Neige, verglas... : un salarié peut-il refuser de venir travailler ?

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Neige, verglas... : un salarié peut-il refuser de venir travailler ?

Routes enneigées, chaussées glissantes, visibilité réduite..., la neige et le verglas transforment vite un trajet banal en parcours du combattant. Lors d'une vague de froid importante, une question revient : un salarié peut-il refuser de venir travailler sur un chantier sans se mettre en faute ou doit-il prendre la route, coûte que coûte ? Pour une entreprise du bâtiment comme pour ses salariés, ces épisodes météo ne sont pas de simples désagréments. Ils bousculent les plannings, mettent les équipes sous tension et engagent des responsabilités. Refus de venir travailler, absence justifiée, vigilance météo, décisions préfectorales..., voici ce que prévoit la loi et comment bien agir en tant qu'employeur !

Est-il possible de ne pas aller travailler à cause de la neige ?

Oui, c’est possible dans certains cas, mais ce n’est ni automatique, ni systématique.

En principe, la neige ne dispense pas un salarié d'aller travailler

Le contrat de travail continue de s’appliquer, même en cas de mauvais temps. La simple présence de neige ne suffit pas à justifier une absence. Le salarié est en principe tenu de se rendre à son poste.

👉
À noter :
Le télétravail est difficile à appliquer dans le secteur du bâtiment, hormis pour les collaborateurs, comme une secrétaire, dont les missions ne nécessitent pas une présence quotidienne sur les chantiers ou chez les clients.

Quand la neige rend le déplacement impossible ou dangereux

Si les conditions deviennent réellement dangereuses ou si le salarié ne peut matériellement pas se rendre au travail - routes verglacées, chutes de neige importantes, axes fermés et circulation bloquée, transports en commun suspendus -, si les autorités déconseillent les déplacements ou si le collaborateur s'expose à un risque grave en prenant la route, il peut être empêché de venir travailler sans que cela lui soit reproché. Tout repose sur la notion de danger réel ou d'impossibilité matérielle de se déplacer.

Ce que le salarié doit faire s'il ne peut pas se rendre au travail

Il doit prévenir son employeur le plus tôt possible et expliquer précisément la situation. Des éléments concrets (routes fermées, consignes des autorités, transports à l’arrêt) permettent de justifier son absence.


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Dans quels cas une absence peut être jugée injustifiée ?

Si les routes restent praticables, même difficilement, et que des solutions alternatives existent (autre itinéraire, départ plus tôt, covoiturage, transports encore en service), refuser de venir travailler sans motif sérieux peut être considéré comme injustifié.

📈 En chiffres
2e
Cause d'accidents graves et/ou mortels dans le secteur du BTP en lien avec le risque routier
OPPBTP
30 %
Des accidents mortels liés au travail sont routiers (trajets domicile - travail ou trajets professionnels / de mission)
CNAM / MSA (2023)
33
Salariés du bâtiment et de la construction décédés sur la route, après un accident en lien avec le travail
CNAM / MSA (2023)
34 %
Des victimes à la suite d'un accident de la route en lien avec le travail ont moins d’1 an d’ancienneté
CNAM / MSA (2023)


Je ne peux pas aller au travail à cause de la neige et du verglas : que dit la loi ?

La loi admet que d'importantes chutes de neige et le verglas puissent constituer un cas de force majeure, à condition qu’ils remplissent trois critères précis : l’événement doit être "exceptionnel, imprévisible et irrésistible". Concrètement, il faut que les conditions météo rendent réellement le déplacement impossible ou dangereux, indépendamment de la volonté du salarié.

Dans ce cas, l'impossibilité de se rendre au travail ou d'arriver à l'heure en raison d'intempéries peut être jugée comme légitime, à condition de pouvoir en apporter la preuve : route impraticables, transports en commun interrompus, consignes de sécurité émises par les autorités.

En ce qui concerne le secteur du bâtiment, la tolérance se fait au cas par cas, en tenant compte du lieu du chantier, de la distance à parcourir, des moyens de transport disponibles et des décisions préfectorales. Le cadre général est posé par le Code du travail, mais c’est la réalité du terrain qui fait foi.

Vigilance orange météo : peut-on ne pas aller travailler ?

Non, la vigilance orange ne suffit pas, à elle seule, à justifier une absence. Ce niveau d’alerte signifie que les conditions météo peuvent être dangereuses, mais les déplacements restent en principe possibles.

Pour un salarié du bâtiment, l’absence ne sera considérée comme légitime que si la situation concrète rend le trajet réellement impossible ou trop risqué : routes coupées localement, verglas généralisé, transports interrompus, consignes spécifiques des autorités.

En pratique, l’employeur et le salarié doivent raisonner au cas par cas, en s’appuyant sur les informations de Météo-France et sur l’état réel des accès au chantier.

Vigilance rouge neige-verglas : doit-on aller travailler ?

Dans la majorité des situations, non. Une vigilance rouge correspond à un danger exceptionnel pour la sécurité des personnes. Les déplacements sont fortement déconseillés, voire impossibles, et les autorités peuvent restreindre ou interdire la circulation.

Dans ce contexte, le salarié qui ne se rend pas sur le chantier agit en cohérence avec son obligation de préserver sa sécurité. L’absence est alors généralement considérée comme justifiée, sans faute disciplinaire possible.

Pour les entreprises du bâtiment, le message est clair : en vigilance rouge, la priorité est la sécurité, et l’organisation du chantier doit s’adapter (report, arrêt temporaire, réorganisation).

Neige et verglas sur la route : aucune excuse liée à la loi Montagne

Dans certains territoires, l’argument météo a ses limites. Dans 34 départements classés en zone de montagne (Alpes, Pyrénées, Jura, Massif central, Vosges), la loi Montagne impose, du 1er novembre au 31 mars, que les véhicules soient équipés de pneus d'hiver ou de chaînes ou de chaussettes à neige.

Depuis 2024, la période de tolérance est terminée. En cas de contrôle, un défaut d’équipements peut entraîner une amende de 135 € et l’immobilisation du véhicule.

Conséquence directe pour les chantiers : si la circulation n’est pas interdite par arrêté préfectoral, l’absence d’équipement dans ces zones montagneuses ne peut pas justifier un refus de se rendre au travail et n'est plus une excuse recevable.

📌
Pour aller plus loin :
Risque routier dans le bâtiment : les bons réflexes à avoir au volant

Mon salarié refuse de venir travailler : peut-il être sanctionné en cas d’absence ?

Tout dépend de la raison de l’absence : ce n’est pas le refus en lui-même qui compte, mais s’il est justifié ou non.

Quand l’absence est justifiée : pas de sanction possible

Si le salarié est réellement empêché de venir travailler pour une raison sérieuse et indépendante de sa volonté (routes impraticables ou bloquées par la neige, verglas dangereux, transports en commun arrêtés, consignes préfectorales), l’absence est considérée comme légitime.

Dans ce cas, l’employeur ne peut pas sanctionner le salarié. En revanche, le salaire n’est pas forcément maintenu, sauf disposition particulière (convention collective, usage, décision de l’entreprise).

Quand l’absence est injustifiée : une sanction est possible

Si les routes sont praticables, que des solutions existent (partir plus tôt, autre itinéraire, covoiturage, transports en commun en service) et que le salarié refuse quand même de venir sans motif sérieux, l’absence peut être considérée comme injustifiée.

L’employeur peut alors appliquer une retenue sur salaire pour les heures non travaillées et engager une procédure disciplinaire, dans le respect des règles habituelles.

L’importance de la preuve et du contexte

C’est toujours le contexte réel qui compte. En cas de litige, il faut pouvoir démontrer que les conditions météo rendaient vraiment le déplacement dangereux ou impossible. Le salarié doit prévenir rapidement son employeur et expliquer sa situation. De son côté, l’employeur doit étudier la situation au cas par cas, en tenant compte de la météo, des consignes locales et des moyens de transport disponibles.

💶 Absence au travail pour cause d'intempéries : quel impact sur le salaire ?

Encore une fois, tout dépend du contexte. Si l’absence est due à un cas de force majeure reconnu (routes bloquées, transports arrêtés), il n’y a pas de sanction possible, mais le salaire n’est pas forcément maintenu, sauf accord collectif, usage d'entreprise ou décision de l’employeur.

La prise de congés, de RTT ou la récupération d’heures est souvent la solution proposée et privilégiée.

Si le salarié finit par arriver mais refuse de travailler sur le chantier

S’il se présente mais estime que les conditions sur le chantier sont dangereuses (sol verglacé ou gelé, accès glissant, travail en hauteur sous la neige...), il peut exercer son droit de retrait. Si le danger est réel et imminent, aucune sanction ni retenue de salaire n’est possible. En revanche, si le risque n’est pas avéré, le retrait peut être jugé abusif et exposer le salarié à une sanction.

Ce qu’il faut faire côté entreprise

Il est important de privilégier le dialogue avant toute sanction. Échanger rapidement avec le salarié, comprendre sa situation, vérifier les conditions réelles et chercher une solution (décalage d’horaires, autre affectation, report de tâche) permet souvent d’éviter un conflit inutile et de sécuriser à la fois le chantier et la relation de travail.


Anticiper le retour du froid, c’est aussi anticiper les trous dans le planning. Plus vous avez de demandes qualifiées sous la main, plus vous pouvez réorganiser vos équipes en cas d'intempéries. Habitatpresto Pro vous apporte des projets adaptés à votre métier et à votre zone d'intervention !

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Droit de retrait neige : est-ce un motif recevable pour refuser de travailler sur un chantier ?

Oui, la neige peut constituer un motif recevable de droit de retrait, mais uniquement si elle crée un danger grave et imminent pour le salarié.

Sur un chantier, cela peut concerner des accès rendus impraticables, un risque élevé de chute, des déplacements impossibles ou des conditions météo empêchant toute intervention en sécurité.

Le salarié doit alors signaler immédiatement la situation à son employeur. En revanche, la simple gêne ou l’inconfort lié au froid ou à la neige ne suffit pas : le danger doit être réel, objectif et directement lié aux conditions de travail.

📌
Pour en savoir plus sur le sujet :
Droit de retrait grand froid : ce que la loi permet ou non sur un chantier

Journée chômage intempéries : que dit le Code du travail ?

Dans le secteur du bâtiment et des travaux publics (BTP), un employeur peut décider de suspendre un chantier lorsque les conditions météo rendent le travail dangereux ou techniquement impossible, comme en cas de fortes chutes de neige, de verglas, de gel, de vents violents ou depuis peu en cas de canicule.

Cette interruption du travail sur un chantier peut être liée à la sécurité ou à la santé des salariés, mais aussi à l’impossibilité matérielle de réaliser certaines tâches dans des conditions normales.

Lorsque l’activité est arrêtée pour cause d’intempéries, le salarié peut, sous conditions, bénéficier d'un régime spécifique dit de "chômage intempéries". Ce dispositif permet de compenser une partie de la perte de salaire liée aux heures non travaillées, à hauteur d’environ 75 % du salaire brut journalier dans la limite des plafonds en vigueur. L’indemnisation est versée par la Caisse des congés intempéries du BTP (CIBTP) et suppose que le salarié ait été déclaré par son employeur.

L’indemnisation est possible uniquement :

  • si le salarié est présent ou s’est présenté sur site au moment de l’arrêt du chantier,
  • si aucun travail de remplacement ne peut être proposé,
  • et s’il reste à la disposition de l’employeur pendant l'interruption du chantier.

⚠️
Important :
Comme le stipule le Code du travail, un salarié qui ne peut pas se rendre au travail à cause des intempéries (routes impraticables, transports interrompus) ne relève pas de ce régime et ne peut donc pas être indemnisé au titre du chômage intempéries.

👉 En parallèle, l’employeur peut, en cas d'intempéries ou de force majeure, proposer à ses salariés de récupérer les heures non travaillées et perdues lorsque la situation le permet.

Comment justifier une absence au travail pour intempéries ?

Quand la météo rend les déplacements dangereux ou impossibles, l’absence doit être expliquée rapidement et appuyée par des éléments concrets. Voici les justificatifs que l'employeur peut exiger à ses salariés :

Les justificatifs à fournir par le salarié

  • Un message ou un appel dès le matin pour prévenir de l’impossibilité de venir travailler, avec une explication précise de la situation (route bloquée, verglas, transport annulé, consignes locales).
  • Des captures d’écran ou des liens vers des informations officielles : alerte météo Météo-France, arrêtés préfectoraux, messages de la mairie ou de la préfecture.
  • Une copie de la communication faite par la société de transport ou la régie (SNCF, bus, tram, car scolaire) indiquant l’annulation ou la forte perturbation du service.
  • Des photos prises sur le trajet habituel montrant une route bloquée, enneigée ou dangereuse, si cela est possible sans se mettre en danger.
  • Une attestation sur l’honneur décrivant la situation, quand aucun autre document n’est disponible, en précisant le lieu, l’heure et la nature du problème.
  • Tout échange écrit avec l’entreprise (mail, SMS) montrant que le salarié a cherché une solution : partir plus tôt, autre itinéraire, covoiturage, mais que cela n’était pas réalisable.

👉
À noter :
Ces éléments ne servent pas à "se couvrir", mais à prouver que l’absence est liée à une contrainte réelle, imprévisible et indépendante de la volonté du salarié.

🔍 Le vrai du faux

Peut-on exercer son droit de retrait à cause de mauvaises conditions de circulation ?

Faux...
Le droit de retrait ne s’applique que si le salarié est confronté à un danger grave et imminent pour sa santé ou sa sécurité sur chantier ou sur son poste de travail, pas sur le trajet domicile - travail.

Un employeur peut-il imposer un jour de congé en cas de blocage dû à la neige ?

Faux...
L’employeur ne peut pas imposer à un salarié de poser un jour de congé payé sans son accord, même en cas d’intempéries. Il peut toutefois lui proposer la prise d'un congé ou d'un RTT ou le recours au télétravail, même si cette solution est rarement possible dans le bâtiment, afin de compenser son absence sans perte de rémunération.

💡 Légalement, une retenue sur salaire est possible, mais le dialogue reste la meilleure solution pour éviter les tensions.

❄️ Le témoignage du Pro : la météo, une contrainte à prendre en compte

Elie Reinhard est à la tête de l'entreprise R.E Rénovation, spécialisée dans les travaux de couverture et de façade. Basé à Lezoux, dans le Puy-de-Dôme (63), et membre du réseau d’artisans Habitatpresto, il est intervenu sur la toiture atypique et d'origine de 230 m² d'une maison, pour nettoyer et appliquer un traitement hydrofuge sur le toit. Un chantier technique et exigeant, rendu plus compliqué par une météo capricieuse qui a obligé le professionnel à adapter son planning en permanence.

"Pour nous, les travailleurs en extérieur, on est malheureusement tributaire du temps. Surtout sur des chantiers de couverture et de façade, où typiquement, on peut être freiné par la météo, notamment au retour du froid et à l’approche de l’hiver, avec du gel le matin, de la neige ou plusieurs jours consécutifs de pluie. Du fait du mauvais temps, j'ai pris 4 à 5 jours de retard sur mon planning initial, tout en calant d'autres plus petits chantiers à la place. Donc, oui, c’est assez contraignant", reconnaît Elie Reinhard.

"C’est un facteur à prendre en compte, à évoquer au préalable avec le client, qui fait que certains chantiers peuvent durer parfois un peu plus longtemps que prévu", explique le chef d'entreprise.

"On est sur des métiers physiques, on travaille en extérieur par tous les temps et en hauteur. Il faut sortir l’échelle de toit, la nacelle..., l’important, c’est de toujours travailler en sécurité, avec un harnais bien attaché, pour ne pas risquer de se mettre en danger", insiste le couvreur.


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⏳ PME du bâtiment : anticipez la météo pour éviter les blocages de chantier !

Dans une PME du bâtiment, plutôt que d'avoir à gérer un conflit à distance une fois vos salariés absents, assurez-vous d'anticiper les choses en suivant jour à jour les prévisions météo.

Dès qu’un épisode neigeux ou de verglas est annoncé, adaptez l’organisation du travail sur chantier : horaires décalés, regroupement des interventions sur les zones accessibles, report des tâches à risque ou travail en intérieur lorsque c’est possible. La veille, prenez aussi le temps de faire un point rapide avec le client ou avec le chef de chantier : zones de livraison sécurisées, possibilités de stationnement sans risque...

Formalisez aussi une consigne simple à vos équipes : un salarié qui ne peut pas se rendre sur un chantier en raison de la météo doit prévenir avant l’heure de départ habituelle. Cette anticipation limite les prises de risques inutiles ou les absences non maîtrisées, sécurise l'avancée des chantiers et évite les tensions inutiles avec les salariés comme avec les clients.

👷 Le Conseil du Pro : priorisez et reportez, si possible, certains chantiers !

Que vous soyez à la tête d'une PME du bâtiment ou artisan à votre compte, assurez-vous de ne pas vous mettre en difficulté. En attendant que la situation rentre dans l'ordre, il est conseillé, dans la mesure du possible, de finir les chantiers en cours et de d'en décaler certains, jugés moins "urgents", surtout s'ils nécessitent de faire beaucoup de kilomètres. Le tout, sans oublier de prévenir, suffisamment en avance, les clients de ce retard de livraison complètement indépendant de votre volonté.

📌
Cet article peut aussi vous intéresser :

Chef d'entreprise du bâtiment : comment améliorer votre trésorerie ?


❓ Foire aux questions (FAQ)

À partir de quelle température peut-on refuser de travailler par grand froid ?

Il n’existe pas de température minimale précise fixée par la loi permettant de refuser de travailler. En revanche, lorsque le froid devient excessif et met en danger la santé ou la sécurité des salariés, notamment sur un chantier en extérieur exposé au vent, à l’humidité ou au verglas, le droit de retrait peut s’appliquer. L’appréciation se fait au cas par cas, en fonction des conditions réelles de travail, des équipements fournis et de l’organisation mise en place par l’employeur.

Quand un salarié peut-il refuser de travailler ?

Un salarié peut refuser de travailler lorsqu’il estime, de manière raisonnable, que la situation présente un danger grave et imminent pour sa santé ou sa sécurité. C’est le fondement du droit de retrait, prévu par le Code du travail. Ce refus doit être immédiatement signalé à l’employeur et ne peut entraîner ni sanction ni retenue de salaire si le danger est avéré.

Une crevaison est-elle une bonne excuse pour manquer le travail ?

Une crevaison peut constituer une cause légitime d’absence si elle empêche réellement le salarié de se rendre sur son lieu de travail et qu’aucune solution alternative n’est possible. Le salarié doit prévenir son employeur au plus vite et, si possible, fournir un justificatif ou un élément de preuve. En revanche, l’absence peut être contestée si le retard ou l’empêchement n’est pas proportionné à la situation.

Quels sont les motifs valables d'absence au travail ?

Sont généralement considérés comme valables les motifs liés à la santé, à des événements familiaux prévus par la loi, à des obligations légales ou à des situations exceptionnelles rendant le déplacement impossible. En contexte de chantier, des routes impraticables, des conditions météo dangereuses ou un risque avéré d’accident peuvent justifier une absence, à condition d’en informer l’employeur rapidement.

Quels sont les motifs d'absence au travail recevables sans justificatif ?

Certaines absences de courte durée peuvent être tolérées sans justificatif, selon les usages de l’entreprise ou la convention collective applicable. Cela peut concerner un empêchement ponctuel imprévisible ou un retard lié à un incident mineur (un accident bloquant totalement l’axe habituel, une panne soudaine de transport en commun, un incident domestique survenu le matin même...). Cette tolérance s'évalue au cas par cas et dépend du contexte et de la bonne foi du salarié. L’employeur reste libre d’exiger un justificatif, surtout dans le secteur du bâtiment où l’organisation des équipes et des chantiers est fortement impactée par les absences.

Références :

  • "Froid sur les chantiers : 7 mesures essentielles pour protéger vos équipes", FFB
  • "Un salarié peut-il refuser de travailler s'il pense être exposé à une situation dangereuse ?", Service Public
  • "Grand froid : savoir bien se protéger sur les chantiers", CNATP
  • "A-t-on le droit de ne pas aller au travail quand il neige ?", Franceinfo
  • "Neige, verglas, routes impraticables : quels sont vos droits face à votre employeur ?", La Montagne
  • "Froid, neige, verglas : vos droits au travail et les obligations de l'employeur", FO 72
  • "Alerte neige et verglas : votre employeur peut-il vous sanctionner en cas d'absence ?", Cabinet Zenou
  • "L'essentiel du risque routier professionnel", Gouvernement
  • Image principale de l'article Vieille Prune - Adobe Stock

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