MaPrimeRénov’, primes CEE, éco-PTZ, TVA réduite : les aides aux travaux ont fortement évolué en 2026. Depuis janvier, l’isolation des murs et les chaudières biomasse ne sont plus financées par MaPrimeRénov’ par geste. Un nouveau recentrage est annoncé pour septembre et pourrait exclure plusieurs travaux courants lorsqu’ils sont réalisés seuls. Avant de signer un devis, vérifiez donc les aides réellement ouvertes à la date de votre demande.
1. MaPrimeRénov’ : l’aide phare pour vos travaux de rénovation énergétique
MaPrimeRénov’ est la principale aide de l’État pour financer les travaux qui réduisent la consommation d’énergie dans votre logement. Elle est ouverte à tous les propriétaires, occupants comme bailleurs, mais les montants varient selon vos revenus et la nature des travaux réalisés.
Désormais, le dispositif est recentré autour de deux parcours :
- MaPrimeRénov’ par geste : pour des travaux ciblés, réalisés un par un.
- MaPrimeRénov’ Rénovation d’ampleur : pour une rénovation globale permettant d’améliorer nettement le DPE du logement.
MaPrimeRénov’ par geste : des aides fortement réduites en 2026
MaPrimeRénov’ par geste finance des travaux ciblés dans une résidence principale construite depuis au moins 15 ans. Elle est accessible aux ménages aux revenus très modestes, modestes et intermédiaires. Les foyers aux revenus supérieurs n’y sont pas éligibles.
Depuis le 1er janvier 2026, l’isolation des murs par l’intérieur ou par l’extérieur et l’installation d’une chaudière biomasse ne sont plus financées par ce parcours. Les poêles à bois et à granulés restent, pour le moment, distincts des chaudières biomasse.
Dans l’attente des textes définitifs annoncés pour septembre, MaPrimeRénov’ par geste peut encore financer notamment une pompe à chaleur air-eau ou géothermique, certains équipements solaires, un chauffe-eau thermodynamique, le remplacement de fenêtres en simple vitrage, l’isolation des rampants et des plafonds de combles ou une VMC double flux associée à un geste d’isolation.
Exemple : un ménage aux revenus très modestes qui remplace une chaudière au gaz par une pompe à chaleur air-eau peut actuellement recevoir jusqu’à 5 000 € de MaPrimeRénov’, dans la limite de 12 000 € de dépenses prises en compte.
Ce qui devrait changer à partir du 1er septembre 2026
Le gouvernement prévoit de retirer du parcours par geste six grandes catégories de travaux : les poêles à bois ou à granulés, les équipements solaires de chauffage ou d’eau chaude, les chauffe-eau thermodynamiques, la VMC, l’isolation des toitures et des combles ainsi que le remplacement des fenêtres.
Ces équipements pourraient encore être pris en compte par MaPrimeRénov’ lorsqu’ils font partie d’une rénovation d’ampleur éligible. Pour une intervention isolée, il faudra davantage compter sur les primes CEE, l’éco-PTZ, la TVA à 5,5 % et les éventuelles aides locales.
Attention : au 23 juillet 2026, cette nouvelle liste repose encore sur des projets de textes. Les conditions définitives, les dates de dépôt retenues et les éventuelles mesures transitoires devront être vérifiées lors de leur publication au Journal officiel.
MaPrimeRénov’ rénovation d’ampleur
Ce parcours s’adresse aux propriétaires désireux de réaliser une rénovation globale de leur bien. L’objectif est de combiner plusieurs travaux (isolation, chauffage, ventilation, remplacement des menuiseries...) pour faire gagner au moins 2 classes énergétiques à votre logement.
MaPrimeRénov’ rénovation d’ampleur ne finance pas l’installation d’un chauffage au gaz, au fioul ou au charbon. Jusqu’au 31 août 2026, il reste possible de conserver un chauffage au gaz après les travaux, mais pas un équipement fonctionnant majoritairement au fioul ou au charbon. À partir du 1er septembre 2026, il ne sera plus possible de conserver un chauffage au gaz dans une maison individuelle pour bénéficier de l’aide.
Conditions principales :
- Les logements doivent être occupés à titre de résidence principale et construits depuis au moins 15 ans.
- Seuls les biens classés E, F ou G au DPE sont éligibles.
- Les travaux doivent être validés par un audit énergétique et réalisés par des professionnels RGE.
Combien pouvez-vous toucher ?
- 30 000 € de dépenses éligibles si vos travaux permettent un gain de 2 classes (ex : passer de F à D).
- 40 000 € de dépenses éligibles si vos travaux permettent un gain de 3 classes ou plus (ex : passer de G à D ou C).
Sur ce montant, l’État applique un pourcentage selon vos revenus :
- 80 % pour les ménages très modestes
- 60 % pour les ménages modestes
- 45 % pour les ménages intermédiaires (au lieu de 50 % auparavant)
- 10 % pour les ménages supérieurs (au lieu de 20 % auparavant)
Exemple concret : un ménage modeste avec un devis à 30 000 € peut recevoir jusqu’à 18 000 € d’aide.
Ce qui change en 2026 :
- Pour une rénovation globale, un rendez-vous préalable avec un conseiller France Rénov’ est désormais obligatoire avant le dépôt de toute demande d’aide. Cette étape doit permettre de mieux préparer le projet et de s’assurer que les travaux prévus sont cohérents et efficaces.
- Le calcul du DPE et de l’audit énergétique évolue aussi : le coefficient de conversion de l’électricité passe de 2,3 à 1,9, ce qui peut améliorer la note énergétique de certains logements. Cette nouvelle règle s’applique aussi aux diagnostics déjà réalisés avant le 1er janvier 2026. Les propriétaires concernés peuvent télécharger une attestation actualisée sur le site de l’Observatoire de l’Ademe, à joindre à l’ancien audit pour une demande MaPrimeRénov’ concernant une rénovation globale.
À savoir : dans une rénovation d’ampleur financée par MaPrimeRénov’, vous ne devez pas déposer vous-même une demande de prime CEE pour les mêmes travaux. L’Anah valorise les CEE et les intègre directement dans le calcul de l’aide. MaPrimeRénov’ rénovation d’ampleur reste en revanche cumulable avec l’éco-PTZ, le prêt avance rénovation, la TVA à 5,5 % et certaines aides locales, dans la limite des plafonds d’écrêtement.
Vous aimeriez bien refaire l'isolation de vos combles, remplacer vos vieilles menuiseries par des fenêtres en double vitrage ? Bon nombre de travaux peuvent améliorer votre quotidien, et par la même occasion diminuer vos factures d'énergie.
Découvrez, en vidéo, le témoignage d'une propriétaire ayant réalisé des travaux de rénovation énergétique dans son logement !
[PDF gratuit] : MaPrimeRénov' et autres aides travaux 2026
Les subventions pour la rénovation énergétique changent régulièrement. Pour vous aider à y voir plus clair, Habitatpresto a synthétisé toutes les informations clés dans un guide de référence, vous permettant d'identifier facilement les soutiens financiers disponibles.
[À télécharger] Les aides travaux 2026

Pour accéder au document, entrez votre e-mail :
2. L'éco-prêt à taux zéro (éco-PTZ)
L'éco-prêt à taux zéro, d'abord reconduit jusqu'à la fin de l'année 2021, sous une forme simplifiée et renforcée, il a été finalement prolongé jusqu'à fin 2027. Il permet de financer des travaux de rénovation énergétique à taux zéro favorisant la diminution de consommation énergétique d'un logement. Là encore, ces aménagements doivent obligatoirement être réalisés par un artisan labellisé RGE.
Ce prêt sans condition de ressources peut s'élever jusqu'à 50 000 €, à rembourser dans les 15 ou 20 ans, selon la nature des travaux.
Depuis 2020, les logements de plus de 2 ans sont devenus éligibles et les travaux d'isolation des planchers bas y sont inclus. En revanche, l'éco-prêt à taux zéro ne finance plus l'installation de chaudières fonctionnant au gaz, que ce soit en logement individuel ou en copropriété.
Le montant maximal de l'éco-PTZ varie selon l'ampleur des travaux :
- 7 000 € pour une action simple concernant le remplacement de fenêtres (pose d'un double vitrage) ;
- 15 000 € pour une action simple de travaux d'une autre nature ;
- 25 000 € pour un bouquet de 2 travaux ;
- 30 000 € pour un bouquet de 3 travaux ;
- 50 000 € pour une rénovation globale permettant de gagner au moins deux classes au DPE, ou pour financer le reste à charge de travaux aidés par MaPrimeRénov’.
3. La TVA à taux réduit à 5,5 %
Cette réduction du taux de TVA à 5,5 % (contre 20 % habituellement) concerne les travaux de rénovation énergétique et ceux induits par ceux-ci, comme le déplacement de radiateurs ou la dépose de carrelage. L'installation d'équipements permettant de produire de la chaleur ou de l'eau chaude grâce aux énergies renouvelables en fait aussi partie.
Pour en bénéficier, il faut que votre logement soit achevé depuis plus de 2 ans et que les travaux aient été réalisés par une entreprise, qui devra vous fournir une attestation. La liste de tous les travaux éligibles est disponible sur le site Internet des impôts.
⚠️
Important :
Depuis le 1er mars 2025, la TVA applicable à la fourniture et à la pose d'une chaudière fonctionnant au fioul ou au gaz, y compris les modèles à très haute performance énergétique (THPE), est désormais de 20 %. Les prestations d'entretien et de réparation des chaudières THPE continuent toutefois de bénéficier d'une TVA à taux réduit de 5,5 % (contre 10 % pour les autres modèles). Par ailleurs, les protections solaires extérieures et les brasseurs d'air bénéficient d'un taux de TVA réduit à 5,5 %, contre 10 % auparavant, pour renforcer la lutte contre les "bouilloires thermiques".
4. La prime CEE : une aide devenue incontournable en 2026
Les certificats d’économies d’énergie, plus couramment appelés primes CEE ou primes énergie, sont financés par les fournisseurs d’énergie et les entreprises délégataires. Ils permettent de réduire le coût de nombreux travaux d’isolation, de chauffage, de ventilation ou de régulation.
Depuis le 1er janvier 2026, le dispositif est entré dans sa sixième période, qui doit se poursuivre jusqu’au 31 décembre 2030. Les primes CEE prennent une place plus importante à mesure que MaPrimeRénov’ se retire de certains travaux réalisés seuls.
Le montant n’est pas fixé par un barème unique. Il dépend du logement, de sa localisation, du type d’équipement, des économies d’énergie théoriques, des revenus du foyer et de l’offre proposée par l’organisme. Deux propriétaires qui réalisent des travaux proches peuvent donc recevoir des propositions différentes.
Le bon réflexe consiste à comparer plusieurs offres CEE avant de choisir. L’offre de prime doit impérativement être acceptée avant la signature du devis et avant le versement d’un acompte. Pour les travaux qui l’exigent, l’entreprise doit disposer de la qualification RGE correspondant précisément à l’intervention réalisée.
MaPrimeRénov’ par geste et les CEE peuvent être cumulés lorsque le travail est éligible aux deux dispositifs. Le montant total reste toutefois plafonné et doit être déclaré dans le dossier MaPrimeRénov’.
5. Le Coup de pouce chauffage
Le Coup de pouce chauffage est une prime CEE destinée à aider les particuliers à remplacer une ancienne chaudière au gaz, au fioul ou au charbon par un chauffage moins énergivore.
Elle peut notamment financer l’installation d’une pompe à chaleur air-eau ou géothermique, d’une chaudière biomasse, d’un système solaire combiné ou, dans certains cas, le raccordement à un réseau de chaleur.
La prime est accessible à tous les ménages, mais son montant est généralement plus élevé pour les foyers modestes. Il n’existe plus de montant minimum garanti depuis le 1er janvier 2026. La somme versée dépend de vos revenus, du chauffage installé, de votre logement et de l’organisme qui propose la prime. Il est donc utile de comparer plusieurs offres avant de signer le devis.
Pompes à chaleur : une condition supplémentaire dès septembre 2026
Pour les devis signés à partir du 1er septembre 2026, certaines aides renforcées seront réservées aux pompes à chaleur disposant d’un agrément officiel. Avant de vous engager, demandez à l’installateur de vérifier que le modèle choisi ouvre bien droit à la prime annoncée et de l’indiquer clairement sur le devis.
Attention : la demande de prime CEE doit être effectuée avant de signer le devis et avant de verser un acompte. Une demande déposée après le début des travaux peut être refusée.
Le Coup de pouce chauffage reste ouvert jusqu’au 31 décembre 2030 pour les principales installations, notamment les pompes à chaleur, les chaudières biomasse et les systèmes solaires combinés.
6. L’exonération de taxe foncière
Certaines communes accordent une exonération de 50 à 100 % de la taxe foncière pendant trois ans aux propriétaires qui réalisent des travaux de rénovation énergétique. Le logement doit être achevé depuis plus de dix ans et les travaux doivent bénéficier de la TVA réduite applicable à la rénovation énergétique.
Le montant des dépenses doit dépasser 10 000 € sur l’année précédant l’exonération, ou 15 000 € au cours des trois années précédentes. Les dépenses d’entretien courant ne sont pas prises en compte.
L’exonération débute l’année suivant le paiement des travaux. Une fois les trois ans écoulés, elle ne peut pas être renouvelée pendant dix ans. Toutes les communes ne la proposent pas : vérifiez la décision prise localement avant de compter cette économie dans votre budget.
La demande et les justificatifs doivent être transmis au centre des impôts avant le 1er janvier de la première année concernée par l’exonération.
7. Les aides d'Action Logement
Action Logement propose aux salariés des entreprises privées de plus de 10 employés des programmes d'aides à la rénovation. Le Prêt travaux d'amélioration de la performance énergétique permet de bénéficier d'un crédit à un taux avantageux de 1,5 % dans la limite de 10 000 € pour financer des travaux de rénovation chez soi. Ce prêt est remboursable sur 10 ans.
8. Le prêt avance rénovation (PAR)
Le prêt avance rénovation est un prêt hypothécaire destiné à financer des travaux de rénovation énergétique. Le capital est remboursé lors de la vente du logement ou au moment de la succession. Selon le contrat, les intérêts peuvent être payés progressivement ou reportés jusqu’au remboursement du prêt.
Ce financement est proposé par certains établissements prêteurs, qui restent libres d’accepter ou de refuser le dossier après avoir étudié les ressources du ménage, sa capacité de remboursement et la valeur du logement.
Pour les ménages modestes et très modestes, le PAR+ permet d’emprunter jusqu’à 50 000 €. Les intérêts sont pris en charge par l’État pendant les dix premières années. Si le prêt se poursuit au-delà, des intérêts s’appliquent selon le taux prévu dans le contrat.
9. Les aides des collectivités locales
Les collectivités locales peuvent, elles aussi, vous faire bénéficier d’aides financières pour réaliser vos travaux. Ces dernières concernent généralement des travaux de rénovation énergétique. Mais il est préférable de s'adresser directement à sa mairie, son département ou encore sa région. Votre conseiller local France Rénov' peut aussi vous renseigner.
10. MaPrimeAdapt'
MaPrimeAdapt' est un programme d'aide financière pour l'adaptation des logements des personnes âgées et handicapées. Il vise à favoriser le maintien à domicile de ces personnes. Gérée par l'Anah, MaPrimeAdapt' vient couvrir un pourcentage des dépenses éligibles. Plafonnée à 22 000 € HT, la prise en charge varie en fonction du niveau de revenus du ménage :
- 70 % pour les ménages très modestes, dans la limite de 15 400 €.
- 50 % pour les ménages modestes, dans la limite de 11 000 €.
MaPrimeAdapt’ est accessible aux propriétaires occupants et aux locataires du parc privé aux revenus modestes ou très modestes. Le bénéficiaire doit avoir 70 ans ou plus, avoir entre 60 et 69 ans avec une perte d’autonomie évaluée, ou présenter un taux d’incapacité d’au moins 50 %. Certaines personnes éligibles à la PCH, à l’AAH ou à l’AEEH peuvent également en bénéficier, quel que soit leur âge.
L'aide peut être cumulée avec les autres aides à la rénovation énergétique ou pour la lutte contre l'habitat indigne.
11. Ma Prime Logement Décent
Ma Prime Logement Décent finance les travaux nécessaires pour remettre en état un logement insalubre, dangereux ou fortement dégradé. Elle s’adresse aux propriétaires occupants modestes ou très modestes, mais aussi à certains propriétaires bailleurs qui acceptent de conventionner leur logement avec l’Anah.
Pour un propriétaire occupant, l’aide peut prendre en charge jusqu’à 80 % des travaux pour un ménage très modeste et 60 % pour un ménage modeste, dans la limite de 70 000 € HT de dépenses éligibles.
Lorsque les travaux ne permettent pas d’atteindre la classe E au DPE, la prise en charge peut être limitée à 50 % d’un plafond de 50 000 € HT. L’accompagnement par un assistant à maîtrise d’ouvrage habilité par l’Anah est obligatoire.
Pour un propriétaire bailleur, le montant dépend de l’état de dégradation du bien. Le logement doit notamment être loué comme résidence principale, faire l’objet d’une convention avec l’Anah et atteindre au minimum la classe D après les travaux lorsque les règles énergétiques l’exigent.
12. MaPrimeRénov' Copropriété
MaPrimeRénov' Copropriété permet d'encourager la rénovation énergétique dans les parties communes des immeubles en copropriété. Pour être éligible à l'aide, l'immeuble doit remplir certaines conditions, comme :
- Être immatriculée et à jour au registre national des copropriétés.
- Compter au moins 65 % de résidences principales pour une copropriété de 20 lots ou moins, ou au moins 75 % pour une copropriété de plus de 20 lots.
- Avoir été construite depuis au moins 15 ans.
- Réaliser des travaux permettant une amélioration mesurable de la performance énergétique du bâtiment.
MaPrime Rénov' Copropriété peut financer 30 à 45 % du montant des travaux, selon l'ampleur des travaux de rénovation et le gain énergétique atteint qui doit être d'au moins 35 %. Son montant s'élève à 25 000 € par logement au maximum.
Dans ce cadre, les copropriétaires occupants peuvent aussi bénéficier de primes individuelles fixées à 3 000 € par logement pour les ménages aux ressources très modestes et à 1 500 € pour les ménages modestes.
13. Le dispositif Denormandie
Reconduit jusqu'à fin 2027, le dispositif Denormandie est une mesure visant à encourager l'investissement locatif dans l'ancien avec travaux. En échange, le propriétaire bailleur reçoit une réduction d'impôt qui s'élève à 12, 18 ou 21 % du prix du bien, selon la durée de location. En contrepartie, il s’engage à louer le logement vide pour 6, 9 ou 12 ans, avec un loyer plafonné.
Pour être éligible, les travaux prévus par le propriétaire bailleur doivent représenter au moins 25 % du coût total du projet. Les travaux doivent soit permettre un gain énergétique d’au moins 30 %, soit inclure au minimum deux types de travaux parmi : changement de chaudière, isolation thermique des combles, des murs ou des fenêtres, ou amélioration de la production d’eau chaude sanitaire. Après travaux, le logement doit être classé entre A et E au DPE.
👉 À titre d'exemple, pour un bien à rénover acheté 140 000 €, avec 35 000 € de travaux, l'aide atteint 29 400 € pour une location de 12 ans, soit une déduction d'impôt de 2 450 € par an.
Cette réduction d'impôt s'applique :
- dans les villes du plan Action cœur de ville,
- dans les communes ayant signé une opération de revitalisation du territoire (ORT),
- dans les communes dont le besoin de réhabilitation de l'habitat est vu comme une priorité,
- aux investissements réalisés dans des copropriétés en difficulté.
Cet avantage fiscal dépend du coût d'acquisition du logement plafonné à 300 000 € et est limité à un investissement maximum fixé à 5 500 € par m² de surface habitable.
👉 Denormandie n'est pas cumulable, pour un même logement, avec le dispositif Loc’Avantages (anciennement « Louer abordable »), prolongé jusqu’en 2027 suite à l’adoption de la loi de finances 2025. Cet avantage fiscal offre aux propriétaires bailleurs une réduction d’impôt lorsqu’ils louent un bien à un loyer inférieur au marché, à des locataires aux revenus modestes, sous réserve de conclure une convention avec l’Anah (Agence nationale de l’habitat). Le montant de l’avantage fiscal varie selon le niveau de décote appliqué au loyer : plus celui-ci est réduit, plus la déduction est importante.
⚠️
Dernière actu :
Depuis le 1ᵉʳ janvier 2025, les logements classés G au DPE, souvent appelés "passoires thermiques", sont considérés comme indécents et leur location est interdite, conformément à la loi Climat et Résilience. Cette interdiction concerne les nouveaux contrats de location ainsi que les renouvellements ou reconductions tacites des contrats de location en cours.
Le Conseil du Pro : les bons réflexes avant de se lancer
Aymerick Viana, travailleur indépendant et spécialiste de la rénovation énergétique, nous présente les bons réflexes à avoir avant d'engager des travaux de rénovation énergétique dans son logement.
🔍 Le vrai du faux
Peut-on obtenir des aides sans faire appel à un artisan qualifié ?
❌ Faux...
La majorité des aides impose de passer par un professionnel qualifié RGE (Reconnu garant de l'environnement) pour être accordée. Les travaux réalisés soi-même ne sont donc pas éligibles. Les organismes exigent des garanties de qualité, notamment via des labels spécifiques.
💡 Vérifiez toujours que l’artisan dispose des certifications requises avant de signer un devis.
Faut-il forcément avancer tous les frais avant de toucher une aide ?
❌ Faux...
Certaines aides peuvent être versées en avance ou déduites directement de la facture par l'entreprise RGE chargée de réaliser les travaux. Des dispositifs permettent une avance ou un paiement partiel anticipé, notamment via des partenaires financiers ou des aides spécifiques. Cela dépend notamment de votre niveau de revenus.
Doit-on forcément réaliser une rénovation globale pour toucher des aides importantes ?
⚖️ À nuancer. Certains travaux, notamment l’installation d’une pompe à chaleur air-eau ou géothermique, peuvent encore bénéficier de MaPrimeRénov’ par geste. En revanche, plusieurs équipements courants devraient sortir de ce parcours à partir de septembre 2026.
L’isolation des combles, les fenêtres, la ventilation, les poêles à bois et certains équipements d’eau chaude ne seraient alors financés par MaPrimeRénov’ que dans le cadre d’une rénovation d’ampleur. Pour un travail réalisé seul, les CEE, l’éco-PTZ, la TVA à 5,5 % et les aides locales pourront encore diminuer le reste à charge.
💡 Le montant des travaux ne suffit donc plus à déterminer la meilleure solution. Avant de choisir, faites comparer le coût réel de plusieurs scénarios, une fois toutes les aides déduites.
🔨 Réalisation : installation d’une pompe à chaleur géothermique pour une maison de 120 m²
Description du projet : Installation d’une pompe à chaleur géothermique pour une maison de 120 m². Les travaux incluent le forage pour capter la chaleur du sol, l’installation de la pompe à chaleur, et le raccordement au système de chauffage existant. Ce projet vise à réduire la consommation énergétique et à améliorer le confort thermique de la maison.
Coût total du projet : 15 000€ 3 769 € après déduction des aides travaux
Aides obtenues :
- MaPrimeRénov' : 6 000 € (revenus intermédiaires)
- Prime CEE Promee : 5 231 €
Cette réalisation correspond aux aides obtenues lors du montage de ce dossier. Le montant de la prime CEE ne constitue pas un barème garanti pour un nouveau projet en 2026. Il dépend de l’offre choisie, des caractéristiques du logement, de l’équipement installé et de la date d’engagement des travaux.

" Merci Habitatpresto pour votre réactivité et tous ces professionnels qui m ont contacté rapidement. " Mme Vivianne BERNABE

❓ Foire aux questions (FAQ)
Est-ce que MaPrimeRénov’ est reconduite en 2026 ?
Oui, MaPrimeRénov’ est maintenue en 2026, mais elle finance moins de travaux réalisés seuls. Depuis janvier, l’isolation des murs et les chaudières biomasse ne sont plus éligibles au parcours par geste. Une nouvelle réduction est annoncée pour septembre et devrait notamment concerner les combles, les fenêtres, la VMC, les poêles à bois et certains équipements de production d’eau chaude.
Quels travaux devraient sortir de MaPrimeRénov’ en septembre 2026 ?
Les changements annoncés devraient concerner l’isolation des toitures et des combles, le remplacement des fenêtres, la VMC, les poêles à bois ou à granulés, les chauffe-eau thermodynamiques ainsi que certains équipements solaires. Ces travaux pourraient encore être financés par MaPrimeRénov’ s’ils sont intégrés à une rénovation d’ampleur. Pour un chantier réalisé seul, il faudra davantage compter sur les primes CEE, l’éco-PTZ, la TVA réduite et les aides locales.
Quelles sont les principales aides pour la rénovation énergétique ?
Les principales aides sont MaPrimeRénov’, les primes CEE, l’éco-prêt à taux zéro et la TVA à 5,5 %. Certaines communes, régions ou départements proposent aussi leurs propres aides. Selon la situation du propriétaire, le projet peut également être financé par un prêt avance rénovation ou une aide spécifique de l’Anah.
Les aides à la rénovation énergétique sont-elles cumulables ?
Oui, MaPrimeRénov’ par geste peut généralement être cumulée avec une prime CEE, l’éco-PTZ, la TVA à 5,5 % et certaines aides locales. Pour une rénovation d’ampleur, le particulier ne demande pas lui-même les CEE : l’Anah les valorise et les intègre directement au calcul de l’aide. Le montant total reste limité par les plafonds d’écrêtement.
Comment se faire accompagner pour ses travaux de rénovation ?
Un conseiller France Rénov’ peut vous aider à vérifier les aides disponibles et à choisir les travaux les plus pertinents. Pour une rénovation d’ampleur, le recours à Mon Accompagnateur Rénov’ est obligatoire. Il intervient notamment pour préparer le projet, analyser les devis et suivre les différentes étapes du dossier.
Comment obtenir MaPrimeRénov’ ?
La demande doit être déposée en ligne avant le début des travaux, avec le devis d’une entreprise RGE lorsque cette qualification est exigée. Pour une rénovation d’ampleur, un rendez-vous avec un conseiller France Rénov’ et l’intervention de Mon Accompagnateur Rénov’ sont nécessaires. Il est préférable d’attendre l’accord de l’Anah avant de démarrer le chantier.
Quels travaux peut-on réaliser avec un budget de 50 000 € ?
Un budget de 50 000 € peut permettre de combiner plusieurs travaux : isolation de la toiture ou des murs, remplacement des fenêtres, installation d’une pompe à chaleur et amélioration de la ventilation. Le programme exact dépend de la surface du logement, de son état et des devis obtenus. Les aides peuvent réduire la somme à payer, mais elles ne couvrent généralement pas la totalité du chantier.
Références :
- Guide des aides financières 2026, Anah
- MaPrimeRénov’ : les modalités du dispositif vont bientôt évoluer, Service Public
- Évolution de MaPrimeRénov’ rénovation d’ampleur au 1er septembre 2026, Service Public
- Coup de pouce chauffage : règles 2026, ministère de l’Économie
- Nouvelles conditions CEE pour les pompes à chaleur à partir de septembre 2026, Légifrance
- Recentrage annoncé de MaPrimeRénov’ par geste, Batiactu
Lexique utile
- Action Logement : organisme qui propose notamment des prêts à taux avantageux pour financer certains travaux dans la résidence principale des salariés du secteur privé.
- Adaptation PMR (personne à mobilité réduite) : travaux destinés à rendre un logement plus accessible et plus sûr pour une personne âgée, handicapée ou en perte d’autonomie. Ils peuvent inclure l’adaptation de la salle de bains, la pose d’une rampe ou l’installation d’un monte-escalier.
- Anah (Agence nationale de l’habitat) : organisme public qui accorde des aides pour améliorer les logements. Elle finance notamment la rénovation énergétique, l’adaptation à la perte d’autonomie et la remise en état des logements dégradés.
- Audit énergétique : étude détaillée du logement qui propose plusieurs scénarios de travaux, avec une estimation des économies d’énergie et du coût du chantier. Il est obligatoire pour bénéficier de MaPrimeRénov’ rénovation d’ampleur.
- CEE ou certificats d’économies d’énergie : dispositif financé par les fournisseurs d’énergie et leurs délégataires pour soutenir des travaux réduisant les consommations. Le montant de la prime dépend du chantier, du logement, des revenus du ménage et de l’offre choisie. La sixième période des CEE s’étend de 2026 à 2030.
- Coup de pouce chauffage : prime CEE accordée notamment lors du remplacement d’une chaudière individuelle au gaz, au fioul ou au charbon par une chaudière biomasse, une pompe à chaleur, un système solaire combiné ou certains raccordements à un réseau de chaleur. Depuis janvier 2026, son montant n’est plus déterminé par un minimum forfaitaire unique.
- Dispositif Denormandie : avantage fiscal destiné aux propriétaires qui achètent et rénovent un logement ancien pour le louer dans une commune éligible. Les travaux doivent représenter au moins 25 % du coût total de l’opération.
- DPE (diagnostic de performance énergétique) : document qui évalue la consommation d’énergie et les émissions de gaz à effet de serre d’un logement. Il lui attribue une classe allant de A, pour les logements les plus performants, à G, pour les plus énergivores.
- Éco-PTZ ou éco-prêt à taux zéro : prêt sans intérêt destiné à financer des travaux de rénovation énergétique. Il est accessible aux propriétaires occupants, aux bailleurs et aux copropriétés. Son montant peut atteindre 50 000 € pour une rénovation globale.
- Fonds de travaux de copropriété : réserve financière alimentée par les copropriétaires pour anticiper les travaux d’entretien, de rénovation ou de mise en sécurité des parties communes.
- MaPrimeRénov’ rénovation d’ampleur : parcours accompagné destiné aux logements classés E, F ou G avant les travaux. Il impose un audit énergétique, l’intervention de Mon Accompagnateur Rénov’ et un gain d’au moins deux classes au DPE. Il est ouvert aux différentes catégories de revenus, mais le taux de prise en charge varie selon les ressources du ménage.
- Rénovation énergétique globale : ensemble cohérent de travaux réalisés dans un même projet, par exemple l’isolation, le remplacement du chauffage et l’amélioration de la ventilation. L’objectif est d’obtenir une baisse importante de la consommation énergétique du logement.
- RGE (Reconnu garant de l’environnement) : qualification attribuée aux entreprises compétentes pour certains travaux de rénovation énergétique. Le recours à un professionnel RGE est obligatoire pour obtenir la plupart des aides, mais sa qualification doit correspondre précisément aux travaux réalisés.
- TVA réduite à 5,5 % ou 10 % : taux de TVA appliqué à certains travaux dans les logements achevés depuis plus de deux ans. La TVA à 5,5 % concerne principalement la rénovation énergétique. Le taux de 10 % s’applique à de nombreux travaux d’amélioration, de transformation ou d’entretien.
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alex
bonjour financez vous des panneaux solaires merci
La Rédaction Habitatpresto
Bonjour, non, nous ne finançons pas de panneaux solaires. En revanche, si vous souhaitez en installer chez vous, voici un article qui peut vous être utile et vous permettre de réduire le reste à charge de vos travaux : https://www.habitatpresto.com/mag/chauffage/ma-prime-renov-panneaux-solaires. Par ailleurs, sachez que nos professionnels sont là pour vous aider ! Pour réaliser votre projet en toute confiance, n'hésitez pas à faire une demande de devis gratuit à cette adresse : https://www.habitatpresto.com/devis-travaux/devis-panneaux-photovoltaiques. Bonne journée. L'Équipe Habitatpresto
ROSY
EXTENSION MAISON création chambre rez de chaussée. quelles sont les aides possibles personne de + 65 ans
La Rédaction Habitatpresto
Bonjour,
Cet article pourra vous en dire plus sur les aides de l'État : https://www.habitatpresto.com/mag/renovation/aides-financement-travaux
N'hésitez pas à faire une demande de devis sans engagement en cliquant sur ce lien:https://www.habitatpresto.com/devis-travaux/devis-agrandissement. Pour ensuite contacter les services de l'État qui attribuent des aides à la rénovation, afin de voir si vous êtes bien éligible à une aide financière.
Bonne journée
L'équipe de la rédaction HabitatPresto
lucie
Bonjour, est-il possible d'avoir des aides si l'on ne prend pas d'entreprise RGE ? les délais sont trop long
La Rédaction Habitatpresto
Bonjour,
Pour bénéficier d'aides publiques, il est impératif de confier vos travaux de rénovation à un professionnel labellisé RGE. Seul l'octroi de la TVA à taux réduit ne nécessite pas obligatoirement de passer par une entreprise certifiée RGE. Pour en savoir plus sur cette aide, voici un article qui peut vous être utile : https://www.habitatpresto.com/mag/renovation/tva-reduite-travaux-renovation
Bonne fin de journée.
L'équipe Habitatpresto
Luc Norbert
Bonjour. Connaissez - une aide pour refaire toute l’électricité pour la remettre aux normes actuelles , ma maison date de 1965 .
La Rédaction Habitatpresto
Bonjour,
La mise aux normes d'un circuit électrique vétuste est éligible aux aides de l'État, comme les subventions de l'Anah telles que Habitez Sain et Habitez Serein, soumises à condition de revenus. Vous pouvez aussi bénéficier de la TVA à taux réduit, des dispositifs CEE (Certificats d'économie d'énergie) et l'éco-prêt à taux zéro. Notez cependant que l'éco-prêt et les aides de l'Anah ne sont pas cumulables.
Bonne journée.
L'équipe Habitatpresto
Tony
Puis je pretendre a une nouvelle prime rénov pour l’isolation des murs par l’extérieur si j’en ai bénéficié d’une déjà pour l’installation d’une pompe à chaleur
La Rédaction Habitatpresto
Bonjour Tony,
Oui, il est tout à fait possible de bénéficier de MaPrimeRénov' plusieurs fois pour réaliser différents types de travaux au sein d'un même logement. Vous pouvez obtenir une seconde prime pour des travaux qui concernent une autre partie ou surface de votre logement ou pour financer l'installation d'un autre équipement de chauffage ou d'eau chaude sanitaire. En revanche, le montant total des travaux subventionnés ne peut pas dépasser 20 000 € par logement sur une période de 5 ans. Vous pouvez donc profiter de MaPrimeRénov' pour plusieurs projets de rénovation, tant que vous respectez le plafond de travaux subventionnables fixé par l'Agence nationale de l'habitat (Anah). N'oubliez pas que seul un professionnel RGE peut vous permettre de bénéficier des aides à la rénovation énergétique ! Pour mener à bien votre projet, n'hésitez pas à vous tourner vers notre réseau d'artisans et recevez rapidement des devis gratuits et personnalisés pour vos travaux d'isolation : https://www.habitatpresto.com/devis-travaux/devis-isolation-exterieure
Bonne fin de journée.
L'équipe Habitatpresto