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Copropriété : 7 aides pour vos travaux de rénovation en 2026

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Copropriété : 7 aides pour vos travaux de rénovation en 2026

Entre les réunions de copropriété qui s’éternisent, les devis qui circulent dans le hall et les questions qui reviennent sans cesse autour du financement, les travaux en immeuble collectif donnent souvent l’impression d’un véritable parcours administratif. Pourtant, des aides pour travaux en copropriété existent bel et bien, que ce soit pour rénover les parties communes, améliorer l’isolation thermique ou financer des travaux dans votre appartement. MaPrimeRénov’ Copropriété, certificats d’économies d’énergie (CEE), éco-PTZ collectif ou individuel, subventions locales : chaque dispositif répond à des conditions précises, et certains peuvent même être cumulés pour réduire fortement le coût du chantier. Alors, comment savoir quelles aides demander, qui doit effectuer les démarches et quelles dépenses sont réellement prises en charge ? Voici tout ce qu’il faut connaître pour financer vos travaux en copropriété

Quelle aide choisir selon votre projet en copropriété ?

Entre les aides de l’Anah, les primes CEE, les prêts aidés et les aides locales, il n’est pas toujours simple de savoir vers quel dispositif se tourner. Pourtant, toutes les aides ne financent pas les mêmes travaux ni les mêmes situations. Certaines concernent l’immeuble entier, d’autres uniquement votre appartement.

Votre projet
L’aide la plus adaptée
Isolation de façade, toiture ou chauffage collectif
MaPrimeRénov’ Copropriété
Travaux énergétiques dans votre appartement
MaPrimeRénov’ individuelle
Financer le reste à charge des copropriétaires
Éco-PTZ copropriété
Réduire davantage le coût des travaux
Prime CEE
Travaux dans une copropriété dégradée
Action Logement ou Ma Prime Logement Décent
Améliorer l’accessibilité des parties communes
Aides Anah accessibilité
Projet situé dans une commune accompagnée
Aides locales et exonérations fiscales


Le plus important reste d’anticiper. En copropriété, les démarches prennent du temps : audit énergétique, étude technique, vote en assemblée générale, comparaison des devis, montage financier… Plus le projet est préparé tôt, plus il est facile d’optimiser les aides disponibles.

Découvrez en vidéo comment faire des travaux de rénovation énergétique en copropriété

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Peut-on cumuler plusieurs aides en copropriété ?

Oui, dans de nombreux cas, les aides à la rénovation énergétique en copropriété sont cumulables. C’est même souvent ce cumul qui permet de rendre un projet réellement finançable pour les copropriétaires.

Par exemple, une copropriété peut cumuler :

  • MaPrimeRénov’ Copropriété ;
  • la prime énergie (CEE) ;
  • l’éco-PTZ copropriété ;
  • des aides locales ;
  • et parfois des aides individuelles complémentaires pour certains copropriétaires.

De son côté, un copropriétaire peut aussi financer des travaux dans son appartement avec MaPrimeRénov’ individuelle, tout en participant à une rénovation collective de l’immeuble.

Attention toutefois : le cumul des aides reste encadré. Certaines subventions sont plafonnées et un reste à charge minimum peut être imposé selon les revenus du ménage et le type de travaux engagés.

Autre point important : les demandes doivent souvent être faites avant le démarrage des travaux. En copropriété, lancer un chantier trop tôt ou signer certains devis avant validation des aides peut compliquer le financement du projet.

Copropriété : 7 aides à demander pour vos travaux de rénovation

En copropriété, toutes les aides ne se demandent pas de la même manière. Pour les travaux réalisés dans les parties communes (façade, toiture, chauffage collectif…), les démarches sont généralement effectuées par le syndic au nom du syndicat des copropriétaires. En revanche, pour des travaux réalisés directement dans votre appartement, comme le remplacement des fenêtres ou d’un chauffage individuel, la demande d’aide se fait le plus souvent à titre individuel.

1. MaPrimeRénov' Copropriété : une aide pour rénover les parties communes de l’immeuble

En copropriété, les travaux de rénovation énergétique concernent souvent les parties communes : façade, toiture, chaufferie collective, ventilation, isolation des planchers bas ou encore raccordement au réseau de chaleur. Certains travaux réalisés dans les appartements peuvent aussi être considérés comme des travaux privatifs d’intérêt collectif, lorsqu’ils participent à l’amélioration énergétique globale de l’immeuble.

Pour financer ce type de projet, l’aide principale reste MaPrimeRénov’ Copropriété. Cette aide est demandée directement par le syndic au nom du syndicat des copropriétaires, puis répartie entre les copropriétaires selon les tantièmes.

Pour être éligible en 2026, la copropriété doit respecter plusieurs conditions :

  • avoir au moins 75 % des lots dédiés à l’habitation principale (65 % pour les copropriétés de 20 lots ou moins) ;
  • être à jour de son immatriculation au registre national des copropriétés ;
  • engager des travaux permettant un gain énergétique d’au moins 35 % ;
  • faire réaliser une évaluation énergétique de l’immeuble avant travaux ;
  • être accompagnée par une assistance à maîtrise d’ouvrage (AMO), obligatoire dans le cadre du dispositif.

Le montant de l’aide dépend ensuite du niveau d’amélioration énergétique atteint après les travaux :

  • 30 % du montant des travaux, plafonné à 25 000 € par logement, pour un gain énergétique d’au moins 35 % ;
  • 45 % du montant des travaux, plafonné à 25 000 € par logement, pour un gain énergétique d’au moins 50 %.

Un bonus supplémentaire de +10 points est accordé aux copropriétés qui sortent du statut de passoire thermique en atteignant au minimum la classe D après travaux.

Des aides complémentaires existent aussi pour certains copropriétaires occupants :

  • 3 000 € supplémentaires pour les ménages très modestes ;
  • 1 500 € supplémentaires pour les ménages modestes.

👉 À noter
Les chaudières gaz collectives ne sont plus financées par MaPrimeRénov’ Copropriété. Elles peuvent encore être prises en compte dans le calcul du gain énergétique jusqu’au 31 décembre 2026 pour certains dossiers déjà engagés, mais leur coût n’est plus subventionné.

Voici quelques exemples de travaux éligibles :

  • isolation thermique des façades ;
  • isolation de la toiture ou des combles ;
  • isolation des planchers bas ;
  • remplacement du chauffage collectif ;
  • raccordement à un réseau de chaleur ;
  • travaux de ventilation collective ;
  • remplacement des fenêtres lorsqu’il s’agit de travaux d’intérêt collectif.

En pratique, les projets de rénovation énergétique en copropriété demandent souvent plusieurs mois de préparation : audit énergétique, vote en assemblée générale, recherche de financements, comparaison des devis… Plus le projet est anticipé tôt, plus il est facile de mobiliser les aides et d’éviter des restes à charge trop élevés.

En copropriété il est indispensable de soumettre plusieurs devis de rénovation aux copropriétaires. Facilitez-vous la tâche en faisant une demande de devis en ligne ! Vous obtiendrez plusieurs propositions d'entreprises locales et disponibles pour réaliser les travaux !


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🔍 Zoom sur MaPrimeRénov' pour des travaux dans un appartement en copropriété

Être en copropriété ne vous empêche pas de bénéficier de MaPrimeRénov’ pour des travaux réalisés directement dans votre appartement. Si vous êtes propriétaire occupant ou bailleur, vous pouvez obtenir des aides pour améliorer le confort thermique de votre logement, réduire vos factures d’énergie et améliorer le DPE du bien.

Pour être éligible, votre appartement doit généralement avoir plus de 15 ans et être occupé comme résidence principale. Les travaux doivent aussi être réalisés par des entreprises RGE (Reconnu garant de l’environnement).

En 2026, deux grands parcours existent :

  • Le parcours par geste, pour financer des travaux ciblés comme le remplacement d’un chauffage individuel, l’installation d’une VMC double flux ou le changement des fenêtres simple vitrage. Attention toutefois : depuis le 1er janvier 2026, certains travaux d’isolation des murs ne sont plus financés dans ce parcours.
  • Le parcours rénovation d’ampleur, destiné aux projets plus ambitieux combinant plusieurs travaux de rénovation énergétique. Ce parcours impose un gain d’au moins 2 classes au DPE et un accompagnement par un Accompagnateur Rénov’. Il permet généralement d’obtenir des aides plus importantes, mais demande une préparation plus poussée du projet.

Dans les appartements anciens, les travaux les plus rentables ne sont pas toujours ceux auxquels on pense en premier. Une mauvaise ventilation, des fenêtres vieillissantes ou un chauffage collectif mal réglé peuvent parfois faire grimper les consommations autant qu’une isolation insuffisante.

👉 À noter :
MaPrimeRénov' Copropriété est cumulable avec MaPrimeRénov' parcours par geste ou parcours rénovation d'ampleur si vous engagez également des travaux d'amélioration énergétique au sein de votre appartement. Pour l'un comme pour l'autre, le recours à des entreprises RGE est obligatoire !

L'expertise de Franck, maître d’œuvre dans le 69 :

"Quand vous rénovez un immeuble ancien, la pire erreur, c’est de foncer tête baissée sans faire une étude structurelle complète. Trop de gens se concentrent sur l’esthétique et l’isolation, mais dans les vieux bâtiments, chaque modification peut fragiliser l’ensemble. J’ai vu un investisseur à Lyon acheter un immeuble du XIXe siècle pour le rénover en appartements. Il a abattu une cloison porteuse en pensant que c’était juste une séparation… Résultat : des fissures dans tout l’étage, et un expert qui lui a imposé de consolider avec une poutre métallique, explosant son budget. Mon conseil : avant de toucher à quoi que ce soit, faites appel à un bureau d’études structure. Ça coûte un peu au départ, mais ça évite les catastrophes et les surprises financières. Dans l’ancien, tout est lié : un simple perçage peut affaiblir un mur porteur, et certaines poutres en bois cachent des faiblesses invisibles. Sans diagnostic précis, vous jouez avec la stabilité du bâtiment !"


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2. La prime CEE : une aide à voter en assemblée générale

La prime énergie, aussi appelée prime CEE, peut aider une copropriété à financer certains travaux de rénovation énergétique. Elle est versée par des fournisseurs d’énergie ou des acteurs habilités, dans le cadre du dispositif des Certificats d’économies d’énergie.

Pour en bénéficier, l’immeuble doit avoir plus de 2 ans à la date de début des travaux. Les travaux doivent aussi être réalisés par un professionnel RGE lorsque cette qualification est requise.

En copropriété, la démarche ne se décide pas seul. Le syndic doit présenter les travaux éligibles, comparer les offres de prime CEE, puis soumettre le projet au vote en assemblée générale des copropriétaires.

Les travaux pouvant ouvrir droit à une prime énergie concernent notamment :

  • l’isolation de la toiture, des combles, des murs ou des planchers bas ;
  • le remplacement de fenêtres ou portes-fenêtres avec vitrage isolant ;
  • l’installation ou le remplacement d’un système de chauffage performant ;
  • la pose d’une pompe à chaleur ;
  • l’installation d’un chauffe-eau solaire ou thermodynamique ;
  • la mise en place d’un système de régulation ou de programmation du chauffage.

👉 À noter :
le montant de la prime CEE peut varier fortement selon l’opérateur choisi, la zone climatique, le type de travaux et les performances attendues. En copropriété, comparer plusieurs offres avant le vote permet souvent de réduire davantage le reste à charge des copropriétaires.

Réduisez vos factures, valorisez votre bien et améliorez votre confort : profitez des aides pour engager des travaux au sein de votre copropriété ou dans votre appartement. Comparez gratuitement les offres des professionnels qualifiés près de chez vous !

3. L’éco-prêt à taux zéro copropriété : jusqu’à 50 000 € par logement

L’éco-prêt à taux zéro copropriété, ou éco-PTZ copropriété, permet au syndicat des copropriétaires de financer des travaux d’économies d’énergie sans payer d’intérêts. Il peut concerner les parties communes de l’immeuble, mais aussi certains travaux d’intérêt collectif réalisés dans les parties privatives.

Concrètement, c’est le syndic qui souscrit l’éco-PTZ copropriété pour le compte du syndicat des copropriétaires. Un seul éco-prêt à taux zéro copropriété peut être mobilisé par bâtiment. Seuls les copropriétaires dont le logement est utilisé, ou destiné à être utilisé, comme résidence principale peuvent y participer.

Le montant dépend du type de travaux engagés :

  • 15 000 € par logement pour une action seule, sauf pour les parois vitrées où le plafond est de 7 000 € ;
  • 25 000 € par logement pour un bouquet de 2 travaux ;
  • 30 000 € par logement pour un bouquet de 3 travaux ou plus ;
  • 50 000 € par logement pour une rénovation permettant une performance énergétique globale, avec au moins 35 % de gain énergétique en copropriété.

La durée maximale de remboursement est de 15 ans dans la plupart des cas, et peut aller jusqu’à 20 ans pour les travaux de performance énergétique globale.

Les travaux éligibles peuvent notamment concerner :

  • une ou plusieurs actions efficaces d’amélioration de la performance énergétique ;
  • des travaux ouvrant droit à MaPrimeRénov’ ;
  • une rénovation permettant d’améliorer d’au moins 35 % la performance énergétique globale de la copropriété ;
  • la fourniture et la pose des équipements nécessaires aux économies d’énergie ;
  • les frais de maîtrise d’œuvre, les études techniques et certains travaux directement liés aux travaux d’économies d’énergie.

💡 Bon à savoir :
Un copropriétaire peut aussi demander un éco-PTZ individuel en complément de l’éco-PTZ copropriété, à condition de financer d’autres travaux que ceux votés par la copropriété. La demande doit être faite dans les 5 ans suivant l’émission du projet de contrat d’éco-PTZ copropriété. Le cumul ne peut pas dépasser 30 000 € ou 50 000 € selon le type de rénovation.

Autre point utile : lorsque la copropriété bénéficie de MaPrimeRénov’ Copropriété, la demande d’éco-PTZ copropriété peut être facilitée grâce à la notification d’octroi de l’aide par l’Anah. C’est un vrai levier pour financer le reste à charge sans demander immédiatement un effort de trésorerie trop lourd aux copropriétaires.

4. Les aides locales : des financements à vérifier auprès de votre commune

Certaines régions, départements, intercommunalités ou communes proposent des aides complémentaires pour encourager les travaux de rénovation énergétique. En copropriété, elles peuvent parfois alléger le reste à charge sur des travaux d’isolation, de chauffage collectif, de ventilation ou de rénovation globale de l’immeuble.

Ces aides varient beaucoup d’un territoire à l’autre. Dans certains cas, elles sont accordées uniquement si l’immeuble se situe dans un périmètre accompagné, comme :

  • une Opération programmée d’amélioration de l’habitat (OPAH) ;
  • une opération de renouvellement urbain ;
  • un programme local d’accompagnement des copropriétés ;
  • un dispositif mis en place par la commune, l’intercommunalité, le département ou la région.

Le bon réflexe ? Demander au syndic de vérifier les aides disponibles auprès de la mairie, de l’intercommunalité et de l’espace France Rénov’ local avant le vote des travaux. Une subvention locale peut parfois faire basculer une décision en assemblée générale, surtout lorsque le reste à charge inquiète les copropriétaires.

Autre piste à ne pas oublier : certaines communes peuvent accorder une exonération temporaire de taxe foncière pour des logements rénovés, lorsque la commune a voté ce dispositif. L’exonération peut aller de 50 % à 100 % pendant 3 ans, sous conditions de montant de travaux.

5. L'aide d'Action Logement pour les copropriétés dégradées

Action Logement propose un prêt travaux à taux préférentiel de 1,5 % pour aider certains copropriétaires à financer des travaux réalisés dans une copropriété dégradée. Ce prêt peut financer des travaux dans les parties communes comme dans les parties privatives de l’immeuble.

Le montant peut atteindre 10 000 € maximum, avec une durée de remboursement pouvant aller jusqu’à 10 ans.

Ce dispositif s’adresse principalement :

  • aux salariés d’une entreprise du secteur privé non agricole d’au moins 10 salariés ;
  • aux propriétaires occupants ;
  • sous conditions de ressources dans certains cas.

Le logement doit être utilisé comme résidence principale et appartenir à une copropriété faisant l’objet :

  • d’un plan de sauvegarde ;
  • ou d’une OPAH comportant des actions pour les copropriétés dégradées.

Autre avantage : le prêt peut financer un grand nombre de travaux dès lors qu’ils s’inscrivent dans le cadre du programme de rénovation de la copropriété. Isolation, réhabilitation des parties communes, rénovation des équipements ou amélioration du confort des logements peuvent être concernés.

En pratique, cette aide peut être particulièrement utile pour les copropriétaires qui peinent à financer leur quote-part de travaux après le vote en assemblée générale. Elle permet d’étaler le coût des travaux sans mobiliser immédiatement une épargne importante.

Attention toutefois : comme pour beaucoup d’aides financières, mieux vaut attendre l’accord de financement avant de démarrer les travaux.

6. Les aides pour financer l’accessibilité des parties communes en copropriété

Avec le vieillissement de la population et le maintien à domicile, de plus en plus de copropriétés engagent des travaux pour améliorer l’accessibilité de l’immeuble. Ces aménagements peuvent concerner aussi bien les personnes âgées que les occupants en situation de handicap ou à mobilité réduite.

L’Anah peut financer une partie de ces travaux lorsqu’ils permettent de rendre les parties communes et les équipements collectifs plus accessibles. Le montant de l’aide dépend notamment de la nature des travaux engagés et de la situation de la copropriété.

Les travaux concernés peuvent notamment inclure :

  • l’installation ou la modernisation d’un ascenseur ;
  • la mise en place de rampes d’accès et de cheminements adaptés ;
  • l’élargissement ou l’automatisation des portes d’entrée et des accès communs ;
  • l’adaptation des boîtes aux lettres ;
  • la mise en conformité des interphones, digicodes et équipements de commande ;
  • la suppression de marches ou d’obstacles dans les circulations communes.

Dans les immeubles anciens, ces travaux peuvent rapidement devenir stratégiques. Un hall inaccessible, un ascenseur inexistant ou des marches à répétition peuvent compliquer le maintien dans le logement, mais aussi peser sur la valeur des biens lors d’une vente.

👉 À noter :
Comme les autres travaux réalisés en copropriété, les aménagements d’accessibilité doivent généralement être votés en assemblée générale avant leur lancement.

7. Ma Prime Logement Décent pour les copropriétés dégradées

L’Anah peut aussi aider les copropriétés confrontées à des problèmes lourds de sécurité, de salubrité ou d’habitat indigne via Ma Prime Logement Décent. Cette aide s’adresse aux syndicats de copropriétaires lorsque des travaux sont nécessaires pour lever une procédure administrative ou mettre fin à une situation dangereuse dans l’immeuble.

Elle peut notamment financer des travaux liés à :

  • un arrêté de mise en sécurité ;
  • un arrêté d’insalubrité ;
  • un arrêté concernant les équipements communs de l’immeuble ;
  • une procédure liée au saturnisme.

Le financement peut atteindre 50 % des travaux nécessaires, sans plafond de travaux maximum lorsque les travaux sont limités à ce qui est indispensable pour lever la procédure ou mettre fin à la situation d’habitat indigne.

Les travaux concernés peuvent inclure la mise aux normes électriques des parties communes, la réhabilitation de canalisations dégradées, la sécurisation des cages d’escalier, la réparation d’équipements collectifs dangereux ou encore le traitement du plomb dans les peintures.

Ce type d’aide concerne des situations plus graves qu’une simple rénovation de confort. Pour les copropriétaires, l’enjeu est souvent double : sécuriser l’immeuble et éviter que les dégradations ne fassent chuter la valeur des logements.

Insalubrité, équipements dégradés, problèmes de sécurité… dans ce type de situation, attendre aggrave souvent les coûts et les difficultés pour la copropriété. Comparez rapidement plusieurs professionnels qualifiés pour sécuriser l’immeuble et préparer les travaux nécessaires.

🔍 Le vrai du faux sur les aides travaux en copropriété

Les aides couvrent la totalité des travaux en copropriété

Faux.
Même en cumulant plusieurs dispositifs (MaPrimeRénov’ Copropriété, prime CEE, aides locales, éco-PTZ…), un reste à charge subsiste généralement pour les copropriétaires. Le montant dépend du type de travaux, des revenus des occupants, des performances énergétiques visées et du coût global du chantier.

💡 L’éco-PTZ copropriété peut justement aider à étaler ce reste à charge sur plusieurs années.

Les aides sont réservées aux grandes copropriétés

Faux.
Les petites copropriétés peuvent aussi bénéficier d’aides à la rénovation énergétique. Certaines règles sont même adaptées aux immeubles de moins de 20 lots, notamment pour MaPrimeRénov’ Copropriété avec un seuil réduit de résidences principales.

💡 Les petites copropriétés ont souvent intérêt à anticiper rapidement les démarches, car les coûts par logement peuvent vite grimper en cas de rénovation lourde.

On peut obtenir des aides sans entreprise RGE

Faux.
Dans la majorité des cas, les travaux doivent être réalisés par une entreprise RGE (Reconnu garant de l’environnement) pour ouvrir droit aux aides comme MaPrimeRénov’, la prime CEE ou l’éco-PTZ.

💡 Avant de signer un devis, vérifiez toujours que l’entreprise possède bien une qualification RGE valide correspondant aux travaux prévus.

Il vaut mieux attendre que les travaux deviennent obligatoires avant de rénover

Faux.
En copropriété, attendre coûte souvent plus cher. Entre l’audit énergétique, les études techniques, les votes en assemblée générale et la recherche de financements, plusieurs mois — voire plusieurs années — peuvent être nécessaires avant le démarrage réel des travaux.

💡 Anticiper permet généralement de mieux mobiliser les aides, d’éviter les décisions prises dans l’urgence et de préserver la valeur des logements face au durcissement progressif des règles énergétiques.


Habitatpresto worker
Le Conseil Habitatpresto :
Anticipez les futures obligations de rénovation en copropriété
Depuis le 1er janvier 2025, les logements classés G au DPE sont progressivement considérés comme non décents et ne peuvent plus être remis en location dans de nombreux cas. Cette interdiction s’étendra aux logements classés F à partir de 2028, puis aux logements classés E en 2034. En copropriété, attendre devient souvent plus compliqué qu’agir. Entre les délais pour réaliser un audit, obtenir plusieurs devis, faire voter les travaux en assemblée générale et mobiliser les aides financières, plusieurs mois — voire plusieurs années — peuvent être nécessaires avant le démarrage réel du chantier. Si votre immeuble compte des logements énergivores, mieux vaut anticiper dès maintenant. Une rénovation engagée suffisamment tôt permet généralement de préserver la valeur des appartements, limiter les difficultés de location et éviter des décisions prises dans l’urgence sous la pression réglementaire.

Lexique utile

  • ANAH (Agence Nationale de l’Habitat) : Organisme public proposant des aides financières pour la rénovation des immeubles anciens, notamment pour l’amélioration énergétique et la lutte contre l’insalubrité.
  • Aides locales à la rénovation : Subventions accordées par les collectivités territoriales (mairies, régions, départements) pour restaurer les immeubles anciens situés en centre-ville ou en secteur protégé.
  • Architecte des Bâtiments de France (ABF) : Autorité chargée de superviser les travaux de rénovation dans les secteurs sauvegardés et les immeubles classés ou inscrits au patrimoine. Un avis de l’ABF peut être requis avant d’engager des travaux.
  • Bonus de constructibilité : Dispositif permettant d’augmenter la surface constructible d’un immeuble ancien sous réserve de travaux d’amélioration énergétique ou patrimoniale.
  • Certificats d’Économie d’Énergie (CEE) : Aides financières versées par les fournisseurs d’énergie pour la réalisation de travaux améliorant la performance énergétique des immeubles anciens.
  • Copropriété en difficulté : Immeuble ancien nécessitant des travaux urgents et pouvant bénéficier de subventions spécifiques, notamment via l’ANAH ou les collectivités locales.
  • Déclaration préalable de travaux : Document administratif obligatoire pour certains travaux extérieurs (façade, toiture, fenêtres) en immeuble ancien, notamment en zone protégée.
  • Diagnostic structurel : Étude réalisée par un ingénieur ou un bureau d’études pour identifier les faiblesses d’un immeuble ancien (fondations, murs porteurs, planchers). Indispensable avant toute rénovation lourde.
  • Éco-prêt à taux zéro (Éco-PTZ collectif) : Prêt sans intérêt destiné aux copropriétés pour financer des travaux d’amélioration énergétique sur les immeubles anciens.
  • Encadrement des loyers en zone tendue : Réglementation limitant la hausse des loyers après rénovation dans certaines villes, à prendre en compte pour la rentabilité d’un projet.
  • Façade classée : Immeuble dont l’aspect extérieur est protégé par des règles d’urbanisme strictes. Toute modification nécessite une autorisation spéciale et l’usage de matériaux conformes.
  • Fonds de Travaux (Loi ALUR) : Réserve financière obligatoire mise en place dans les copropriétés pour anticiper les travaux de rénovation des immeubles anciens.
  • MaPrimeRénov’ Copropriété : Aide financière dédiée aux immeubles anciens en copropriété pour financer des travaux de rénovation énergétique globale.
  • Obligation de rénovation énergétique : Depuis 2023, certains immeubles anciens énergivores classés F ou G doivent être rénovés pour continuer à être loués (loi Climat et Résilience).
  • Opération Programmée d’Amélioration de l’Habitat (OPAH) : Dispositif incitatif permettant aux propriétaires d’immeubles anciens de bénéficier d’aides financières et d’un accompagnement pour la rénovation.
  • Plan Local d’Urbanisme (PLU) : Règlement définissant les règles de rénovation et d’aménagement des immeubles anciens, notamment en matière d’isolation, de façades et d’espaces communs.
  • Prêt Action Logement : Financement à taux réduit destiné aux salariés du secteur privé souhaitant rénover un logement situé dans un immeuble ancien.
  • Ravalement de façade obligatoire : Obligation légale imposant aux propriétaires d’entretenir et de rénover la façade d’un immeuble ancien tous les 10 ans dans certaines communes.
  • Réhabilitation thermique : Ensemble de travaux visant à améliorer la performance énergétique d’un immeuble ancien (isolation, fenêtres, chauffage), souvent éligibles aux aides publiques.
  • Secteur sauvegardé : Zone où la rénovation des immeubles anciens est soumise à des règles strictes pour préserver le patrimoine architectural. Tout projet doit être validé par les ABF.
  • Subventions ANRU (Agence Nationale pour la Rénovation Urbaine) : Aides accordées aux propriétaires et copropriétés situées dans des quartiers prioritaires en rénovation.
  • Travaux d’intérêt général : Rénovations imposées par les collectivités pour la sécurité ou la salubrité d’un immeuble ancien, parfois partiellement financées par des aides publiques.
  • TVA réduite (5,5 % ou 10 %) : Taux de TVA applicable aux travaux de rénovation d’un immeuble ancien, sous conditions, notamment pour les améliorations énergétiques.
  • Valorisation patrimoniale : Stratégie visant à augmenter la valeur d’un immeuble ancien grâce à une rénovation qualitative et respectueuse de son caractère architectural.

Références :

FAQ utile

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Qui demande MaPrimeRénov’ Copropriété ?

La demande de MaPrimeRénov’ Copropriété est déposée par le syndic au nom du syndicat des copropriétaires. Les copropriétaires ne réalisent donc pas de dossier individuel pour les travaux collectifs concernant les parties communes de l’immeuble. Une fois l’aide financière accordée, le montant est réparti entre les logements selon les tantièmes définis dans la copropriété. Ce fonctionnement simplifie la gestion administrative et facilite le financement des rénovations énergétiques globales. Connaître cette procédure permet d’anticiper les démarches et d’éviter les erreurs lors du lancement du projet.
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Peut-on bénéficier d’aides pour des travaux dans son appartement en copropriété ?

Oui, un copropriétaire peut obtenir MaPrimeRénov’ pour des travaux réalisés directement dans son logement. Cela concerne par exemple le remplacement du chauffage, l’installation d’une ventilation performante, le changement des fenêtres ou une rénovation énergétique complète. Ces aides individuelles restent indépendantes des travaux votés dans les parties communes de la copropriété. Cette possibilité permet d’améliorer rapidement le confort thermique et de réduire les factures d’énergie. Selon l’Anah, les rénovations énergétiques peuvent générer jusqu’à 30 % d’économies sur la consommation énergétique.
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Les copropriétaires bailleurs ont-ils droit aux aides ?

Oui, plusieurs dispositifs d’aides à la rénovation énergétique sont accessibles aux propriétaires bailleurs. MaPrimeRénov’ et MaPrimeRénov’ Copropriété peuvent notamment financer certains travaux d’amélioration énergétique dans un logement loué. Le bien doit généralement être occupé comme résidence principale et respecter des conditions de location spécifiques. Ces aides permettent de valoriser le patrimoine immobilier tout en améliorant le confort des locataires. Elles contribuent également à préparer les logements face aux futures restrictions sur les passoires thermiques.
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Quelle majorité faut-il pour voter des travaux énergétiques en copropriété ?

La majorité nécessaire dépend de la nature des travaux et du financement prévu pour la copropriété. Dans de nombreux cas, les travaux de rénovation énergétique sont votés à la majorité absolue lors de l’assemblée générale. Certains projets plus complexes peuvent nécessiter d’autres règles de majorité prévues par la loi sur la copropriété. Le syndic ou l’assistance à maîtrise d’ouvrage accompagne souvent les copropriétaires pour préparer le dossier et sécuriser le vote. Comprendre ces règles est essentiel pour éviter les blocages et accélérer la réalisation des travaux.
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Combien de temps faut-il pour lancer des travaux en copropriété ?

Le lancement de travaux en copropriété demande souvent plusieurs mois de préparation avant le début du chantier. Les étapes comprennent généralement l’audit énergétique, les études techniques, les demandes de devis, le vote en assemblée générale et le dépôt des aides financières. Les délais sont donc plus longs qu’en maison individuelle en raison de la coordination entre tous les copropriétaires. Un projet bien préparé permet toutefois d’éviter les retards et les surcoûts. Anticiper ce calendrier aide à mieux organiser le financement et la planification des interventions.
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Pourquoi certaines copropriétés repoussent-elles les travaux malgré les aides ?

Même avec des aides financières importantes, certaines copropriétés hésitent à engager des travaux de rénovation énergétique. Le coût global du projet reste souvent élevé et les copropriétaires craignent des appels de fonds importants. Les désaccords en assemblée générale ou la peur de nuisances pendant les travaux peuvent également ralentir les décisions. Pourtant, une rénovation améliore généralement la valeur des logements et réduit durablement les dépenses énergétiques. Identifier ces freins permet de mieux préparer le projet et de convaincre les copropriétaires plus facilement.
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Quels travaux ne nécessitent pas l'accord préalable du syndicat réuni en AG ?

Les travaux réalisés uniquement à l’intérieur d’un lot privatif peuvent généralement être effectués sans autorisation préalable de l’assemblée générale. Cela concerne par exemple la peinture, le changement de sol ou l’installation d’équipements intérieurs sans impact sur les parties communes. En revanche, toute modification touchant les murs porteurs, les canalisations communes ou l’aspect extérieur du bâtiment nécessite un accord du syndicat des copropriétaires. Le règlement de copropriété peut aussi prévoir des règles particulières selon l’immeuble. Vérifier ces éléments permet d’éviter les litiges et les demandes de remise en état.
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Quels sont les horaires pour faire des travaux en copropriété ?

Les horaires de travaux en copropriété sont encadrés par la réglementation locale et parfois précisés dans le règlement de copropriété. En règle générale, les travaux bruyants sont autorisés en semaine et le samedi entre 7h et 20h. Certaines communes appliquent cependant des restrictions plus strictes afin de préserver la tranquillité du voisinage. Respecter ces horaires limite les conflits entre voisins et facilite le bon déroulement du chantier. Il est recommandé de consulter la mairie et le syndic avant de commencer des travaux importants.

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Commentaires

Bonsoir, Membre du conseil syndical de notre copropriété, je souhaite savoir s'il existe une aide (prêt, subvention, ....) concernant la rénovation de notre façade sur rue. Façade en pierre située à moins de 500 m de l'Eglise de Pont-Audemer. Merci de votre information. B. Catteau, 0615524733,

La Rédaction Habitatpresto

Bonjour, Pour déterminer si votre copropriété est éligible à des aides à la rénovation énergétique, vous devez vous renseigner auprès de l’Agence nationale pour l’information sur le logement (Anil et Adil) de votre département, de l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (ADEME) implantée dans votre région ou directement auprès de l’Agence nationale de l’habitat (Anah).
Bonne fin de journée.
L'équipe Habitatpresto

Par avance merci Nous sommes propriétaires d un petit immeuble à Pontoise Il faut changer certaines poutres à l intérieur Puis je prétendre à des aides malgré le montant de nos revenus ? Cordialement

La Rédaction Habitatpresto

Bonjour,
Ce type de travaux n'est pas éligible aux aides de l'État, hormis si le changement de poutres évoqué s'inscrit dans une réfection de la charpente existante. Sachez que votre projet de travaux pourra davantage être subventionné si des travaux d'isolation sont réalisés en parallèle de la rénovation de la charpente. Ce sera notamment le cas si vous prévoyez une isolation de la toiture ou des combles.
N'hésitez pas à vous renseigner auprès de professionnels et à faire une demande sur notre site pour recevoir gratuitement plusieurs devis d'artisans : https://www.habitatpresto.com/devis-travaux/devis-charpente
Bonne journée.
L'équipe Habitatpresto

Isoler la toiture, étanchéité de toit de l’immeuble qui correspond à une allée..

La Rédaction Habitatpresto

Bonjour,
Votre copropriété prévoit des travaux d'isolation au niveau de la toiture ? Notre réseau d'artisans s'occupe aussi bien des logements individuels que des immeubles en copropriété.
Pour estimer le montant des travaux à prévoir, n'hésitez pas à faire une demande de devis auprès de professionnels qualifiés : https://www.habitatpresto.com/devis-travaux/devis-toiture-couverture
Bonne journée.
L'équipe Habitatpresto

peut-on bénéficier d'une aide de l 'Etat ou des collectivités pour des travaux s'élevant à près de 780000€ pour refaire les fondations de l'immeuble

La Rédaction Habitatpresto

Bonjour,
Pour des travaux de grande envergure, comme refaire les fondations d'un immeuble, il est possible, sous certaines conditions, de bénéficier d'aides de l'État ou des collectivités. C'est le cas notamment de Ma Prime Logement Décent, si un renforcement des fondations nécessite d'être entrepris pour corriger des situations d'habitat indigne ou sérieusement dégradé. Si tel est le cas, les copropriétés peuvent bénéficier d'un taux de financement de 50 % du coût global des travaux, sans plafond maximum. Pour plus d'informations, n'hésitez pas à consulter notre article dédié : https://www.habitatpresto.com/mag/renovation/ma-prime-logement-decent
Par ailleurs, certaines collectivités locales (régions, départements, communes) peuvent proposer des aides spécifiques pour la rénovation et la sécurisation des immeubles. Il est conseillé de contacter la mairie ou le conseil départemental pour connaître les dispositifs disponibles.
Bonne journée.
L'équipe Habitatpresto

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À propos de l'auteur

Philippine Jegousse 315 articles
Philippine Jegousse
Responsable éditoriale pour Habitatpresto
Diplômée en rédaction technique multilingue, je rédige sur les thématiques de l’habitat, de l’énergie et des aides travaux. Depuis 2019, je pilote la ligne éditoriale du site Habitatpresto, avec un objectif simple : produire des contenus clairs, fiables et utiles, pensés pour aider les particuliers à prendre les bonnes décisions.

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