Modèles de lettre de contestation d'une facture​ supérieure au prix du devis à télécharger

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Modèles de lettre de contestation d'une facture​ supérieure au prix du devis à télécharger

Une facture finale ne correspond plus au montant du devis initial signé ? Qui doit assumer ce supplément ? Pour un artisan du bâtiment, tout dépend de ce qui était prévu, des travaux réalisés et des preuves disponibles. Travaux ajoutés par le client, devis forfaitaire, absence d'avenant, imprévu de chantier..., un surplus n’est jamais automatiquement dû, mais il n’est pas forcément injustifié non plus. Et lorsqu'un fournisseur ou un sous-traitant vous présente lui-même une facture trop élevée, les mêmes réflexes s’imposent : vérifier, justifier et contester sans laisser traîner !

📥 Lettre de contestation d'une facture supérieure au prix du devis : modèles gratuits à télécharger

Une facture dépasse le montant convenu avec un sous-traitant ou l'un de vos fournisseurs ? Avant de payer le supplément, formalisez votre contestation par écrit en faisant référence au devis initial et en rappelant les écarts constatés.

Voici deux modèles de lettre de contestation personnalisables qu’il ne vous reste plus qu’à copier-coller dans votre logiciel de traitement de texte ou de facturation et à modifier selon votre situation : l’un concernant un sous-traitant qui souhaite vous facturer un supplément non prévu et l’autre impliquant un fournisseur ayant ajouté des frais ou modifié le prix fixé au départ.

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[Gratuit] Lettre de contestation d'une facture trop élevée

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Sous-traitant, fournisseur : que faire si le montant de la facture est différent du devis ?

Location d'engin finalement plus chère que prévu, frais ajoutés par un fournisseur, sous-traitant qui dépasse son chiffrage initial ou prestataire (comptable, informaticien...) qui facture des prestations supplémentaires : ne payez pas aveuglément la différence, mais ne bloquez pas non plus toute une facture ne correspondant pas au devis initial sans l'analyser. Entre professionnels, il faut d'abord s'appuyer sur ce qui avait été convenu contractuellement.

Vérifier le devis, le contrat et les CGV

Avant toute chose, prenez le temps de comparer la facture avec le devis, le bon de commande, le contrat, les avenants et les CGV applicables. Recherchez notamment une clause de révision du prix, des frais annexes annoncés, des prix unitaires ou des prestations facturables en supplément. Les conditions générales de vente (CGV) entre professionnels peuvent notamment fixer le barème des prix, les conditions de règlement et différentes conditions contractuelles.

Demander le détail précis du dépassement

Ne vous contentez pas d'une ligne "frais supplémentaires : 850 €". Demandez au fournisseur ou au sous-traitant de justifier chaque écart : heures supplémentaires, quantité livrée, prolongation de location, transport, intervention supplémentaire...

Pour une prestation de services dont le prix n'avait pas été fixé avant son exécution, l'article 1165 du Code civil permet au créancier de fixer le prix, mais il doit en motiver le montant en cas de contestation. Un abus peut être soumis au juge.

Contester rapidement la somme litigieuse par écrit

Si le supplément ne correspond à aucune prestation commandée, clause applicable ou modification acceptée, adressez une contestation écrite. Indiquez la facture concernée, le montant initialement convenu, les lignes contestées, les raisons précises de votre refus et les justificatifs correspondants. Plus votre contestation est précise, plus votre position est défendable.


Un désaccord avec un fournisseur ou un sous-traitant peut vous faire perdre du temps et de l'argent. Pour garder davantage de visibilité sur votre trésorerie, mieux vaut pouvoir compter sur un flux régulier de projets qualifiés, prêts à être transformés en chantiers ! Avec Habitatpresto Pro, il ne vous reste plus qu'à sélectionner les demandes de travaux qui vous intéressent !

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Formaliser votre demande si le désaccord persiste

Sans réponse satisfaisante, adressez un courrier formel pour demander la rectification de la facture ou le remboursement d'une somme indûment facturée, selon la situation. Conservez l'ensemble des échanges et preuves de commande.

⚠️
Attention :
En parallèle, assurez-vous de ne pas laisser arriver à échéance des sommes dues : les délais et pénalités de paiement entre professionnels sont encadrés.

Saisir le Médiateur des entreprises

Si le dialogue est bloqué, artisans, TPE et PME peuvent saisir gratuitement le Médiateur des entreprises pour un différend avec un fournisseur, sous-traitant ou autre partenaire commercial.

Il peut notamment intervenir en cas de désaccord contractuel, modification unilatérale, pénalités contestées ou service non conforme. La démarche est gratuite et confidentielle.

Quels sont les recours possibles contre une facture trop élevée ?

Une facture d'un sous-traitant, d'un fournisseur ou d'un prestataire externe vous paraît injustifiée ou bien supérieure au montant convenu ? Plusieurs recours permettent de contester le surcoût et de défendre les intérêts de votre entreprise :

  • Contester la facture à l’amiable : c'est la première chose à faire pour demander une facture rectifiée ou un avoir en vous appuyant sur le devis initial, le contrat, le bon de commande et les prestations réellement exécutées. Si le désaccord persiste, formalisez votre contestation par courrier et proposez, si nécessaire, une négociation sur la seule somme litigieuse.

  • Saisir le Médiateur des entreprises : dans le cas d'un litige entre professionnels, il constitue ensuite une voie particulièrement adaptée avant d'envisager un contentieux. Il peut intervenir dans de nombreux conflits entre partenaires commerciaux et cherche une solution négociée sans trancher lui-même le litige. Si la médiation échoue, d'autres procédures restent possibles.

  • Engager un recours en justice : en dernier recours, l'entreprise peut saisir la juridiction compétente pour demander le remboursement d'une somme indue, des dommages-intérêts ou, dans certaines situations, la résolution du contrat (annulation d'un contrat de manière rétroactive en cas de non-respect des obligations par l'une des parties, NDLR). Pour les prestations de services dont le prix n'avait pas été convenu à l'avance, l'article 1165 prévoit expressément qu'en cas d'abus dans sa fixation, le juge peut être saisi d'une demande de dommages-intérêts et, le cas échéant, de résolution du contrat.

Les impayés et les retards de paiement pèsent directement sur la trésorerie. Pour limiter leur impact, encore faut-il disposer d'un carnet de commandes suffisamment rempli pour ne pas dépendre de quelques factures bloquées. Habitatpresto Pro vous transmet des demandes de travaux qualifiées près de chez vous, afin de sécuriser votre activité tout au long de l'année !

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Une facture peut-elle être supérieure au montant du devis ?

Oui, une facture peut être supérieure au devis, mais pas sans justification. Pour savoir si le supplément est dû, il faut regarder comment le prix a été fixé, ce que prévoyait précisément le devis et si des travaux supplémentaires ont été demandés ou acceptés. Pour l'artisan comme pour le client, la différence entre prix forfaitaire et devis estimatif est donc déterminante.

Si le devis prévoyait un prix forfaitaire

Avec un prix forfaitaire, l'entreprise s'engage en principe à réaliser les prestations prévues pour le montant convenu. Dans le cas particulier d'un marché à forfait portant sur la construction d'un bâtiment et répondant aux conditions de l'article 1793 du Code civil, l'entrepreneur ne peut notamment pas augmenter son prix parce que les matériaux ou la main-d'œuvre lui ont finalement coûté plus cher.

Les changements ou augmentations apportés au projet doivent avoir été préalablement autorisés par écrit et leur prix convenu avec le propriétaire, ou avoir été acceptés de manière expresse et non équivoque après leur réalisation.

Attention toutefois à ne pas appliquer automatiquement l'article 1793 à tous les devis travaux : la Cour de cassation a par exemple jugé qu'il ne s'appliquait pas à certains travaux de rénovation intérieure ne constituant pas la construction d'un bâtiment.

Si le devis était estimatif ou basé sur des quantités

Un devis n'est pas nécessairement un forfait définitif. Lorsque la facturation repose sur des prix unitaires, des quantités estimées ou les travaux exécutés, le montant final peut évoluer. Imaginez un terrassement facturé au m³ : si les quantités réellement nécessaires sont supérieures à celles estimées au départ, la facture peut dépasser l'estimation initiale, sous réserve de ce que prévoient les documents contractuels.

Si le client a demandé des travaux supplémentaires

Une prise déplacée, un radiateur ajouté, 15 m² de carrelage supplémentaires, une cloison repositionnée en cours de chantier : ce qui n'était pas compris dans le devis initial peut justifier une plus-value. Mais encore faut-il pouvoir démontrer que le client a bien demandé ou accepté ces prestations et leur coût.

Pour l'entreprise, la meilleure façon de se protéger de tout litige est donc de faire signer un avenant avant de réaliser les travaux supplémentaires. Celui-ci décrit les prestations ajoutées, leur prix et, si nécessaire, leur incidence sur les délais. Cette preuve a beaucoup plus de poids qu'un "oui, faites-le" lancé en plein chantier.

L'absence d'avenant ne signifie toutefois pas que tout paiement devient systématiquement impossible. Hors des règles strictes applicables à certains marchés forfaitaires, la Cour de cassation a déjà admis le paiement de travaux supplémentaires exécutés à la demande orale du maître d'ouvrage lorsque cette demande était établie.

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Sur le même sujet :

Travaux supplémentaires sans avenant écrit : que faire en cas de refus de paiement ?

Facture artisan plus élevée que le devis : qui est finalement dans son droit ?

Il faut revenir aux preuves : devis et conditions contractuelles, caractère forfaitaire ou estimatif du devis, métrés, commandes supplémentaires, avenants, mails, SMS, comptes rendus de chantier ou encore acceptations intervenues en cours de travaux. Un artisan ne peut pas majorer une facture parce que le chantier lui a coûté plus cher. Inversement, un client ne peut pas nécessairement refuser une plus-value correspondant à des travaux supplémentaires qu'il a effectivement demandés.

Hausse des matériaux, imprévu de chantier... : peut-on augmenter la facture ?

Pas automatiquement. Tout dépend du mode de fixation du prix prévu au moment d'établir le devis et de l'origine du surcoût. Avec un prix forfaitaire, l'entreprise supporte en principe davantage le risque d'une mauvaise estimation. Avec des prix unitaires ou des quantités estimatives, le montant final peut davantage évoluer selon les prestations réellement exécutées.

Le prix des matériaux a augmenté depuis la signature

👉 Difficilement facturable sans accord

Une hausse du prix des matériaux ne permet pas, à elle seule, d'ajouter un supplément à la facture. C'est particulièrement clair pour un marché forfaitaire relevant de l'article 1793 du Code civil : l'entrepreneur ne peut réclamer une augmentation simplement parce que ses matériaux ou sa main-d'œuvre lui ont coûté plus cher. Une clause de révision de prix prévue au contrat peut en revanche permettre de répercuter certaines variations selon les conditions fixées.

En présence d'un bouleversement imprévisible rendant l'exécution excessivement onéreuse, l'article 1195 du Code civil peut, lorsqu'il est applicable et que le risque n'a pas été accepté contractuellement, permettre de demander une renégociation. Il n'autorise pas l'artisan à augmenter unilatéralement sa facture.

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Cet article peut aussi vous être utile :
Hausse du prix des matériaux : comment protéger sa marge dans ses devis ?

Le chantier a nécessité plus d'heures que prévu

👉 À vérifier

Si vous avez sous-estimé le nombre d'heures nécessaires à une prestation vendue au forfait, ce dépassement ne permet généralement pas de refacturer automatiquement les heures supplémentaires au client.

En revanche, si le contrat prévoit une facturation au temps réellement passé, le montant peut évoluer selon les modalités convenues. La clarté d'un devis fait donc toute la différence.

Une difficulté technique était impossible à voir avant de commencer les travaux

👉 À vérifier

Mur ouvert qui révèle une canalisation imprévue, support fortement dégradé sous un revêtement, réseau enterré absent des plans... Un imprévu peut nécessiter des prestations qui n'étaient pas comprises dans le devis initial.

Mais imprévu ne signifie pas automatiquement supplément facturable : il faut vérifier le contrat et, avant de poursuivre si possible, expliquer la difficulté au client, chiffrer les travaux nécessaires et formaliser son accord par un avenant.

Le client a modifié sa demande pendant les travaux

👉 Facturable

C'est le cas le plus évident pour justifier une plus-value : le client ajoute des prises, décide de repeindre les plafonds, déplace une cloison ou demande une prestation absente du devis. La première chose à faire est de faire signer un avenant indiquant les travaux supplémentaires, leur prix et leur éventuel impact sur le délai avant de les exécuter. Dans le cadre strict de l'article 1793, les changements ou augmentations doivent notamment avoir été autorisés par écrit et leur prix convenu avec le propriétaire.

Les quantités mises en œuvre dépassent celles estimées au départ

👉 À vérifier

Ici, regardez comment le devis est établi. Si 50 m² étaient indiqués comme une quantité estimative avec un prix au m² et que le métrage réel atteint 58 m², la facture peut être calculée sur les quantités réellement exécutées si le contrat fonctionne ainsi.

En revanche, lorsque l'entreprise s'est engagée sur un prix forfaitaire pour une prestation précisément définie, elle ne peut pas transformer après coup son erreur de métrage en supplément automatique. La jurisprudence distingue justement les marchés forfaitaires des contrats comportant des postes estimatifs susceptibles d'évoluer.

Dès qu'un surcoût apparaît et conduit à faire dépasser le devis initial, prévenez le client, expliquez-en précisément la cause et faites valider son montant, via la signature d'un avenant avant de poursuivre les travaux. C'est souvent là que se joue la différence entre une plus-value défendable et une facture contestée.

Une plus-value annoncée et documentée pendant le chantier est beaucoup plus facile à défendre qu'une ligne supplémentaire de plusieurs milliers d'euros découverte par le client au moment du solde.


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Mon client conteste la facture : comment réagir en tant qu’artisan ?

Une facture plus chère que le devis n’est pas forcément injustifiée. Mais si votre client refuse de payer la différence, c’est à vous de pouvoir expliquer d’où vient l'écart et, surtout, de démontrer qu’elle est contractuellement due ou que les travaux supplémentaires ont bien été commandés ou acceptés.

📈 En chiffres
3 176
Particuliers ayant saisi un médiateur de la consommation pour résoudre un litige avec un professionnel, notamment dans le secteur des travaux et de la rénovation de l'habitat (2025)
Rapport annuel CM2C
47 %
Les entreprises du BTP concernées par des retards de paiement réguliers supérieurs à 30 jours (2024)
Banque de France
25 %
Défaillances d'entreprises dues à des problèmes de trésorerie, causés le plus souvent par des retards de paiement (2024)
Banque de France

1. Reprendre le devis, les avenants et les échanges avec le client

Commencez par rassembler tous les documents liés au chantier : devis signé, CGV, avenants, plans, métrés, comptes rendus de chantier, mails et SMS. Vérifiez ensuite comment le prix a été fixé : au forfait, sur estimation ou selon des prix unitaires. Ce point est essentiel, car il permet de savoir dans quelles conditions le montant final pouvait évoluer.

Une fois le devis accepté, l’entreprise comme le client doivent donc respecter les conditions et le prix prévus, sauf modification valablement convenue entre eux.

2. Identifier précisément l'origine du dépassement

Ne cherchez pas seulement à justifier les X € supplémentaires demandés au client : déterminez précisément ce qui explique le dépassement. Il peut s’agir d’une prestation demandée en cours de chantier, d’une modification du projet, d’une difficulté technique ou d’une erreur d’estimation de votre part.

Cette distinction est essentielle : des travaux ajoutés ou modifiés à la demande du client peuvent justifier une plus-value, alors qu’une simple sous-estimation d’un prix forfaitaire reste en principe à la charge de l’entreprise.

3. Réunir les preuves de l'accord du client

L’avenant signé avant les travaux reste la protection la plus solide, mais l’absence d’avenant ne rend pas systématiquement toute facturation impossible. Selon la nature du marché et les circonstances, des mails, SMS ou autres échanges peuvent contribuer à établir qu’une prestation supplémentaire a été demandée.

4. Expliquer le surplus ligne par ligne

Pour être dans les règles, envoyez au client un décompte compréhensible plutôt qu’une facture comportant une ligne vague "travaux supplémentaires : X €". Précisez la prestation ajoutée, les quantités, le prix correspondant et l’échange durant lequel elle a été demandée ou acceptée. Vous donnez ainsi au client des éléments concrets auxquels répondre et renforcez votre dossier en cas de contestation.

5. Proposer une solution avant que le litige ne s'envenime

Si le désaccord persiste, répondez par écrit et restez factuel : montant initial, modification intervenue, preuve disponible et calcul du supplément. Une réunion ou un échange contradictoire peut parfois suffire à identifier ce qui est contesté. En revanche, évitez d’annuler immédiatement la plus-value simplement parce que le client menace de ne pas payer.

Facture prix plus cher que sur le devis : comment éviter les contestations ?

Le meilleur moyen pour éviter qu’une facture plus élevée soit contestée par un client est de ne jamais attendre la facture finale pour lui annoncer le dépassement. Un devis accepté engage les parties : plus les règles d'évolution du prix sont claires avant et pendant le chantier, plus il sera facile de justifier le montant facturé :

  • Précisez dès le devis si le montant est fixe ou estimatif,
  • Chiffrez les options séparément dans vos devis (variante de carrelage, équipement de qualité supérieure, évacuation supplémentaire, prestation facultative...),
  • Prévoyez dans vos CGV la gestion des imprévus,
  • Ne commencez pas des travaux supplémentaires sur une simple discussion de chantier ou un accord oral,
  • Faites signer un avenant avant chaque modification demandée ou surcoût prévu,
  • Gardez une trace des demandes de modification du client,
  • N'attendez jamais la facture finale pour annoncer un dépassement.

Pour limiter l'impact d'un impayé sur votre activité, l'une des meilleures protections reste de disposer d'un flux constant de nouveaux projets. Habitatpresto Pro vous met en relation avec des particuliers à la recherche d'un professionnel de confiance pour leurs travaux, tout en vous laissant libre de choisir les chantiers qui vous intéressent !

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Facture contestée : que faire lorsqu'un client refuse de payer tout ou partie d'une facture ?

Un client qui conteste une facture ne vous oblige pas à abandonner la somme réclamée. Avant d'engager toute démarche, commencez par identifier précisément ce qu'il refuse de payer et pourquoi, puis confrontez ses arguments au devis, aux avenants et aux travaux réalisés. Si votre créance reste justifiée, plusieurs étapes permettent d'en réclamer le règlement.

Chercher d'abord un accord amiable

En cas de litige ou de réclamation, appelez le client ou proposez-lui un rendez-vous pour comprendre l'origine du blocage : montant supérieur au devis, travaux supplémentaires contestés, malfaçon alléguée, prestation considérée comme non réalisée...

Appuyez-vous sur les documents du chantier et cherchez une solution sur la somme litigieuse, sans renoncer au reste de la facture.

Répondre formellement à sa contestation

Si le client maintient son refus, répondez-lui par écrit, point par point. Rappelez le montant du devis, les éventuels avenants, les prestations réalisées et les éléments justifiant chaque supplément. Pensez bien à joindre les justificatifs ou preuves utiles : devis accepté, avenants, mails, SMS, métrés, bons d'intervention ou comptes rendus.

Faire intervenir le médiateur de la consommation pour un client particulier

Pour un litige avec un client particulier, le médiateur de la consommation n'est pas un service de recouvrement que l'artisan peut saisir pour obtenir le paiement de sa facture.

  • C'est le client qui peut le saisir gratuitement, après avoir d'abord tenté de régler le désaccord directement avec l'entreprise par une réclamation écrite.
  • De son côté, l'artisan doit avoir désigné un médiateur compétent, informer ses clients de cette possibilité et leur communiquer ses coordonnées.

Le médiateur intervient alors comme tiers indépendant pour tenter de trouver une solution amiable au litige, sans passer immédiatement par la justice.

Faire appel au Médiateur des entreprises pour un litige avec un professionnel

Si le client est lui-même un professionnel, le Médiateur des entreprises peut intervenir dans les différends liés à l'exécution d'un contrat, notamment sur les conditions de paiement.

Le service est gratuit et confidentiel et vise à trouver une solution négociée entre les entreprises, sans imposer de décision aux parties.

En dernier recours, engager le recouvrement ou saisir la justice

Si votre facture est justifiée et que les démarches amiables échouent, passez à une réclamation formelle et, selon la situation, à une mise en demeure de payer. Une injonction de payer peut ensuite être demandée lorsque les conditions sont réunies.

Pour une créance n'excédant pas 5 000 €, il existe aussi une procédure simplifiée de recouvrement des petites créances par commissaire de justice. Si le client conteste sérieusement l'existence ou le montant de la dette, le litige peut nécessiter une procédure permettant au juge d'examiner les arguments des deux parties.

🔍 Le vrai du faux

Peut-on facturer des travaux supplémentaires sans devis signé ?

Faux, si l'on considère que c'est toujours possible...
L'absence de devis ou d'avenant signé fragilise fortement la demande de paiement, particulièrement dans un marché à forfait soumis à l'article 1793 du Code civil. Dans ce cadre, les travaux supplémentaires doivent avoir été autorisés par écrit avec un prix convenu avec le client, ou avoir été acceptés de façon expresse et non équivoque après leur réalisation.

Travaux supplémentaires sans avenant : l'artisan peut-il être payé ?

Vrai, mais seulement dans certains cas...
L'absence d'avenant ne signifie pas systématiquement que l'artisan perd tout droit au paiement. La réponse dépend du contrat et des preuves disponibles. Dans un marché forfaitaire, la Cour de cassation admet notamment qu'une acceptation expresse et non équivoque une fois les travaux supplémentaires réalisés puisse permettre le paiement. En revanche, le simple fait que le client ait laissé exécuter les travaux ne suffit pas.

Des travaux supplémentaires nécessaires sont-ils automatiquement facturables ?

Faux...
Le fait qu'une prestation supplémentaire soit devenue nécessaire techniquement ne suffit pas toujours à obtenir son paiement. Dans un marché à forfait soumis à l'article 1793, l'entreprise doit respecter les conditions d'autorisation et de prix prévues pour sortir du forfait. "Il fallait le faire pour terminer le chantier" n'est donc pas, à lui seul, une preuve suffisante.

👷 Le Conseil du Pro : ne laissez pas traîner une facture contestée !

Si un client refuse de payer une partie d'une facture, demandez-lui rapidement par écrit quels travaux ou quel montant il conteste. Vous saurez ainsi si le désaccord concerne une ligne précise de la facture ou une part plus importante du chantier. Répondez ensuite point par point à ses objections en vous appuyant sur le devis, les avenants et vos différents échanges. Surtout, réclamez sans attendre le règlement de la somme qui, elle, n’est pas remise en cause. Cela évite qu’un désaccord même minime ou limité à quelques centaines d’euros bloque inutilement plusieurs milliers d’euros restant dus.

📌
Pour aller plus loin :
Devis signé puis annulé par le client : que faire ?


❓ Foire aux questions (FAQ)

Comment contester une facture de fournisseur sans avoir signé de devis ?

L'absence de devis signé n'empêche pas de contester une facture. Il faut rechercher ce qui permet d'établir le prix convenu : bon de commande, contrat, CGV, grille tarifaire, mails ou échanges avec le fournisseur. Contestez rapidement par écrit les lignes concernées et joignez les justificatifs. Sans devis, le litige se jouera davantage sur les autres preuves de l'accord.

Peut-on facturer des travaux supplémentaires sans devis signé ?

C'est possible dans certaines situations, mais beaucoup plus risqué en cas de contestation. L'artisan doit pouvoir démontrer que le client a réellement souhaité ou accepté les prestations supplémentaires et leur prix. Pour un marché à forfait relevant de l'article 1793 du Code civil, les règles sont plus strictes : les changements doivent notamment avoir été autorisés par écrit et leur prix convenu avec le propriétaire.

Peut-on réclamer le paiement d’une facture contestée ?

Oui, le simple fait qu'un client conteste une facture ne l'annule pas. Si l'entreprise considère sa créance justifiée, elle peut maintenir sa demande, produire ses preuves et tenter d'abord un règlement amiable. Une procédure de recouvrement peut ensuite être envisagée. L'injonction de payer suppose notamment une créance certaine et exigible.

Un SMS du client suffit-il pour accepter des travaux supplémentaires ?

Un SMS peut servir de preuve puisque l'écrit électronique possède la même force probante que l'écrit papier sous certaines conditions. Mais tout dépend de ce qu'il dit : « OK pour les 1 200 € supplémentaires » est bien plus solide que « faites le nécessaire ». Pour éviter toute ambiguïté sur les travaux et leur prix, l'avenant signé reste préférable et vivement recommandé.

Que faire si le client refuse de signer un avenant en cours de chantier ?

Si l'avenant porte sur une prestation supplémentaire, évitez de l'exécuter sans son accord lorsque vous comptez la facturer en plus. Informez le client par écrit de ce qui n'était pas prévu au devis, du coût supplémentaire et de l'incidence éventuelle sur le chantier. Pour certains marchés forfaitaires, commencer malgré l'absence d'autorisation écrite peut sérieusement compromettre le paiement du surplus.

Une hausse du prix des matériaux permet-elle de modifier un devis signé ?

Pas automatiquement. Dans un marché à forfait relevant de l'article 1793 du Code civil, l'entrepreneur ne peut pas réclamer une augmentation simplement parce que le coût des matériaux ou de la main-d'œuvre a augmenté. Il faut donc vérifier le type de contrat et les éventuelles clauses de révision prévues dès le départ plutôt que d'appliquer un supplément unilatéralement.

Quelle différence entre un devis estimatif et un devis forfaitaire ?

Un devis forfaitaire fixe un prix global pour des travaux déterminés : une mauvaise estimation des coûts ou des heures ne permet pas, à elle seule, d'augmenter le montant de la facture. Un devis estimatif repose au contraire sur une estimation susceptible d'évoluer, par exemple selon les quantités réellement nécessaires ou des prix unitaires.

Références :

  • "Devis", ministère de l'Économie et des Finances
  • "Le kit de survie de l'artisan du bâtiment - Pour faire face aux litiges et se protéger juridiquement", CAPEB
  • "Contester une facture fournisseur en cas de désaccord : délais, démarches et recours", La boîte pratique
  • "Centre de la médiation de la consommation de conciliateurs de justice - Rapport annuel d'activité 2025", CM2C
  • "Observatoire des délais de paiement - Rapport annuel 2024", Banque de France
  • Image principale de l'article Miljan Zivkovic - Adobe Stock

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Problèmes clients (litiges, refus de paiement...)

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