, travaux de dépôt), cela se fait via un avenant au contrat après étude de votre nouveau plan de trésorerie.
Même si cela augmente le coût total du crédit, c’est souvent le prix à payer pour sauvegarder votre trésorerie au quotidien et continuer d'honorer vos factures fournisseurs.
Pendant que vous gagnez du temps avec votre banquier, Habitatpresto Pro vous aide à trouver des chantiers adaptés à votre savoir-faire et à votre zone géographique !
Le cas particulier du PGE : La procédure de restructuration 2024-2026
Si vous avez souscrit un PGE (ou PGE Résilience), les règles sont plus précises et protectrices grâce à un accord de place signé entre l'État et les banques. Si vous rencontrez des difficultés de remboursement confirmées par votre expert-comptable, vous pouvez demander une restructuration.
Voici ce qu'il faut savoir sur cette procédure :
Le remboursement initialement prévu sur 6 ans maximum peut être prolongé de 2 à 4 années supplémentaires. Cela signifie que votre PGE peut désormais s'étaler sur une durée totale allant jusqu'à 10 ans. Attention la restructuration doit constituer une véritable solution de redressement pour l'entreprise ; vous ne devez pas être en situation de cessation de paiements au moment de la demande.
L'effet « boule de neige » positif : La restructuration du PGE permet souvent d'englober et d'étaler également vos autres crédits bancaires pour lesquels vous avez des difficultés.
Le seuil des 50 000 € : Si le total de vos PGE est inférieur ou égal à 50 000 €, vous devez d'abord voir votre banque qui vous orientera ensuite vers le Médiateur du crédit. Au-delà de 50 000 €, vous devez d'abord contacter le Conseiller départemental aux entreprises en difficulté pour qu'il analyse votre situation et vous oriente vers la meilleure solution (Médiation ou Tribunal de commerce).
Préparer sa défense vis-à-vis du banquier : les documents qui vont le convaincre que vous êtes une entreprise fiable
Pour convaincre votre banquier de vous accorder un délai, il ne suffit pas de lui dire que « ça va être dur ce mois-ci ». Il faut lui prouver que vous maîtrisez votre barque. Dans le bâtiment, cela passe par des documents concrets qui traduisent l'état de vos chantiers en chiffres.
🔍 Le vrai du faux sur les difficultés financières et la relation bancaire
Est-ce vrai que la banque va me couper les vivres si j’avoue des difficultés ?
❌ Faux.
Pour un banquier, le plus grand risque n’est pas la difficulté elle-même, mais le manque de visibilité. Le silence est souvent interprété comme une perte de contrôle, ce qui dégrade fortement la confiance.
Au contraire, engager le dialogue montre votre sérieux et votre capacité à anticiper. Une restructuration expliquée et préparée en amont permet souvent de préserver les financements, là où un défaut de paiement entraîne presque automatiquement la réduction ou la fermeture des lignes de crédit.
💡 Anticiper et expliquer une difficulté vaut toujours mieux que subir une rupture brutale de confiance avec sa banque.
Les pièces justificatives indispensables
Ne venez pas les mains vides. Voici les munitions nécessaires pour votre dossier :
L'attestation de l'expert-comptable : C'est le sésame indispensable. Elle doit confirmer que votre entreprise n'est pas en cessation de paiements (c'est-à-dire que vous pouvez encore payer vos salaires et charges courantes) mais qu'elle anticipe une impossibilité de rembourser les prochaines échéances.
La situation de travaux (spécifique BTP) : Pour les chantiers chez les particuliers, présentez un état d'avancement. Si vous avez réalisé 70 % des travaux sur une rénovation globale mais que l'appel de fonds est bloqué par une livraison de carrelage en retard, prouvez-le. Cela montre que l'argent est "dehors" et qu'il va finir par rentrer.
Le plan de trésorerie à 12 mois : Même si vous visiez 6 mois, la procédure officielle (notamment pour les restructurations liées au PGE) exige une vision sur 12 mois. Ce document doit intégrer vos entrées de cash prévues et vos sorties (matériaux, loyers, salaires).
L'état des dettes fiscales et sociales : Le banquier veut savoir si vous avez aussi des retards auprès de l'URSSAF ou des impôts.
Le carnet de commandes et factures en attente : C'est votre preuve de "capacité de rebond". Listez vos devis signés, vos chantiers programmés et vos fins de chantiers proches du solde. Pour un artisan travaillant avec des particuliers, un planning de pose complet sur les 4 prochains mois est l'argument ultime pour prouver que la difficulté n'est que passagère.
Un carnet de commandes plein est l'argument n°1 pour rassurer votre banquier. Habitatpresto Pro vous aide à trouver les chantiers nécessaires pour muscler votre dossier de rééchelonnement !
Valoriser vos actifs et votre historique
Pour rassurer la banque sur votre pérennité, jouez sur vos forces structurelles :
La valeur du matériel : Dans le bâtiment, votre capital est dans vos camions, vos engins et votre outillage. Rappeler la valeur de ce parc et son bon entretien souligne la solidité de vos actifs.
L'historique de la relation : Si vous avez traversé la crise du COVID et honoré vos engagements jusqu'ici, rappelez-le. Le PGE a été conçu précisément pour ces tensions, et un accord peut porter la durée totale du remboursement jusqu'à 10 ans au lieu de 6.
💡 Bon à savoir
Si votre banque refuse le dialogue malgré un dossier complet, elle a l'obligation (pour le PGE) de vous fournir un justificatif prouvant qu'elle vous a reçu et qu'elle vous oriente vers la Médiation du crédit. Ce document est indispensable pour saisir le médiateur et forcer la négociation.
📝 Modèle de lettre : demande de report ou de restructuration (PGE / crédit pro)
Objet : Demande de réaménagement de nos concours bancaires – Société [Nom de votre entreprise]
Madame, Monsieur le Conseiller,
Je reviens vers vous concernant le remboursement de nos crédits professionnels, et notamment de notre Prêt Garanti par l'État (PGE) souscrit le [Date].
En tant que dirigeant de [Nom de l'entreprise], je pilote actuellement notre activité avec une vigilance accrue. Bien que notre carnet de commandes soit solide pour les mois à venir, nous faisons face à des tensions de trésorerie temporaires liées aux spécificités de nos chantiers actuels avec des particuliers (décalages de paiements, retards de livraison de matériaux).
Conformément aux dispositifs de l'accord de place concernant la restructuration des PGE, je souhaite solliciter un rendez-vous afin d’étudier ensemble les options suivantes :
- Un report d'échéance (partiel ou total) pour les [3 ou 6] prochains mois.
- Une restructuration de notre dette afin d'étaler le remboursement sur une durée plus longue (pouvant aller jusqu'à 10 ans au total).
Pour faciliter notre échange, vous trouverez ci-joint les pièces justificatives recommandées par la Médiation du crédit :
- L'attestation de mon expert-comptable confirmant que nous ne sommes pas en cessation de paiements mais que nous anticipons des difficultés de remboursement.
- Notre plan de trésorerie à 12 mois actualisé.
- L'état de nos dettes fiscales et sociales.
- Notre carnet de commandes actuel, prouvant notre capacité de rebond.
Je reste convaincu que cet aménagement temporaire permettra à mon entreprise de poursuivre sereinement son activité et d'honorer l'ensemble de ses engagements futurs.
Je vous remercie de l'attention que vous porterez à ma demande et reste à votre entière disposition pour un entretien.
Dans l'attente de votre retour, je vous prie d'agréer, Madame, Monsieur le Conseiller, l'expression de mes salutations distinguées.
[Signature]
Échec de la négociation : les recours légaux
Si malgré un dossier solide et votre bonne foi, le dialogue avec votre banquier s'enlise ou se solde par un refus, ne baissez pas les bras. Plusieurs dispositifs légaux et gratuits sont là pour débloquer la situation et éviter que vos chantiers n'en pâtissent.
La Médiation du Crédit : une aide gratuite pour débloquer le dialogue
C’est la solution amiable de référence. La Médiation du Crédit intervient pour rapprocher les entreprises et leurs banques en cas de refus de rééchelonnement ou de rupture de lignes de crédit. Avec un taux de succès moyen élevé, elle permet souvent de trouver un terrain d'entente là où la négociation directe a échoué.
La procédure selon votre situation :
- PGE inférieur ou égal à 50 000 € : Après avoir fait le point avec votre banque, celle-ci vous oriente vers le médiateur du crédit si la situation le justifie. Elle doit vous fournir un justificatif prouvant cet échange.
- PGE supérieur à 50 000 € : Vous devez d'abord contacter le conseiller départemental aux entreprises en difficulté qui vous orientera vers la médiation ou le tribunal de commerce.
La saisine s'effectue en ligne avec des pièces comme un plan de trésorerie à 12 mois et une attestation de votre expert-comptable prouvant que vous n'êtes pas en cessation de paiements. En cas d'accord, le remboursement du PGE peut être prolongé de 2 à 4 ans, portant la durée totale jusqu'à 10 ans. Cela peut aussi inclure un étalement de vos autres crédits bancaires classiques.
💡 Bon à savoir
Vous pouvez vous faire aider gratuitement par un "tiers de confiance" (bénévole) pour préparer et suivre votre dossier.
Le Tribunal de Commerce : mandat ad hoc et conciliation
Si la médiation ne suffit pas, le tribunal de commerce n'est pas uniquement synonyme de dépôt de bilan. C'est aussi un lieu de prévention :
Le Mandat ad hoc ou la Conciliation : Ce sont des procédures amiables et confidentielles où un expert désigné par le juge aide à négocier avec vos créanciers (banques, fournisseurs).
L'avantage : Cela donne un cadre plus formel à la négociation et peut rassurer les partenaires financiers sur la viabilité de votre plan de redressement.
Le Délai de Grâce (Art. 1343-5 du Code Civil)
C'est le recours "ultime" quand la banque est totalement fermée à la discussion (Art. 1343-5 du Code Civil).
Le principe est le suivant : un juge peut accorder à une entreprise en difficulté des délais de paiement pour ses dettes bancaires, dans la limite de deux ans. Le juge peut reporter ou échelonner le paiement des sommes dues. Durant cette période, les procédures d'exécution (saisies) sont suspendues.
La condition : Vous devez prouver que votre situation financière est difficile mais qu'un délai vous permettra de régulariser la situation grâce à vos rentrées futures (vos chantiers en cours).
PME du bâtiment : les 3 étapes pour réussir votre demande de rééchelonnement
Anticiper un blocage de trésorerie est crucial pour la survie d'un chantier. Pour obtenir un étalement de vos échéances (PGE ou crédits classiques), vous pouvez suivre ces 3 étapes stratégiques :
- Établir le diagnostic financier : Analysez vos difficultés de trésorerie et de remboursement à venir avec précision. Il est impératif de confirmer que votre entreprise n'est pas en situation de cessation de paiements pour que la restructuration soit considérée comme une solution de redressement viable.
- Identifier l'interlocuteur compétent selon vos encours : Pour un montant total de PGE inférieur ou égal à 50 000 €, votre banque doit être votre premier contact pour faire le point sur votre capacité de remboursement. Si vos dettes dépassent ce seuil, vous devez impérativement saisir le conseiller départemental aux entreprises en difficulté.
- Constituer et déposer un dossier solide : Rassemblez les pièces justificatives clés : un plan de trésorerie à 12 mois, l’état de vos dettes fiscales et sociales, ainsi qu'un document attestant de votre capacité de rebond, comme votre carnet de commandes en cours. Une fois complet, le dossier peut être déposé en ligne auprès de la Médiation du crédit.
La meilleure façon de prouver votre capacité de rebond à votre banquier ? Un carnet de commandes solide. Habitatpresto Pro vous aide à trouver des chantiers adaptés à votre savoir-faire et à votre zone géographique !
👷 Le Conseil du Pro : ne partez pas seul au front, impliquez votre expert-comptable !
Pour un dirigeant du bâtiment, monter un dossier de restructuration bancaire peut s'avérer aussi complexe qu'un dossier de permis de construire technique. Si c'est votre cas, appuyez-vous sur votre expert-comptable, qui est votre meilleur allié pour crédibiliser votre demande.
C’est lui qui doit fournir l’attestation indispensable prouvant que vous n’êtes pas en cessation de paiements et que vous ne pouvez plus honorer vos échéances actuelles. Son intervention est rassurante pour le banquier comme pour le Médiateur du crédit, car elle garantit la sincérité de vos chiffres. Au-delà de l'aspect technique, il peut agir comme un tiers de confiance bénévole pour vous accompagner durant toute la procédure de médiation. Ne restez pas isolé : déléguez-lui la préparation du plan de trésorerie à 12 mois pour vous concentrer sur la gestion de vos équipes et de vos clients.
Références :
- Prêt garanti par l'État (PGE) et PGE Résilience, Service Public
- Prêt professionnel : quelles conditions négocier avec votre banque ?, BPI France
- J'ai un projet immobilier et j'ai besoin d'un prêt, Prêt Pro BTP
- Crédit immobilier : allégez vos mensualités en 4 astuces, Pro BTP
- Crédit moyen long terme, BTP Banque
- Coronavirus : des PGE accordés à 24.000 entreprises du BTP et de l'immobilier, Batiactu
FAQ utile
Est-ce que cela va dégrader ma cotation Banque de France ?
Puis-je arrêter de payer mon assurance emprunteur pendant le report ?
Quel est le délai moyen pour obtenir une réponse de votre banque ?
Comment se faire rembourser par PRO BTP ?
Est-il intéressant de rembourser un prêt par anticipation ?
Quels sont les frais en cas d'un remboursement anticipé ?
Lexique utile
- Amortissement dégressif : L’amortissement dégressif est une méthode comptable permettant d’accélérer la déduction fiscale d’un investissement. Il est souvent utilisé pour les matériels du BTP à forte obsolescence, ce qui améliore la trésorerie à court terme.
- Avis d’échéance : Un avis d’échéance est un document envoyé par l’organisme prêteur indiquant le montant et la date de la prochaine mensualité. Il est indispensable pour suivre le remboursement d’un crédit professionnel.
- BFR (Besoin en fonds de roulement) : Le BFR désigne la trésorerie nécessaire pour financer le cycle d’exploitation (achats, salaires, délais clients). Un crédit peut couvrir ce besoin dans les entreprises du BTP soumises à des délais longs.
- Caution bancaire : La caution bancaire est une garantie exigée par un prêteur pour sécuriser un crédit. Dans le BTP, elle peut être exigée en cas de financement d’équipements ou de chantiers publics.
- Crédit-bail mobilier : Le crédit-bail mobilier est un contrat de location avec option d’achat, souvent utilisé pour financer du matériel de chantier. Il évite un achat immédiat tout en permettant l’usage professionnel.
- Déductibilité fiscale : La déductibilité fiscale désigne la possibilité de soustraire certaines charges (intérêts d’emprunt, amortissements) du résultat imposable. Elle optimise le coût réel du crédit en entreprise.
- Différé d’amortissement : Un différé d’amortissement permet de repousser le début du remboursement du capital d’un prêt. C’est un levier utile en phase de démarrage ou sur des chantiers à revenus différés.
- Durée d’usage comptable : La durée d’usage comptable est la période sur laquelle un bien est amorti selon le plan comptable. Elle conditionne l’éligibilité à certains crédits ou aides fiscales dans le BTP.
- Fonds de garantie BTP : Le fonds de garantie BTP est un dispositif mutualisé de cautionnement des prêts pour les entreprises du secteur. Il facilite l’accès au crédit sans immobiliser trop de garanties personnelles.
- Intérêts intercalaires : Les intérêts intercalaires sont les frais financiers dus pendant la période de décaissement d’un prêt. Ils impactent le coût global du financement lors d’un achat progressif de matériel.
- Lease-back : Le lease-back permet à une entreprise de vendre un bien à un établissement de crédit tout en le louant immédiatement. C’est une solution de refinancement souvent utilisée pour améliorer la trésorerie.
- Plan de remboursement : Le plan de remboursement désigne le calendrier détaillé des échéances de prêt (durée, taux, capital). Il est un outil de pilotage de la dette dans les entreprises du BTP.
- Prêt garanti par l’État (PGE) : Le PGE est un dispositif exceptionnel de soutien à la trésorerie mis en place notamment lors de la crise Covid. Il a été massivement mobilisé par les PME du BTP pour assurer leur continuité.
- Quota d’endettement : Le quota d’endettement mesure la part des charges de remboursement par rapport au chiffre d’affaires. Il conditionne l’accès au crédit et la viabilité des entreprises du bâtiment.
- Subvention d’investissement : Une subvention d’investissement est une aide publique destinée à financer une dépense amortissable (machine, outil, véhicule). Elle réduit le besoin de recourir à l’emprunt bancaire.
📊 Chiffre d’affaires & rentabilité
Outils, méthodes et indicateurs pour piloter la performance de votre entreprise du BTP
Rentabilité des chantiers
- Seuil de rentabilité : comment le calculer
- Améliorer la rentabilité d’un chantier
- Accostage financier : explications
- Calculer le prix de revient
- Valeur ajoutée d’une entreprise du BTP
Marges et prix de vente
Trésorerie et finances
- Améliorer sa trésorerie
- Pourquoi la trésorerie baisse ?
- Éviter la faillite d’une entreprise
- Escompte : principe et utilisation
Suivi et prévisions
- Chiffre d’affaires prévisionnel
- Bilan de fin d’année : points clés
- Indicateurs pour piloter une entreprise
TVA et fiscalité
- Augmenter son CA sans exploser ses charges
- Taux de TVA dans les travaux
- Attestation TVA à 10 %
- TVA travaux de peinture