CGV pour les artisans du bâtiment : les clauses qui évitent les mauvaises surprises

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CGV pour les artisans du bâtiment : les clauses qui évitent les mauvaises surprises

Un devis signé ne règle pas tout. Il décrit les travaux, le prix et les grandes conditions d’intervention, mais il ne cadre pas toujours les situations sensibles : acompte non versé, prestation ajoutée à l’oral, accès impossible, retard fournisseur ou solde contesté. C’est le rôle des conditions générales de vente : poser les règles avant le démarrage du chantier. Dans cet article, découvrez quelles clauses intégrer dans vos CGV, entre mentions indispensables et clauses personnalisées pour mieux protéger votre activité.

À quoi servent les conditions générales de vente quand on est artisan du bâtiment ?

Les CGV ne concernent pas seulement les boutiques ou la vente en ligne. Un artisan du bâtiment vend aussi une prestation, parfois avec fourniture de matériaux ou d’équipements. Les CGV servent donc à fixer le cadre de la relation avec le client, au-delà du devis. Le devis décrit les travaux, le prix et le délai. Les CGV précisent les règles autour du chantier : paiement, acompte, accès au logement, travaux supplémentaires, retards, réception, garanties, réclamations. Elles évitent de laisser les points sensibles dans le flou. Et dans le bâtiment, le flou finit souvent par coûter cher.

Cadrer les conditions d’exécution du chantier

Les CGV expliquent comment la prestation se déroule une fois le devis accepté. Elles ne remplacent pas le devis, mais elles précisent les règles générales qui entourent le chantier : validation de la commande, organisation de l’intervention, paiement, réception ou encore traitement des demandes en cours de route.

Clarifier les responsabilités de chacun

Un chantier repose sur plusieurs engagements : ceux de l’entreprise, mais aussi ceux du client. Les CGV permettent de préciser ce qui relève de chaque partie, depuis l’acceptation du devis jusqu’à la réception des travaux. Elles évitent les zones grises sur les informations à fournir, les conditions nécessaires au bon déroulement de l’intervention, les validations attendues ou les situations pouvant modifier le délai ou le prix.

Prévoir les imprévus avant qu’ils ne deviennent des litiges

Certains aléas ne peuvent pas toujours être anticipés au moment du devis. Les CGV permettent de prévoir comment seront traitées les contraintes découvertes en cours de chantier, les retards indépendants de l’entreprise ou les adaptations nécessaires à la bonne exécution des travaux.

Elles ne suppriment pas les imprévus, mais elles évitent de les gérer dans l’urgence. Délai prolongé, devis complémentaire, avenant, nouvelle validation du client, suspension temporaire du chantier : mieux vaut poser ces règles avant que le désaccord ne s’installe.

Rassurer le client avec des règles claires

Des CGV bien rédigées ne rendent pas la relation plus froide mais plus transparentes. Un cadre clair inspire confiance lorsqu'il est expliqué simplement avant la signature. Ce cadre représente aussi un avantage pour l’entreprise : meilleure gestion des situations, gain de temps et réduction des malentendus.


Des règles claires évitent les chantiers qui démarrent dans le flou. Encore faut-il échanger avec des clients qui ont un vrai projet. Sur Habitatpresto Pro, vous recevez des demandes de travaux qui vous correspondent, pour passer moins de temps à trier et plus de temps à chiffrer les bons chantiers.

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Un artisan doit-il obligatoirement avoir des CGV ?

Non, la loi ne l’impose pas dans tous les cas

Aucun texte de loi ne dit qu’un artisan doit systématiquement posséder un document intitulé "Conditions Générales de Vente" pour exercer son activité. En revanche, dès qu’une entreprise vend une prestation comme des travaux, il doit respecter certaines obligations d’information envers son client.

L'article L111-1 du Code de la consommation impose au professionnel de communiquer au consommateur, avant la signature, les informations essentielles : caractéristiques du service, prix, délai d’exécution, identité de l’entreprise, garanties légales, médiateur de la consommation, etc... Ces informations peuvent être données dans le devis, dans les CGV ou dans un autre document remis au client. En pratique, les CGV restent le support le plus clair pour les regrouper.

⚠️ Attention :
Ce point n’est pas seulement une formalité : en cas de manquement à certaines obligations d’information précontractuelle, l’amende administrative peut atteindre 3 000 € pour une personne physique et 15 000 € pour une personne morale.

Pourquoi il est risqué de ne pas en avoir ?

Le vrai risque, c’est de ne pas pouvoir prouver les règles applicables au chantier. Sans CGV rédigées et transmises clairement, l’artisan peut se retrouver fragilisé sur des points essentiels : acompte, délais, travaux supplémentaires, réception des travaux, garanties, conséquences d’un impayé... Cela peut être la porte ouverte à des litiges interminables faute de cadre clair.

Peut-on utiliser les mêmes CGV pour les particuliers et les professionnels ?

Oui, mais pas en copier-coller intégral. Une base commune peut convenir à tous les clients, à condition d’adapter certaines clauses selon qu’il s’agit d’un particulier ou d’un professionnel. C’est souvent là que les modèles trop génériques montrent leurs limites.

Un socle commun est possible

Certaines règles peuvent être identiques, quel que soit le client. C’est le cas de tout ce qui encadre l’organisation générale du chantier :

  • identité de l’entreprise
  • durée de validité du devis
  • délais d’intervention
  • accès au chantier
  • réception des travaux
  • garanties

Les clauses spécifiques aux relations B2B

Avec des clients professionnels, l’enjeu des CGV est de cadrer la gestion commerciale : paiement, facture, retard de règlement, responsabilités, délais et recouvrement.

Ainsi, les clauses à prévoir concernent surtout :

  • Le délai de paiement doit être indiqué clairement dans les CGV. Entre professionnels, le délai prévu ne peut pas dépasser 60 jours après l’émission de la facture, ou 45 jours fin de mois si ce délai est expressément prévu au contrat et non abusif pour le créancier
  • Les pénalités de retard de paiement doivent être prévues pour les factures réglées après l’échéance. Elles sont exigibles sans rappel, dès le lendemain de la date de règlement indiquée sur la facture
  • L’indemnité forfaitaire de recouvrement s’ajoute aux pénalités en cas de retard de paiement entre professionnels. Son montant est fixé à 40 € par facture concernée

Quelles clauses obligatoires mettre dans ses conditions générales ?

Pour des travaux réalisés chez un particulier, les conditions générales doivent reprendre les informations indispensables avant signature. Le client doit savoir qui intervient, quelle prestation est prévue, à quel prix, selon quelles modalités, avec quelles garanties et quels recours en cas de litige.

L’identité de l’entreprise

Cette clause permet au client d’identifier clairement l’entreprise avec laquelle il s’engage. Elle évite toute ambiguïté entre le nom commercial, la société qui facture et l’interlocuteur du chantier.

Elle peut notamment indiquer :

  • le nom ou la dénomination sociale
  • l’adresse de l’entreprise
  • le numéro SIRET
  • le numéro de téléphone et l’adresse e-mail
  • les informations d’assurance professionnelle, si l’activité est concernée

Les caractéristiques essentielles de la prestation

Cette clause permet au client de comprendre le type de prestations couvertes par les CGV. Elle évite qu’un même document soit interprété trop largement, surtout si l’entreprise réalise plusieurs activités : dépannage, entretien, rénovation, remplacement d’équipement, fourniture et pose.

Elle permet aussi de faire le lien entre les CGV et le devis. Le devis détaille le chantier précis, tandis que les CGV expliquent le cadre général dans lequel ces prestations sont réalisées.

Le prix et les modalités de paiement

Cette clause permet d’éviter les discussions sur le moment où les sommes sont dues. Elle précise comment le paiement est organisé, depuis la signature du devis jusqu'au règlement du solde.

Elle peut notamment prévoir :

  • un acompte à la signature du devis
  • un paiement intermédiaire selon l’avancement des travaux
  • le solde à la réception ou à la fin du chantier
  • les moyens de paiement acceptés

Les modalités d’exécution du contrat

Cette clause explique comment la prestation se déroule une fois le devis accepté. Elle permet de cadrer le démarrage des travaux, les délais, les rendez-vous, la livraison éventuelle des matériaux ou les conditions de report.

Elle peut notamment préciser :

  • le démarrage des travaux après signature du devis et versement de l’acompte
  • le délai prévisionnel d’intervention ou d’exécution
  • les modalités de prise de rendez-vous
  • les conditions de livraison des matériaux ou équipements
  • les cas pouvant entraîner un report de l’intervention

Cette partie évite de transformer un délai prévisionnel en promesse absolue, surtout lorsque le chantier dépend d’une livraison, d’un accès au logement ou d’une validation du client.

Le traitement des réclamations

Cette clause indique au client comment signaler un problème avant, pendant ou après les travaux. Elle permet de centraliser les demandes et d’éviter les échanges dispersés par téléphone, SMS ou messages informels.

Elle peut préciser :

  • l’adresse e-mail ou postale à utiliser
  • les informations à transmettre : numéro de devis, facture, photos, description du problème
  • le délai habituel de réponse
  • les étapes de traitement de la demande

Les garanties légales

Cette clause permet au client de savoir quelles garanties peuvent s’appliquer après les travaux. Elle est particulièrement importante lorsqu'il y a vente et pose d’un équipement, mais aussi pour les travaux soumis aux garanties propres au bâtiment.

Elle peut notamment mentionner :

  • la garantie légale de conformité, en cas de vente et pose d’un équipement
  • la garantie légale des vices cachés
  • la garantie de parfait achèvement
  • la garantie biennale de bon fonctionnement, pour certains équipements
  • la garantie décennale, lorsque les travaux y sont soumis

Le droit de rétractation, lorsqu'il s’applique

Cette clause concerne les contrats conclus à distance ou hors établissement. Elle permet d’expliquer au client s’il bénéficie d’un droit de rétractation, dans quel délai et comment l’exercer.

Elle peut indiquer :

  • le délai de rétractation applicable
  • la procédure à suivre
  • le formulaire ou l’adresse à utiliser
  • les conséquences si le client demande le démarrage des travaux avant la fin du délai

Cette mention est importante pour éviter les malentendus lorsqu'un devis est signé à domicile, à distance ou après un échange commercial hors des locaux de l’entreprise.

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Le médiateur de la consommation

Cette clause permet au client d’identifier le recours amiable disponible si un litige persiste après une réclamation auprès de l’entreprise. Elle montre aussi que l’entreprise respecte le parcours prévu pour les litiges de consommation.

Elle doit indiquer :

  • le nom du médiateur
  • ses coordonnées
  • son site internet
  • les conditions de saisine

Le médiateur n’intervient pas à la place de l’entreprise. Il peut être saisi si le client a déjà tenté de régler le problème directement avec elle, sans solution satisfaisante.


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Les clauses personnalisées qui protègent vraiment votre activité

Les clauses obligatoires posent le cadre minimum. Les clauses personnalisées, elles, permettent d’adapter les CGV à la réalité des chantiers chez les particuliers : acompte, imprévus, retard de paiement, accès au logement, travaux supplémentaires ou réception. Ce sont souvent ces clauses qui évitent les tensions une fois les travaux commencés.

La clause d’acompte

Elle permet de sécuriser le démarrage du chantier avant de commander des matériaux, de bloquer une date ou de mobiliser une équipe. Elle doit préciser le pourcentage ou le montant de l’acompte demandé, le moment où il doit être versé et ce qu’il déclenche : commande des fournitures, réservation du créneau, préparation de l’intervention.

Elle doit aussi rester cohérente avec le devis. Le pourcentage d’acompte prévu dans les CGV doit correspondre aux modalités de paiement indiquées sur le devis, afin d’éviter toute contradiction sur les sommes dues ou les étapes de règlement.

La clause de suspension du chantier en cas de non-paiement

Cette clause prévoit que l’entreprise peut suspendre les travaux si l’acompte, une échéance intermédiaire ou le solde n’est pas réglé dans les conditions prévues.

Elle doit être rédigée avec prudence : relance préalable, mise en demeure, délai laissé au client pour régulariser, suspension proportionnée, sécurisation du chantier si nécessaire.

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La clause de réserve de propriété

Elle indique que les matériaux ou équipements fournis restent la propriété de l’entreprise tant qu’ils ne sont pas entièrement payés. Elle est surtout utile pour les équipements identifiables ou non encore posés : chaudière, pompe à chaleur, portail, menuiseries, radiateurs, sanitaires, matériaux stockés sur chantier. En revanche, elle devient plus délicate à appliquer lorsque les matériaux sont déjà incorporés au bâti, comme du carrelage posé, de l’enduit ou de l’isolant soufflé.

La clause sur les travaux supplémentaires

Elle prévoit qu’aucun travail non prévu au devis initial ne sera réalisé sans accord écrit du client. C’est une clause essentielle. Elle évite les demandes orales qui deviennent ensuite discutables : reprise d’un support, déplacement d’une prise, ajout d’un raccord, finition supplémentaire, modification d’un équipement. L’accord peut prendre la forme d’un avenant, d’un devis complémentaire ou d’une validation écrite par e-mail.

La clause sur les sujétions imprévues

Elle sert à encadrer les mauvaises surprises découvertes après le début des travaux : mur humide, support friable, sol irrégulier, ancien réseau non conforme, charpente abîmée, canalisation cachée, dalle fissurée. Cette clause ne doit pas permettre d’augmenter librement le prix. Elle doit surtout prévoir qu’un imprévu technique peut entraîner un délai supplémentaire, une adaptation de la prestation ou un devis complémentaire soumis à l’accord du client.

La clause météo, force majeure et retards fournisseurs

Elle encadre les événements que l’entreprise ne maîtrise pas : intempéries, gel, canicule, rupture d’approvisionnement, retard de livraison, grève, impossibilité d’accès au chantier.

Pour être solide, elle ne doit pas tout mettre dans le même sac. La force majeure répond à des critères précis. Les retards fournisseurs ou les conditions météo doivent donc être formulés comme des causes possibles de report ou d’adaptation du planning, pas comme une exonération totale de responsabilité.

La clause d’accès au chantier

Elle précise ce que le client doit permettre pour que les travaux se déroulent correctement : accès au logement, pièce libérée, stationnement si nécessaire, accès à l’eau ou à l’électricité, autorisations obtenues, informations sur les contraintes connues...

Elle est particulièrement utile dans les logements occupés. Un chantier peut vite prendre du retard si la zone n’est pas accessible, si les meubles n’ont pas été déplacés ou si l’entreprise découvre une contrainte que le client connaissait déjà.

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Le "tour d'échelle" et refus d'accès : comment réagir face à un voisin bloquant ?

La clause de réception des travaux

Elle prévoit comment les travaux sont réceptionnés, comment les réserves sont formulées et à quel moment le solde devient exigible. La réception est une étape importante : elle marque l’acceptation des travaux, avec ou sans réserves. Elle permet aussi d’éviter les fins de chantier floues, où le client utilise déjà l’installation mais repousse le paiement du solde.

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Clauses abusives : 3 exemples à éviter dans ses CGV

Les CGV peuvent protéger l’entreprise, mais elles ne peuvent pas tout imposer au client. Avec un particulier, une clause peut être contestée si elle crée un déséquilibre important entre les droits de l’entreprise et ceux du consommateur. Le risque ? La clause peut être écartée en cas de litige, même si elle figure noir sur blanc dans les CGV.

1. Limiter trop largement la responsabilité de l’entreprise

Une entreprise peut encadrer sa responsabilité lorsqu'un retard, un défaut ou un dommage ne dépend pas d’elle. En revanche, une clause trop large devient risquée si elle donne l’impression que le professionnel s’exonère de presque tout.

❌ Exemple de clause à éviter :

"La responsabilité de l’entreprise ne saurait être engagée pour les désordres, défauts, dommages ou retards résultant de l’état des supports existants, des installations préalablement présentes sur le chantier, de contraintes techniques non apparentes ou de toute circonstance indépendante de sa volonté."

Le problème ? La formulation est trop vaste. Elle mélange des situations très différentes : un défaut caché impossible à détecter, une installation existante non conforme, mais aussi des supports que l’entreprise aurait peut-être dû vérifier avant d’intervenir. Une clause peut encadrer les aléas, mais elle doit rester précise et ne pas effacer les obligations normales du professionnel.

2. Modifier le prix avec une clause trop floue

Une clause d’ajustement du prix peut être utile si le chantier révèle une contrainte imprévue. Mais elle doit expliquer dans quels cas le prix peut évoluer, comment le supplément sera chiffré et comment le client donnera son accord.

❌ Exemple de clause à éviter :

"Le montant du devis pourra faire l’objet d’une révision en fonction de l’évolution des conditions d’exécution du chantier, des contraintes techniques rencontrées, de la variation du coût des matériaux ou de toute circonstance susceptible de modifier l’équilibre économique de l’intervention."

Le problème ? La clause emploie un langage sérieux, mais elle reste trop floue. Quelles contraintes techniques ? Quelle hausse de matériaux ? À partir de quel seuil ? Le client devra-t-il signer un avenant avant les travaux supplémentaires ? Sans méthode claire, chacun peut interpréter la clause à son avantage au moment de payer.

3. Réduire les garanties avec une formulation ambiguë

Les CGV peuvent expliquer les garanties applicables, les exclusions et les conditions de prise en charge. En revanche, elles ne doivent pas laisser croire que le client perd ses droits légaux après la pose, après la réception ou parce qu’une garantie fabricant existe.

❌ Exemple de clause à éviter :

"La garantie applicable aux équipements fournis et installés par l’entreprise est limitée aux conditions de garantie consenties par le fabricant. Toute intervention portant sur un dysfonctionnement, un remplacement de pièce, une dépose ou une repose donnera lieu, le cas échéant, à l’établissement d’un devis complémentaire."

Le problème ? Cette clause peut sembler raisonnable, mais elle réduit trop fortement la portée des garanties. Elle laisse entendre que seule la garantie fabricant compte, alors que l’entreprise peut aussi être tenue par ses propres obligations liées à la vente, à la pose ou aux travaux réalisés. Les CGV peuvent préciser les exclusions, mais elles ne doivent pas limiter les garanties légales du client.

Peut-on rédiger ses CGV soi-même ?

Oui, il est possible de rédiger ses CGV soi-même, à condition de respecter les mentions obligatoires et d’adapter les autres clauses à son activité et ses pratiques tout en restant légales : acompte, délais, réception des travaux, réclamations, garanties... Utiliser un modèle peut donc être utile pour structurer le document et ne pas partir d’une page blanche.

Faire rédiger ses CGV par un avocat : dans quels cas est-ce utile ?

Il n’est pas nécessaire de passer par un avocat pour avoir des CGV conformes. En revanche, c’est préférable lorsque les chantiers sont coûteux, techniques ou longs, ou lorsque l’entreprise vend et installe des équipements importants. Côté budget, la rédaction de CGV par un professionnel tourne souvent autour de 600 à 1 200 € HT pour un document classique, et peut dépasser ce montant si les prestations sont très personnalisées ou complexes. Une relecture par un juriste reste aussi utile pour sécuriser les clauses sensibles.


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Comment diffuser ses conditions générales de vente aux clients ?

Avoir des CGV ne suffit pas. Pour qu’elles soient utiles, le client doit pouvoir les lire avant de s’engager. L’enjeu est donc simple : les transmettre au bon moment et garder une preuve de leur acceptation.

Les intégrer au dos du devis

C’est souvent la méthode la plus simple, surtout pour les devis papier ou les PDF complets. Les CGV figurent directement au verso ou dans les pages suivantes du devis, avec une mention claire près de la signature : "le client reconnaît en avoir pris connaissance et les accepter". Cette solution limite les oublis. Le client reçoit un seul document, avec les conditions commerciales et le détail des travaux au même endroit.

Les envoyer par e-mail avec le devis

L’e-mail permet de garder une trace utile : date d’envoi, destinataire, version transmise. C’est pratique lorsque les échanges se font à distance ou lorsque le client valide le devis électroniquement. Point important : l’envoi doit se faire avant la signature, pas après. Une condition communiquée trop tard sera plus difficile à faire valoir en cas de désaccord.

Les publier sur le site de l’entreprise

Publier ses CGV sur son site internet est utile pour la transparence. Le client peut les consulter facilement, et l’entreprise montre qu’elle travaille avec un cadre clair. Mais cela ne suffit pas toujours. Un simple lien sur le site ne prouve pas que le client les a lues ou acceptées avant de signer. Le plus sûr reste d’attirer explicitement son attention sur les CGV au moment du devis, avec une mention d’acceptation claire.

👷 Le Conseil du Pro : faites ressortir les clauses importantes !

Soyons honnêtes, peu de clients lisent les CGV dans leur intégralité. Avant la signature, prenez une minute pour attirer leur attention sur les clauses les plus importantes : acompte, travaux supplémentaires, délais, réception ou droit de rétractation. Mettez-les en évidence dans le devis avec un court encadré avant la signature, quelques mots en gras ou un renvoi clair vers les articles concernés des CGV, puis expliquez-les à l’oral. C’est souvent le meilleur moyen d’éviter les malentendus. Des CGV bien comprises protègent autant l’entreprise que la relation de confiance avec le client.

Les questions fréquentes

Faut-il faire signer les CGV par le client ?

Oui, c’est fortement recommandé. Le plus important est de pouvoir prouver que le client les a reçues et acceptées avant de signer le devis. L’idéal est de joindre les CGV au devis et d’ajouter une mention d’acceptation claire. Pour les chantiers importants, une signature ou un paraphe sur l’annexe des CGV renforce la sécurité.

Quand faut-il mettre à jour ses CGV ?

Les CGV doivent être mises à jour dès que l’entreprise change ses pratiques : acompte, délais de paiement, prestations, garanties, sous-traitance, vente d’équipements ou intervention à distance. Il faut aussi les revoir en cas d’évolution réglementaire ou après un litige révélant une clause floue, absente ou mal adaptée.

Quelle est la différence entre un contrat et des CGV ?

Le contrat engage les parties sur une prestation précise : travaux, prix, délai, adresse du chantier. Les CGV fixent les règles générales qui s’appliquent autour de cette prestation : paiement, garanties, réclamations, retards, réception, travaux supplémentaires. Dans le bâtiment, le devis signé fait souvent office de contrat, avec les CGV en complément.

Qui peut rédiger des CGV ?

Un artisan peut rédiger lui-même ses CGV ou partir d’un modèle, à condition de les adapter à son activité réelle. Un avocat n’est pas obligatoire, mais une relecture juridique est utile si les chantiers sont coûteux, techniques ou exposés aux litiges. Le plus risqué reste le copier-coller d’un modèle générique mal adapté.

Que faire si un client refuse les CGV ?

Il faut d’abord comprendre ce qui bloque : acompte, délai, frais, réception, rétractation. Certaines clauses peuvent être expliquées ou clarifiées, mais pas improvisées à l’oral. Si le client refuse le cadre contractuel avant signature, mieux vaut ne pas démarrer le chantier. Une règle contestée avant les travaux deviendra rarement plus simple après.

Que faire si le devis a été signé sans CGV annexées ?

Il faut s’appuyer sur ce qui figure déjà dans le devis signé : prix, délai, acompte, description des travaux, modalités de paiement. Les CGV ne peuvent pas être imposées après coup sans accord du client. Pour le chantier en cours, toute précision importante doit passer par un avenant ou un accord écrit. Pour les prochains devis, il faut joindre les CGV dès l’envoi.

Références :

Lexique

  • Acceptation tacite : Une acceptation tacite est l’adhésion aux CGV déduite d’un comportement non équivoque, comme le paiement d’un acompte.
  • Caducité : La caducité désigne la perte d’effet d’une stipulation des CGV lorsque disparaît un élément essentiel du contrat.
  • Contrat d’adhésion : Un contrat d’adhésion est un contrat dont les conditions, notamment les CGV, sont fixées à l’avance et non négociables.
  • Déséquilibre significatif : Le déséquilibre significatif désigne un avantage contractuel excessif accordé à l’artisan au détriment du client consommateur.
  • Information précontractuelle : L’information précontractuelle regroupe les renseignements devant être communiqués au client avant l’acceptation du devis et des CGV.
  • Inopposabilité : L’inopposabilité empêche l’artisan d’appliquer des CGV non remises, illisibles ou non acceptées par le client.
  • Intelligibilité : L’intelligibilité désigne l’obligation de rédiger les CGV dans un langage clair, compréhensible et sans ambiguïté.
  • Nullité partielle : La nullité partielle supprime une disposition irrégulière des CGV sans nécessairement annuler l’ensemble du contrat.
  • Prévalence contractuelle : La prévalence contractuelle détermine quel document, notamment le devis ou les CGV, s’applique en cas de contradiction.

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