En 2026, la vraie question n’est plus “faut-il rénover ?” mais “comment le faire intelligemment sans exploser son budget ?”. Entre la hausse des matériaux, le DPE plus exigeant et la décote des passoires thermiques, improviser coûte cher. Rénovation globale ou geste par geste : ce choix conditionne vos factures d’énergie, votre confort toute l’année et la valeur de votre bien. Le bouquet de travaux complet reste la voie la plus efficace pour viser une classe A ou B. Mais avancer étape par étape reste pertinent… à une condition : s’appuyer sur un audit énergétique solide et une feuille de route claire. Sans vision d’ensemble, les erreurs se paient deux fois.
Comparatif des stratégies de rénovation en 2026
Ce tableau synthétise les réalités de terrain pour vous aider à choisir la méthode la plus adaptée à votre profil de propriétaire.
Critères de décision | Rénovation "geste par geste" (par étapes) | Rénovation globale (en une seule fois) |
Investissement initial | Faible à modéré. Permet de financer sur fonds propres ou petits crédits. | Très élevé. Nécessite souvent un emprunt bancaire lourd (éco-PTZ, prêt vert). |
Coût total final | +15% à 25% plus cher. Frais de chantier et de déplacement multipliés à chaque étape. | Optimisé. Économies d'échelle sur les matériaux et la main-d'œuvre. |
Performance énergétique | Aléatoire. Risque de "passoire thermique" persistante tant que le dernier geste n'est pas fait. | Garantie. Seule méthode pour atteindre les classes A ou B du DPE. |
Confort thermique | Amélioration lente et zonée (pièce par pièce). | Transformation radicale. Suppression immédiate de l'effet "parois froides". |
Risques techniques | Élevés. Ponts thermiques, problèmes de condensation (VMC souvent oubliée), équipements surdimensionnés. | Faibles. Cohérente par nature : l'isolation est calculée en fonction du chauffage et de la ventilation. |
Gestion du chantier | Auto-gestion. Vous jouez le rôle de maître d'œuvre (stress et coordination des plannings). | Clé en main. Souvent gérée par un seul interlocuteur ou un groupement d'artisans. |
Impact vie quotidienne | Chantier "permanent" ou récurrent sur plusieurs années. Poussière et nuisances chroniques. | Chantier lourd mais limité dans le temps. Nécessite souvent un relogement temporaire. |
Valorisation du bien | Faible impact immédiat sur le prix de vente (le DPE reste moyen). | Plus-value immédiate. Protection contre la "décote verte" et accélération de la vente. |
Accès aux aides | Parcours administratif complexe (plusieurs dossiers à monter dans le temps). | Simplifié. Accès aux bonus "rénovation globale" souvent plus incitatifs en 2026. |
Comment utiliser ce tableau ?
- Le profil "Prudent" : Si vous avez un budget très serré, optez pour le geste par geste, mais exigez une feuille de route technique d'un expert dès le départ. Inutile d'intégrer une pompe a chaleur dans votre rénovation si vos combles ne sont pas isolés : vous jetteriez de l'argent par les fenêtres.
- Le profil "Investisseur" : Si vous venez d'acquérir une maison ancienne, la rénovation globale est le seul choix rationnel pour sécuriser votre patrimoine. Avant de signer votre offre de prêt, pensez à bien estimer votre reste à vivre avant les travaux de rénovation pour intégrer sereinement les mensualités du crédit travaux.
La rénovation “geste par geste” : une souplesse apparente, des contraintes bien réelles
Les avantages
La rénovation par gestes consiste à intervenir sur un poste précis à la fois : isoler les combles une année, remplacer le système de chauffage plus tard, refaire l’isolation de vos fenêtres quand le budget le permet. Cette approche séduit naturellement les ménages aux capacités financières limitées ou ceux qui souhaitent lisser l’effort dans le temps. Elle donne une impression de liberté et de contrôle, mais cette souplesse cache plusieurs limites techniques et économiques.
Le premier avantage reste évidemment financier. L’investissement est étalé, ce qui limite le recours à un endettement important. Les travaux sont aussi moins invasifs au quotidien : on évite plusieurs mois de chantier lourd et on conserve un logement habitable entre chaque intervention. Pour certains occupants, notamment en maison occupée à l’année, c’est un argument de poids.
Les risques techniques
Cependant, les risques techniques sont nombreux. En rénovant sans vision globale, on peut facilement créer des déséquilibres. Isoler les murs sans repenser la ventilation augmente fortement le risque de condensation et de moisissures. Remplacer une chaudière avant d’avoir isolé revient souvent à installer un équipement surdimensionné, plus coûteux à l’achat et moins performant à l’usage. On observe aussi l’apparition de ponts thermiques entre zones rénovées et zones anciennes, ce qui limite fortement les gains énergétiques espérés.
Les coûts cachés
À cela s’ajoute un coût caché souvent sous-estimé : multiplier les chantiers, c’est multiplier les frais annexes. Chaque intervention implique déplacements, protections, installation de chantier et parfois reprises de travaux existants. Sur dix ans, la somme de ces surcoûts peut dépasser largement l’économie initiale liée à l’étalement des dépenses.
Nécessité d’une feuille de route qui anticipe l’avenir
Enfin, la rénovation par gestes impose une discipline stricte. Sans feuille de route claire sur trois à cinq ans, on risque de faire des choix irréversibles qui bloquent ou compliquent des travaux futurs, notamment en matière d’isolation intérieure ou de réseaux techniques.
La rénovation globale : un engagement fort pour une performance durable
La rénovation globale repose sur une logique radicalement différente. Elle consiste à traiter le logement comme un système cohérent, en intervenant simultanément sur l’enveloppe thermique, l’étanchéité à l’air, la ventilation et le chauffage. Cette approche demande un investissement initial élevé, mais elle offre des résultats incomparables.
L’efficacité thermique radicale
Sur le plan énergétique, c’est la seule stratégie capable de transformer réellement un logement énergivore. Passer d’une étiquette F ou G à B, voire A, n’est envisageable qu’avec une action coordonnée. Les gains ne se limitent pas à la facture : le confort thermique est immédiat, avec des températures homogènes, moins de parois froides et une meilleure résistance aux fortes chaleurs estivales.
[Podcast] Réussir sa rénovation énergétique : astuces et témoignage
La rénovation globale est aussi un puissant levier patrimonial. Au fil des ans, la “décote verte” s’accentue. Un logement mal classé se vend moins vite et à un prix nettement inférieur, tandis qu’un bien rénové devient un argument de négociation fort. Dans ce contexte, les travaux ne doivent plus être perçus comme une dépense, mais comme un investissement qui sécurise la valeur du bien sur le long terme.
L'aspect pratique
D’un point de vue pratique, concentrer les travaux sur une période unique présente aussi des avantages. Certes, le chantier est plus lourd, mais on ne subit les nuisances qu’une seule fois. La coordination par un maître d’œuvre ou une entreprise générale réduit les erreurs, les conflits entre corps de métier et les délais imprévus.
Cohérence technique : l’ordre des travaux, clé de la réussite
Qu’il s’agisse d’une rénovation progressive ou globale, un principe ne souffre aucune exception : l’ordre des travaux est déterminant. On ne peut pas espérer de bons résultats en procédant au hasard.
L’ordre conseillé : isoler, ventiler, optimiser, chauffer
Le schéma gagnant repose sur un enchaînement logique en quatre temps. D’abord, améliorer l’isolation de l’enveloppe : toiture, murs, planchers bas. Ensuite, assurer une ventilation performante et adaptée au nouveau niveau d’étanchéité. Troisièmement, optimiser l’étanchéité à l’air pour éviter les déperditions parasites. Enfin seulement, dimensionner et installer le système de chauffage.
Exemple concret
Prenons un exemple courant : installer une pompe à chaleur dans une maison mal isolée. L’équipement devra fonctionner en permanence, avec une usure prématurée et une consommation électrique élevée. À l’inverse, une maison bien isolée permet de choisir un équipement plus petit, moins cher et plus durable. Le raisonnement est identique pour les radiateurs, le plancher chauffant ou même la production d’eau chaude sanitaire.
Cas pratique : on a suivi le chantier d'Élodie (épisode 2)
Parce que la théorie est une chose, mais la réalité du terrain en est une autre, nous avons décidé de suivre Élodie dans son projet de rénovation complète. De l'achat de sa maison ancienne jusqu'aux finitions, elle nous ouvre les portes de son chantier pour nous montrer les coulisses, sans filtre.
Dans ce deuxième volet, on s'attaque au nerf de la guerre : la planification. Coordination des artisans, choix des priorités et premières décisions critiques... Élodie partage ses doutes et sa méthode pour ne pas perdre le fil.
À découvrir aussi :
- Épisode précédent : Comment Élodie a-t-elle déniché et évalué le potentiel de sa maison ?
- Épisode suivant : Gros œuvre, choix des matériaux biosourcés et verdict sur les factures après travaux...
- Retrouver toute la série : Avant / Pendant / Après : l’histoire vraie d’une rénovation de maison de A à Z
Ne faites pas l’impasse sur l’audit énergétique
Réaliser un audit énergétique en amont est aujourd’hui indispensable. Cet état des lieux permet de hiérarchiser les priorités, d’éviter les incohérences et de chiffrer précisément les gains attendus avant même le début du chantier.
Le budget en 2026 : regarder au-delà des aides publiques
L'instabilité des aides
En 2026, les aides financières ne peuvent plus constituer la base d’un projet. Elles sont devenues instables, soumises à des critères changeants et parfois à des enveloppes budgétaires limitées. MaPrimeRénov’, les certificats d’économies d’énergie ou les aides locales doivent être considérés comme des compléments, jamais comme une garantie.
Le calcul du reste à charge
La première étape budgétaire consiste à calculer le reste à charge réel. Cela implique de prendre en compte non seulement le coût des travaux, mais aussi l’impact sur la trésorerie du foyer. Il est essentiel d’évaluer si les économies d’énergie futures compensent, à moyen terme, les mensualités de remboursement.
Les financements alternatifs
Les solutions de financement évoluent aussi. L’éco-prêt à taux zéro reste un outil central, mais les banques développent de plus en plus de prêts “verts” avec des conditions avantageuses pour les projets performants. Dans certains cas, le regroupement des travaux en une rénovation globale facilite l’accès à ces financements, car le gain énergétique est plus lisible et plus sécurisé.
Il faut aussi intégrer les coûts indirects : relogement temporaire, perte de jouissance du logement ou entretien futur des équipements. Ces éléments pèsent sur la rentabilité réelle du projet et doivent être anticipés dès la phase de conception.
Choisir sa stratégie en fonction de son projet de vie
Au-delà des aspects techniques et financiers, la meilleure stratégie dépend avant tout de votre situation personnelle et de vos objectifs à long terme.
Achat d'une maison ancienne
Lors de l’achat d’une maison ancienne, la rénovation globale s’impose souvent comme la solution la plus rationnelle. C’est à ce moment précis que les capacités d’emprunt sont les plus élevées et que les travaux peuvent être intégrés au financement global du projet, avant l’emménagement.
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Adaptation au handicap ou à la vieillesse
Pour une adaptation du logement liée au vieillissement ou au handicap, une approche par gestes ciblés peut être pertinente. Aménagement de la salle de bain, automatisation des volets ou amélioration de l’éclairage doivent toutefois s’inscrire dans une réflexion globale sur le confort thermique, car la sensibilité au froid augmente avec l’âge.
Objectif factures basses
Enfin, pour les ménages dont l’objectif principal est la réduction drastique des factures, la priorité absolue reste l’isolation. Un logement très bien isolé nécessite peu de chauffage, quelle que soit la technologie utilisée, et offre une stabilité de consommation sur le long terme.
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L’effet “domino” : ces coûts invisibles qui font déraper le budget
C’est sans doute l’angle mort numéro un des projets de rénovation. On chiffre soigneusement l’isolation, le système de chauffage ou les menuiseries, mais on sous-estime tout ce qui gravite autour. Ces dépenses périphériques, souvent considérées comme secondaires, finissent pourtant par peser lourdement sur la facture finale.
La remise aux normes induite
La remise aux normes induite est le premier déclencheur de cet effet domino. Intégrer une pompe à chaleur ou une ventilation performante dans une maison ancienne suppose souvent une installation électrique capable d’absorber la charge. Un tableau datant des années 1980, sans différentiel adapté ni réserve de puissance, devient un point faible immédiat. Résultat : un chantier d’électricité imprévu, parfois chiffré entre 1 500 et 3 000 €, qui n’apparaissait dans aucun devis initial.
Les finitions esthétiques
Les finitions esthétiques constituent un autre poste sous-évalué. Isoler par l’intérieur, ce n’est pas seulement poser des panneaux isolants. Cela implique de déplacer ou remplacer les radiateurs, de reprendre les peintures, d’ajuster les cadres de portes, les plinthes et parfois même de refaire le sol pour conserver une cohérence visuelle. En rénovation “geste par geste”, ces travaux de finition se répètent à chaque phase et s’additionnent, là où une rénovation globale permet de les mutualiser et de réduire leur coût global.
À cela s’ajoutent les réseaux secondaires. Modifier l’isolation ou le chauffage entraîne souvent des ajustements sur la plomberie, les gaines de ventilation ou les réseaux de communication. Déplacer une cloison isolée peut obliger à rallonger un circuit d’eau ou à reprendre une évacuation, avec des coûts qui s’accumulent discrètement.
La gestion des déchets
Enfin, la gestion des déchets est devenue un vrai sujet budgétaire. En 2026, le traitement des gravats, des isolants usagés ou des anciennes menuiseries représente une part non négligeable du devis. Une rénovation globale permet de mutualiser les bennes, d’optimiser les rotations et de négocier des forfaits. À l’inverse, le geste par geste multiplie les frais d’évacuation, souvent facturés au prix fort à chaque intervention.
Le facteur humain : prévenir le “burn-out du chantier”
On en parle peu, mais la rénovation est aussi une épreuve psychologique. La charge mentale associée à la prise de décision, à la coordination et aux imprévus peut devenir écrasante sur la durée.
La charge mentale des plannings
La première difficulté est la gestion des plannings. En rénovation par gestes, le particulier devient de facto son propre maître d’œuvre. Le moindre retard a un effet boule de neige : si le menuisier décale son intervention, l’électricien ne peut pas passer, le plaquiste attend, et le calendrier s’effondre comme un château de cartes. Chaque ajustement nécessite des appels, des relances et parfois des compromis techniques peu satisfaisants.
Vivre dans les travaux
Vivre dans les travaux est un autre facteur de fatigue majeur. Une rénovation globale est souvent intense mais concentrée dans le temps, parfois réalisée hors du logement. À l’inverse, le geste par geste signifie cohabiter avec la poussière, le bruit et des artisans dans son intimité pendant plusieurs années. Pour un couple ou une famille avec enfants, cette situation prolongée génère du stress, des tensions et une véritable usure psychologique.
Il faut aussi compter avec la prise de décision permanente. Choisir un matériau, valider un devis, arbitrer entre deux solutions techniques... Multiplier les phases de travaux, c’est multiplier ces choix, parfois sous contrainte de temps ou de budget. À long terme, cette succession de décisions peut conduire à des compromis regrettés.
La difficulté à trouver des artisans
Arriver à trouver un artisan disponible devient compliqué. Le secteur manque de main-d’œuvre : la Fédération française du bâtiment (FFB) souligne régulièrement les tensions de recrutement dans le bâtiment. Les plannings sont pleins, parfois sur plusieurs mois. Dans ce contexte, les entreprises privilégient les chantiers globaux. Ils sont plus simples à organiser, plus cohérents techniquement et plus rentables. À l’inverse, les petits travaux isolés passent souvent après, avec des délais longs et peu de souplesse. Une rénovation pensée dans son ensemble capte davantage l’attention des équipes qualifiées et favorise une relation plus stable avec les intervenants.
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Le confort d’été : le grand oublié des rénovations classiques
Pendant longtemps, la rénovation énergétique s’est pensée presque exclusivement pour l’hiver. Or, avec des étés de plus en plus longs et intenses, le confort d’été est devenu un enjeu central, trop souvent négligé dans les projets partiels.
L'inertie vs l'isolation
La différence entre isolation et inertie est ici fondamentale. Certains isolants bloquent efficacement le froid, mais offrent peu de protection contre la chaleur. En 2026, le choix des matériaux devient stratégique : des isolants à forte inertie comme la fibre de bois, le chanvre ou la ouate de cellulose permettent de retarder la pénétration de la chaleur et d’améliorer significativement le confort nocturne, sans recourir systématiquement à la climatisation.
Les protections solaires
Les protections solaires jouent un rôle tout aussi crucial. Volets roulants motorisés, brise-soleil orientables, stores extérieurs ou casquettes solaires doivent être pensés dès la conception du projet. Si ces éléments ne sont pas anticipés, notamment pour le passage des gaines électriques ou les réservations dans les façades, leur installation ultérieure oblige souvent à rouvrir des murs fraîchement rénovés, avec un surcoût important.
La ventilation estivale est aussi déterminante. Une VMC bien dimensionnée ou un système de surventilation nocturne permet d’évacuer la chaleur accumulée dans la journée. Là encore, une approche globale facilite l’intégration de ces solutions, tandis qu’une rénovation par gestes limite les possibilités techniques.
Prévoir un budget pour le confort d’été
Avant d’investir dans des technologies coûteuses, il est indispensable d’évaluer sa capacité financière réelle après travaux. Garder une marge de manœuvre permet d’ajouter ces “options de confort” – protections solaires, régulation intelligente, matériaux plus performants – qui transforment un logement rénové en un lieu réellement agréable à vivre, toute l’année.
Références :
- Image principale de l'article, kiono - Adobe stock
- MaPrimeRénov' pour une rénovation par geste, France Rénov'
- MaPrimeRénov’ rénovation d'ampleur : tout savoir sur cette aide, Ministère de l'Economie
- De la rénovation par gestes à la rénovation globale et performante, ADEME

FAQ utile
Est-il encore rentable de rénover "petit à petit" en 2026 ?
Quel budget prévoir pour passer d'une passoire thermique (F ou G) à un DPE B ?
Par quels travaux commencer pour réduire immédiatement sa facture ?
Comment garantir un confort d'été sans climatisation ?
Quel est l'impact réel des travaux sur ma taxe foncière ?
Puis-je réaliser une partie des travaux moi-même pour réduire la facture ?
L'assurance "dommages-ouvrage" est-elle vraiment indispensable ?
Isolation par l'extérieur (ITE) : mon voisin peut-il s'y opposer ?
Que faire si l'on découvre de l'amiante ou du plomb en plein chantier ?
Faut-il obligatoirement changer ses radiateurs quand on change de chaudière ?
Lexique utile
- Audit énergétique réglementaire : Un audit énergétique est une étude technique imposée par la loi (ex : pour les logements en classe F ou G) qui identifie les travaux nécessaires pour atteindre un meilleur niveau de performance. Il oriente vers une rénovation globale, conforme à la RE2020.
- Bouquet de travaux : Un bouquet de travaux désigne un ensemble coordonné d’interventions (ex : isolation + ventilation + chauffage), permettant d’optimiser la performance énergétique. Il est souvent requis pour bénéficier d’aides comme MaPrimeRénov’ Parcours Accompagné.
- Calcul de résistance thermique (R) : Le calcul R évalue la performance isolante d’un matériau (en m².K/W). Il est utilisé pour comparer l’efficacité des gestes d’isolation et atteindre les seuils exigés pour une rénovation globale performante.
- CEE (Certificats d’économies d’énergie) : Les CEE sont un dispositif de financement des travaux d’efficacité énergétique. Chaque geste ou rénovation globale donne droit à des “kWh cumac” valorisables. Les gestes doivent être encadrés par une fiche standardisée.
- Chauffage à régulation performante : Le chauffage à régulation est un système qui ajuste automatiquement la température selon les besoins. Il est requis dans une approche globale pour respecter la norme NF EN 12098 et réduire les déperditions énergétiques.
- Classe énergie DPE : Le Diagnostic de Performance Énergétique classe un logement de A à G. Une rénovation globale vise généralement à atteindre au moins la classe B ou C. Chaque geste doit s’inscrire dans une trajectoire de sortie des classes F/G.
- Coup de pouce rénovation performante : Ce dispositif CEE incite à réaliser une rénovation globale atteignant un gain énergétique ≥55 %. Il impose un audit initial, un accompagnement, et un contrôle qualité. Il n’est pas accessible en geste par geste.
- CSTB (Centre Scientifique et Technique du Bâtiment) : Le CSTB encadre la fiabilité des produits ou procédés innovants par des DTA ou Avis Techniques. Ces documents sont indispensables pour valider des systèmes performants dans une rénovation globale.
- Déperditions thermiques : Les déperditions désignent les pertes de chaleur à travers les parois, fenêtres, planchers ou toitures. Une rénovation globale vise à réduire ces pertes en traitant les ponts thermiques et en optimisant l’isolation continue.
- DTU 45.10 : Ce DTU encadre la pose de l’isolation thermique des combles perdus. Il garantit la performance du geste d’isolation seul ou intégré dans une stratégie globale de rénovation énergétique.
- Équilibrage hydraulique : L’équilibrage d’un réseau de chauffage central permet d’uniformiser les températures entre radiateurs. Ce geste améliore la performance des générateurs en rénovation globale et réduit la consommation d’énergie.
- Fiche CEE BAR-TH : Les fiches BAR-TH définissent précisément les conditions d’éligibilité des gestes (isolation, chauffage, ventilation) au financement par CEE. Elles encadrent les rénovations geste par geste ou globales.
- MaPrimeRénov’ Parcours Accompagné : Ce parcours, obligatoire pour les rénovations globales aidées depuis 2024, inclut un audit, un AMO (Accompagnateur Rénov’ agréé) et un contrôle de conformité. Il vise une amélioration ≥2 classes DPE.
- Niveau BBC Rénovation : Le niveau BBC (Bâtiment Basse Consommation) correspond à une consommation <80 kWh/m².an selon la zone climatique. C’est l’objectif visé pour une rénovation globale performante. Ce niveau conditionne certaines aides.
- Parcours par geste : Le parcours par geste correspond à une rénovation partielle, non coordonnée, souvent pilotée par le besoin ou le budget. Il est moins performant à long terme et rarement compatible avec les exigences RE2020.
- Plan de rénovation énergétique : Ce plan, porté par l’État, vise la massification des rénovations performantes. Il favorise la rénovation globale pour atteindre les objectifs climatiques, via des aides renforcées et un accompagnement structuré.
- Ponts thermiques : Les ponts thermiques sont des zones de faiblesse de l’isolation (jonctions plancher/mur, toiture...). Leur traitement est essentiel dans une rénovation globale, conformément aux exigences du DTU 20.1 ou des règles TH-Bat.
- RE 2020 (Réglementation environnementale) : La RE 2020 impose des seuils de consommation et d’émissions pour les bâtiments neufs. En rénovation, elle sert de référence indirecte pour viser des performances compatibles à long terme.
- Rénovation globale : Une rénovation globale est une intervention coordonnée sur plusieurs postes (chauffage, isolation, ventilation...) visant un saut d’au moins 2 classes DPE. Elle permet de garantir une performance durable, mesurable et financée.
- Rénovation par geste : La rénovation par geste est une approche progressive (ex : changer une chaudière, isoler un mur). Elle peut être utile pour étaler le budget, mais elle est moins efficace pour atteindre les objectifs énergétiques globaux.
- RGE (Reconnu garant de l’environnement) : Le label RGE est obligatoire pour que les travaux soient éligibles aux aides (CEE, MaPrimeRénov’). Il atteste de la compétence de l’entreprise dans les travaux de performance énergétique.
- Simulation énergétique dynamique (SED) : La SED est une méthode avancée de calcul des consommations, tenant compte des apports solaires, des usages, de la météo. Elle est recommandée pour évaluer la pertinence d’un scénario de rénovation globale.
- Surface habitable thermique : Cette surface sert de base aux calculs de consommation (kWh/m².an) dans le DPE ou l’audit énergétique. Elle détermine l’ampleur des travaux nécessaires dans une rénovation globale.
- Test d’infiltrométrie : Ce test mesure l’étanchéité à l’air d’un bâtiment. Il est fortement recommandé en rénovation globale pour valider la qualité de l’enveloppe et identifier les défauts à corriger.
- Ventilation hygroréglable type B : Ce type de VMC ajuste le débit d’air selon l’humidité ambiante (dans les pièces humides et principales). Recommandée dans toute rénovation globale pour garantir la qualité de l’air tout en limitant les pertes de chaleur.
Pour approfondir votre expertise en rénovation
- Estimer les coûts et planifier votre budget :
- Réaliser des devis et financer vos travaux :
- Optimiser vos aides financières :
- Travaux techniques et structurels :
